Le député du Gard (RN) Nicolas Meizonnet réagit à la décision de Nicole Belloubet de libérer des détenus condamnés pour faits de radicalisation. Pour lui, « la politique de Nicole Belloubet est illisible » car ce sont des « bombes en puissance après le confinement et même pendant ».

Le garde des Sceaux, Nicole Belloubet, a annoncé la libération de 150 détenus qui purgeaient une peine pour s’allier à la radicalisation islamique. Cette décision vous a fait réagir ce matin sur Twitter.

J’ai découvert cela dans la presse, ce matin. Évidemment, cela fait suite à la décision initiale de Mme Belloubet de libérer des milliers de détenus dans notre pays. D’une part, j’estime que cette décision est absolument irresponsable. D’autre part, elle n’a jamais été prise dans aucun autre pays.
Dans les circonstances actuelles, j’estime que la décision est indécente. On vient de vivre un véritable drame à Romans-sur-Isère où un réfugié islamiste a tué deux personnes et en a blessé d’autres.

D’après vous, faudrait-il laisser ces gens en prison au risque qu’ils meurent du Covid-19 ? Cela ferait-il d’eux des citoyens de seconde zone ?

Je pense qu’il faut agir sur place. Aujourd’hui, on demande à soixante-six millions de Français de rester confinés, alors on ne peut pas comprendre qu’on libère ces détenus. D’autant que ces personnes sont dangereuses pour la population. Le problème doit être traité sur place. Pour les cas les plus graves, il faut évidemment les hospitaliser. Pour le reste, il faut leur donner des masques, les tester et les isoler sur place.

Cette décision intervient quelques jours après ce tragique attentat à Romans-sur-Isère où un clandestin soudanais a tué deux personnes au couteau aux cris d’Allah akbar. Le signal n’est pas terrible…

La presse mainstream a tenté de dissimuler le fait qu’il s’agissait d’un attentat islamiste. La décision de libérer, aujourd’hui, des détenus radicalisés est encore plus indécente au lendemain de cette tuerie. Les gens qu’on libère sont des bombes en puissance au lendemain du confinement et peut-être même pendant le confinement. Cela donne l’impression que le gouvernement se moque d’une certaine façon de la sécurité des Français ou, en tout cas, que leur politique est assez illisible en la matière.

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