Le journaliste Tucker Carlson présentait, récemment, son explication sur l’effondrement de Trump. Selon lui, les marionnettistes de Biden se sont intelligemment focalisés sur l’inversion des écarts bonne voie/mauvaise voie. En effet, la question « Notre pays est-il sur la bonne ou mauvaise voie ? » offre toujours une réponse fiable.

Ne pouvant faire campagne sur la réalité, le clan Obama-Biden a choisi, avec la complicité des médias, de provoquer une dépression nerveuse collective. Car « lorsque le peuple se sent malheureux, il veut du changement ! »

Pour gagner, affirme Carlson, il faut punir le peuple : « Plus le peuple souffre, plus aura l’occasion de gagner. » Opération réussie : début mars, les Américains concluent majoritairement dans les sondages que le pays « est sur la bonne voie », la pandémie bien contrôlée, l’économie florissante. Aujourd’hui, après la victoire du lobby du confinement, c’est l’inverse.

Début mars, avec la distanciation, le sport, les commerces ont cessé d’exister, les enfants et les étudiants ont été abandonnés par le système scolaire. Malgré cela, à la fin du mois de mars, 40 % d’Américains continuaient de penser que le pays allait dans la bonne direction, croyant encore que la crise n’était qu’un simple incident de parcours. Mais 40 %, c’était encore trop pour espérer une victoire de Biden.

On passa donc, grâce aux « experts », à la quarantaine massive, qui provoqua une épidémie fulgurante de chômage total ou partiel et qui précarisa des dizaines de millions de citoyens. C’est pour sauver des vies, affirmait-on. La science surgissant des cieux au-dessus des politiques, alliée du camp du bien contre celui du mal, insistait-on : le confinement est la seule solution. Ceux qui s’y opposent sont des désaxés qui méritent l’asile.

Les gouverneurs embarquèrent alors dans le confinement, bon nombre d’entre eux – des démocrates, le plus souvent – prirent des mesures policières drastiques et surréalistes (notamment envers les activités familiales de plein air). Bref, tout comme l’emploi, la vie devenait impossible. En un mois, la consommation d’antidépresseurs augmenta de 21 %. La machine anxiogène battait à plein régime. On va tous mourir, on va tous finir dans la misère, on va tous finir comme des zombies. Fin avril, seuls 22 % des Américains pensaient que le pays allait dans la bonne direction.

Survint le piège du désordre de la rue, exempt, lui, de confinement, explosant en une guerre culturelle incessante et provoquant la bascule d’une population ahurie et fatiguée qui ne sait plus si elle doit « risquer de tuer ses enfants » en les envoyant à l’école à la fin de l’été. Une bascule non pas vers la loi et l’ordre mais vers la nostalgie de l’anesthésiste en chef qu’était Obama, anxiolytique suprême. Donc vers Biden. Fin de l’interprétation Carlson.

Passons à la nôtre, plus simple : en 2016, Trump se présente comme un populiste. Il gagne. Hillary Clinton se présente comme une mondialiste. Elle perd. En 2020, il semble se présenter comme un conservateur obsédé par la gauche. Il perdra. Biden se présente comme un populiste en plagiant le Trump de 2016. Il gagnera. Quand une élection se joue sur le contraste droite-gauche, c’est toujours la gauche qui gagne. Quand elle se joue sur l’opposition entre ceux d’en haut (L’Internationale capitaliste) et ceux d’en bas (la majorité des citoyens, en voie de prolétarisation), les populistes gagnent contre les mondialistes. Trump a-t-il perdu sa boussole ?

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