Il y a une semaine, notre Première ministresse émettait un message alarmant sur les coupures de courant à prévoir cet hiver. Peu de jours après - probablement à l’occasion d’un arrêt pipi entre Washington et la riante cité de Tirana, en Albanie -, le Président Macron apaisait nos angoisses avec un « Pas de panique, ça ne sert à rien ! » Une baffe, un baiser, une baffe, un baiser... nous sommes au point d’incandescence de l’art de communiquer « en même temps ».

Il est vrai que, comme en 14, il ne manque pas un bouton de guêtre au plan gouvernemental de rationnement de l’électricité. Surtout que ce ne sera pas partout, mais «dans une configuration en peau de léopard », comme l’assure un conseiller de l’exécutif, et que « l’idée est de ne pas délester deux fois de suite les mêmes personnes ».

Mais si les grands froids durent ? D’expérience, quand votre interlocuteur commence une phrase par « l’idée c’est que », c’est qu’elle est encore largement à l’état gazeux, et plutôt en peau de caméléon.

Deux heures coincée dans un ascenseur (tant que ce n’est pas avec un violeur en série) ou cent vingt minutes devant un digicode (si on est bien couvert), on s’en remet. Accidenté au bord d’une route de campagne sans antenne-relais fonctionnelle, c’est moins sûr.

Mais les 4.000 patients à domicile sous respirateur artificiel et répartis sur tout le territoire ? Eh bien, un porte-parole d'Enedis vient de l’annoncer, « les personnes qui sont à haut risque vital (sous respirateur) ne font pas partie des clients prioritaires définis par les préfectures. Ils sont non prioritaires et éventuellement délestables. » À ce compte-là, on se demande vraiment quel sens donner au mot « prioritaire », même si beaucoup de ces équipements ont des alimentations de secours. Mais dureront-elles assez longtemps ? Et est-on sûr que les coupures ne seront jamais plus longues ?
Mais rassure-toi, pauvre malade, tout-est-prévu ! Tu seras prévenu trois jours avant. Une coordination entre les ARS et Enedis sera mise en place. Ils vérifieront ensemble si tu te trouves dans une zone délestée et si ton alimentation électrique autonome est bien supérieure à deux heures. Et en cas de nécessité, tu seras transféré vers l'établissement de santé le plus proche.

Alors « aie confiance », comme chantait le serpent Kaa dans Le Livre de la jungle, mais n’oublie jamais que si tu vis dans un pays en voie de sous-développement, tu ne le dois qu’à la mainmise des pseudo-écologistes politiques d’extrême gauche sur la pensée dominante.

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6 décembre 2022

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36 commentaires

  1. C’est beau, la France de Macron ! Tout les jours nous descendons une marche de l’escalier qui mène à l’enfer. Et l’adolescent mal fini, stagiaire à l’Elysée, est content de lui.

  2. Oui « aies confiance » on t’enverra dans le couloir d’un hosto surchargé…sinon ne t’inquiète pas tu vas crever donc fini la souffrance, les ennuis et tout…conseil : pense à faire un testatament c’est le plus sûr »

  3. Incroyable mais probablement vrai puisque affirmé tout récemment par un réanimateur fameux habitué des plateaux de télévision: les patient bénéficiant d’une hospitalisation à domicile, donc ordonnée par les praticiens spécialistes, ne sont pas répertoriés et nul ne sait vraiment où ils habitent ni comment ils pourraient être contactés. Je rêve mais c’est un cauchemar. Comment peut-on être aussi léger? C’est tout bonnement un scandale…un de plus me direz-vous!!!

    1. C’est de la non assistance à personne en danger de mort.
      Et dire que l’on envoie des générateurs en Ukraine!

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