Pays-Bas : première euthanasie d’un enfant de moins de 12 ans
Pour la première fois, un enfant de moins de 12 ans est décédé par euthanasie aux Pays-Bas, fin 2025. L’information a été annoncée dans une lettre adressée au Parlement par le ministre de la Santé néerlandais Sophie Hermans, le 22 juin dernier. Pour rappel, le gouvernement a élargi la réglementation en février 2024, autorisant ainsi l’euthanasie pour les mineurs d’un à douze ans souffrant de maladies incurables et de douleurs insupportables et sans perspective d’amélioration. Selon le gouvernement néerlandais, environ cinq à dix enfants par an seraient concernés. Il faut qu’ils soient « capables de discernement ». Concernant les nourrissons de moins d’un an, cela reste possible s’il existe un consentement parental.
Selon les données des commissions régionales de contrôle de l’euthanasie de mai 2025, près de 9.958 personnes sont mortes par euthanasie, aux Pays-Bas, en 2024. Cela représente une augmentation de 10 % par rapport à l’année précédente. Selon ces mêmes données, 5,8 % des décès enregistrés sont dus à des euthanasies.
Du côté de la France, le texte examiné exclut explicitement les mineurs. Examiné pour la troisième fois à l'Assemblée nationale le 22 juin, il continue à susciter des débats houleux au sein de la société française.
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55 commentaires
« Si l’Allemagne devait avoir un million d’enfants par an et se défaire des sept cent ou huit cent mille les plus faibles d’entre eux, il en résulterait peut-être finalement un accroissement général de notre force. »
— Adolf Hitler, 1929
Pays-Bas (appelé aussi Hollande) ! Oui, sans aucun doute, quelle bassesse ! On aurait presque envie de leur crier « haut les cœurs » pour les inciter à relever leur esprit… » In vita erat lux, et vita erat lux hominum « .Dans la vie était la lumière, et la vie était la lumière de l’homme ». …ils ne savent pas, sans aucun doute, ce qu’ils font !
Paysèbas : un pays à fuir sauf si on est athlète…
A tous pour vos propres réflexions
j’ai fêté mes 20 ans en réanimation pour, à l’époque, une maladie orpheline (et qui l’est toujours) – je suis restée à l’hôpital pendant 6 ans, sans avenir, sans espoir de vie (les médecins ont dit à mes parents que je ne dépasserai pas 23 ans
je voulais vivre et même en souffrant. La souffrance physique a été traitée et l’est toujours
j’ai fait une très belle carrière professionnelle
je vais avoir 73 ans
avec cette loi, j’aurais été visée et je pense que des criminels médecins auraient trouvé la solution pour m’euthanasier
et si la personne ne veut, elle, pas souffrir, il y a le recours à la loi leonetti
vous verrez que le fameux « discernement » sera à géométrie variable ou « interprété » et en faveur de l’euthanasie
et rappelez-vous qu’ils vous ont dit que ce n’était que la première étape donc ils ont besoin d’une « base » pour aller beaucoup plus loin !….où…?
Monic29. Votre exemple devrait être lu à chaque débat !
Longue vie à vous !
Voilà une belle leçon de vie Monic29 !
Comment réagirais- je, face à une maladie incurable de mon enfant, de ses souffrances ? Je ne sais pas. Je pense qu’il faut être ou avoir été confronté directement au problème, pour avoir le droit d’en parler. En mettant de côté, croyances et idéologies, parce que dans ces cas là, vous êtes seuls, comme dans une bulle, vous et votre désespoir. Personne n’a le droit de juger ceux qui ont dit oui à l’aide à la fin de vie, en conscience et avec la certitude que la médecine ne pouvait plus rien. Que voudrais- je le moment venu ? Là, je n’en sais rien.
Vous avez raison, personne ne sait comment il régira, avant le moment d’y être confronté. C’est pourquoi le malade, seul, peut le décider. Quand décidera-t-on pour nous ? Aucune commisération dans les « choix » mais un pur intérêt économique.
Je crois effectivement qu il faut être confondu au problème. Tara a travaillé dans les soins palliatifs et elle écrivait que des patients reprenaient le goût de vivre. C est un sujet délicat ou l on ne peut pas être catégorique. En tous les cas, une chose est certaine, ce n’ est pas aux autres de nous donner le permis de vivre ou non.
Je ne suis ni pour ni contre car chaque cas de souffrance et sa perception personnelle sont différents. Mais je suis tout à fait d’accord avec la remarque de cidcampeador. Pourquoi ratiociner sur le cas de l’euthanasie légale alors que tous les jours, tous les soirs, on viole, on assassine, on martyrise à vau-l’eau. Quelle que soit la décision parlementaire, il existera toujours des exagérations ou de perversions de la loi: tant pour raisons religieuses, tant pour appropriation plus rapide, etc. L’Allemagne, sous gouvernance nazie, instaura un programme d’euthanasie à grande échelle afin d’endormir définitivement les malades de longue durée, les infirmes, les handicapés. Cet opération suivait une réflexion froide et logique: réduire la charge financière pesant sur le budget de la sécurité sociale. Le souvenir de cette opération, qui échoua sous la pression de l’opinion publique, doit éveiller notre attention à ce que la loi, à voter, n’ouvre pas individuellement l’occasion soulager le budget de la Sécurité sociale.