Depuis de nombreuses semaines, et tout particulièrement ces derniers jours, avec les nouvelles accusations de Raphaël Glucksmann, la est incendiée par l’opinion publique du fait de sa politique de répression des , une minorité musulmane du nord-ouest du pays. La France, par le biais de Bruno Le Maire ou encore de Jean-Yves Le Drian, qualifiant cette politique d’« inacceptable », exprime son soutien aux , mais son indignation sélective est déplorable. S’il est normal, sinon impérieux, de rejeter l’action de la envers les Ouïghours, nous pouvons noter le manque d’intérêt de nos élites politiques et médiatiques pour une autre communauté religieuse persécutée par l’État chinois : les .

En mettant la focale sur les musulmans ouïghours, les chrétiens chinois, trois fois plus nombreux que les musulmans, passent complètement à la trappe. Ce refus, de la part de nos élites, d’exprimer la moindre émotion pour la communauté chrétienne chinoise est extrêmement consternant et semble indigne de la France. Tant par nos racines que par l’âme de notre nation, nous sommes unis au christianisme, sans lequel la France n’aurait pas survécu à l’Histoire. Il est donc du devoir de notre patrie, profondément liée à cette foi, de défendre, partout dans le monde, les communautés chrétiennes persécutées.

Ce qu’endurent les chrétiens chinois

Le Parti communiste chinois dirige le pays d’une main de fer et voit la foi comme une menace directe de son autorité. Chaque année, les gouvernements locaux, nommés par le Parti, ferment des centaines d’églises. En 2018, deux comtés de la province du Henan ont fermé près de 440 églises et lieux de réunion chrétiens, d’après l’ONG Portes ouvertes. Ces fermetures arbitraires sont justifiées par la lutte contre l’insécurité, mais l’État chinois peine à cacher une véritable haine pour les religions, qui l’empêchent d’implanter son idéologie partout dans le pays.

Chaque année, le Parti communiste intensifie la pression mise sur les chrétiens. Le 1er février 2020, il a pris une série de mesures renforçant son pouvoir sur la foi. Le parti a son mot à dire sur toutes les décisions prises par les institutions religieuses, s’inscrivant dans la droite ligne de la politique de sinisation des croyances encouragée par le Président Xi Jinping. Les Chinois doivent tous se soumettre à l’autorité du Parti, seule foi réellement tolérée par l’État. Cette « sinisation », qui force les étudiants à renoncer à leur foi, qui détruit les églises comme elle brise les espoirs des fidèles, n’est rien d’autre qu’une politique d’athéisation forcée, ignorée par l’opinion publique française.

At spes non fracta.

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