Ce monde est détestable. Il est dur, sans âme, sans lendemain qui chante pour toute une France déclassée, délaissée, humiliée, celle qui porte des gilets jaunes comme le drapeau d’une nouvelle révolte.

Cette France périphérique – celle de notre ville et de ses villages – n’en peut plus. Elle est méprisée par nos élites. Elle n’est représentée ni par les partis ni par les syndicats. Elle s’en méfie. Elle leur en veut. Ils l’ont tellement trahie. Elle se sent, elle se sait abandonnée. Qui donc peut bien se soucier de ces « ploucs », de ces indigènes qui vivent loin des métropoles, de leurs aéroports et de leurs Zénith.

Ils sont pourtant la majorité de ce pays. Mais à et dans les médias, on leur préfère les minorités, « visibles » ou sexuelles. Le Marais a plus de charme qu’une banlieue pavillonnaire. Et s’afficher aux côtés de « déboutés du droit d’asile » est décidément plus seyant que de servir des repas chauds – non certifiés halal – avec les vieux bénévoles de Saint-Vincent-de-Paul.

Il faut dire que nos sans-dents sont imprévisibles. Ni à gauche ni à droite. Mais forts de plein d’évidences. Non, on ne peut pas se passer de voiture quand on habite dans l’arrière-pays. Même si l’on doit se contenter de faire des demi-pleins. Non, ils n’acceptent pas que, dans le budget de la sociale, l’augmentation des pensions de retraites et des allocations familiales soit plafonnée à 0,3 % quand il est prévu d’augmenter de 1,6 % les allocations des demandeurs d’asile !

C’est inacceptable, inadmissible, insupportable. Mais nos hors-sol vivent dans un autre pays, loin, très loin de ce vivre ensemble qu’ils prônent mais ne pratiquent jamais.

Alors, que faire ? On le sait, toutes les jacqueries, de tous temps, sont vouées à l’échec si elles ne trouvent de débouchés politiques. Mais comment faire quand on n’a plus confiance dans les états-majors parisiens, quand on est lassé des querelles d’ego, des divisions qui ne cachent que des rivalités, des ambitions contrariées ?

Commencer par ne plus donner de gage de respectabilité. Oui, nous sommes des populistes, des nationalistes. Et nous en sommes fiers. C’est vrai, nous ne voulons plus de cette de masse qui nous submerge, qui nous menace dans notre mode de vie. C’est vrai encore, nous préférons réserver notre argent à nos aînés plutôt qu’à des « mineurs isolés en situation irrégulière » !

Nos mots sont rudes, brutaux. Mais ils sont nos remparts et nos armes. Il nous faut construire sur cette base – d’abord les nôtres, ensuite les étrangers qui acceptent de se plier à nos mœurs, à nos coutumes – un mouvement du bon sens. On nous traitera de démagogues, de xénophobes et, à y être, de racistes. Nous répondrons que nous sommes ici chez nous, que nous nous soucions en priorité de nos retraités, de nos paysans, de nos chômeurs, de nos commerçants… Oui, les nôtres d’abord.

Pendant que nos dirigeants survolent la France en avion, nous la vivons chaque jour au ras du sol. Et parce que nous l’aimons, nous ne voulons plus d’eux. Eux ? Ce nouveau monde qui ne vaut pas mieux que l’ancien. Ces marcheurs qui nous reprochent notre goût des frontières quand ils vivent protégés par un véritable apartheid, et culturel. C’est vrai, nous ne les aimons pas. Et la France des gilets jaunes encore moins que nous.

18 novembre 2018

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