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Coronavirus - Economie - Editoriaux - Santé - 4 avril 2020

Navire-usine Odeep One : de l’eau de mer au gel hydroalcoolique !

Il est un navire unique au monde, armé par un génial créateur. Il s’agit du Odeep One qui, comme son nom ne l’indique pas, est la conception d’un armateur français, patron de la société aussi exotique OFW Ships, dont le siège est à Courbevoie (France) !

Le Odeep One – port d’attache Sète – est un pêcheur d’eau de mer. Si si ! Comme le phonème original l’indique en anglais, il va pomper de l’eau au large, en profondeur.

Et pour quoi faire, direz-vous très incrédule ? Pour produire une eau à boire dont le créateur vantait récemment sa production en ces termes, au micro de France Bleu Hérault : « Il n’y a aucune bactérie, c’est la meilleure eau qu’on puisse trouver sur la planète, elle contient l’ensemble des minéraux dont le corps humain a besoin…» Évidemment, l’eau est traitée avant mise en bouteille pour enlever la salinité.

Mais pour quels clients, dans un pays qui compte une quantité de sources d’eau minérale ? Justement pour de lointains clients qui, jusqu’alors, sont surtout des Japonais et des Chinois.

Répondant au besoin urgent de gel hydroalcoolique pour combattre le Covid-19, Régis Révilliod, le patron, a proposé, dès le 21 mars, d’en produire sur son bateau-usine. Après les autorisations administratives d’usage dans notre pays, obtenues en dix jours, grâce à l’« état de guerre », il a pu lancer la production.

Clin d’œil farceur, bien qu’involontaire, mais cependant référence opportune à l’environnement maritime, cette opération a débuté le 1er avril, comme l’a rapporté Le Marin, journal spécialisé dans les informations maritimes.

Lors de cette première journée, 10 tonnes de solution ont permis la fourniture de 17.000 bouteilles. La montée en puissance autorise un rythme de 300.000 bouteilles durant la première semaine. À terme, ce sont un million d’unités qui seront produites dans le même laps de temps.

Pour créer un litre de gel, selon l’OMS, il faut 833 millilitres d’alcool, 42 millilitres d’eau oxygénée et 15 millilitres de glycérine. Reste à compléter avec de l’eau – distillée -, soit 110 millilitres.

Les bouteilles d’origine utilisées sur le bateau ont une capacité de 60 centilitres. Calcul fait, c’est donc 66 millilitres d’eau qui sont nécessaires pour compléter cette formule à bord.

Est-elle de même provenance des fonds marins ? Ce petit mystère n’est, pour l’instant, pas révélé…

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