Il y a danger et danger, faudrait voir à ne pas confondre.

Ainsi, il y a le touriste, individu qui ne saurait se déplacer sans un motif impérieux et un récurage approfondi des fosses nasales. Celui-ci se déplace le plus souvent en famille, cellule sociale hautement contagieuse et criminogène qui regorge de « covidés » et de pédophiles incestueux. Il cherche à louer dans des lieux de villégiature un hébergement de qualité, aimerait bien trouver sur sa route un restaurant ouvert, quelques musées itou pour occuper ses enfants et passe ses journées en longues balades au grand air. Il est LA figure du danger et mérite, à ce titre, l’opprobre de la nation.

Face à lui, le migrant, figure de l’humanité souffrante qui cristallise les derniers sentiments religieux d’une société en voie de déchristianisation galopante. Il vient de nulle part, veut se rendre au Royaume-(dés)Uni et cherche à s’embarquer sur la mer agitée. Le motif est d’office impérieux et le dépistage avant embarquement inutile puisque le Covid-19 lui est étranger, vu qu’il vit au grand air. Celui-là n’est pas réputé dangereux et la nation, émue et compassionnelle, râcle ses fonds de poches pour lui ouvrir hôtels et restaurants avec vue sur mer.

Je caricature à peine. On apprend, en effet, par Ouest France, que la petite ville de Piriac-sur-Mer, en Loire-Atlantique, vient de voir sa population augmenter de 5 % en une semaine. Comment s’est accompli ce miracle ? En bus. La petite station balnéaire, qui compte 2.250 habitants, a ainsi vu débarquer 115 migrants.  “La préfecture de Loire-Atlantique à la recherche d’hébergements temporaires a pris contact avec différents établissements disponibles ou en manque d’activité du fait de la crise sanitaire. Via une convention assurant le remboursement des frais de logement et de restauration, deux établissements, à Préfailles et à Piriac-sur-Mer, hébergent des en situation précaire.”  Bref, nous paierons.

pour rassurer la population et orienter les migrants, la police municipale et la gendarmerie multiplient leurs rondes  souhaite préciser la Ville de Piriac” (Ouest France). Ah bon ? Et pourquoi donc ?

Le cas de Piriac-sur-Mer n’est pas isolé. On apprend aussi, par , que « face à la vague de grand froid qui s’annonce dans les jours à venir, et en particulier à partir de ce lundi 8 février, la préfecture du Nord a décidé de prendre des mesures », à savoir « l’ouverture de 170 places “supplémentaires” rien que pour les exilés du camp de Grande-Synthe alors que 200 personnes y vivent ». Moi qui croyais que Calais, Grande-Synthe, tout ça, c’était de l’histoire ancienne… Voyez comme je suis bête !

Selon un communiqué de la préfecture, sur ces 170 personnes, « 78 ont déjà accepté ». Parce qu’il y en a qui refusent, en plus ? L’explication tient peut-être dans cette phrase sibylline : « Il ne s’agit pas d’une solution à long terme ni “durable” et que les devraient plutôt faire une demande d’asile. »

Les associations ne sont pas satisfaites non plus, comme Salam (sic), qui déplore que les places d’hébergement proposées aux clandestins « ne correspondent pas à leurs besoins ». « Ils savent qu’ils sont “dublinés”, dit Salam, que s’ils donnent leurs empreintes pour l’asile, ils auront une obligation de quitter le territoire français ou seront renvoyés dans leur pays de l’Union européenne, où ils ont déposé une empreinte en premier. » Donc, il faudrait les héberger, les nourrir et les soigner sans rien demander en retour, pas même des empreintes digitales…

8 février 2021

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