Mélenchon demande que l’on déboulonne la statue de Saint Louis, et beaucoup accueillent en riant cette nouvelle saillie d’un politicien qu’ils voient acculé au désespoir électoral et cherchant n’importe quel moyen de survivre. Pourtant, cette anecdote en dit plus long, car elle ne s’arrête pas à son cas particulier : en quelque sorte, on peut dire que la Mélenchonie est, en miniature, ce que fera la République dans un avenir proche.

Mélenchon a d’abord flatté un électorat bourgeois-bohême caractéristique de la mouvance gauchiste – ce que les marxistes appellent « la gauche du capital » en raison de sa contribution au maintien du système – mais sans toutefois réussir à conserver son succès de 2017. Au risque de perdre la branche sincèrement laïque de cet électorat, il s’est reporté sur la population islamique, plus nombreuse, et l’on sait d’ailleurs que l’islamisme a infiltré les cadres de l’extrême gauche jusqu’à prendre les commandes dans bien des secteurs. C’est ce qui explique que des « féministes » islamo-compatibles, comme Mme Autain dont il ne faut pas oublier qu’elle est élue en Seine-Saint-Denis, n’hésitent pas, pour des raisons électoralistes, à défiler derrière des bannières islamistes où, en tête, des femmes voilées crient « Allahu akhbar » (« Notre Dieu est le plus grand »).

En vérité, la tâche est encore longue pour M. Mélenchon, parce que l’extrême gauche islamo-compatible ne se résume pas à son parti : il y aussi les « écologistes », comme ce maire de Lyon qui, la veille, condamne les traditions chrétiennes de sa ville pour inaugurer, le lendemain, la nouvelle mosquée.

Mais qu’on ne s’y trompe pas : au-delà de la seule extrême gauche, il y a, de la part du régime lui-même, une volonté idéologique de s’allier avec l’islam contre la France traditionnelle pour mieux effacer son passé religieux bimillénaire, en croyant pouvoir instrumentaliser cette nouvelle religion réputée primitive et dont elle sous-estime la capacité à s’imposer, comme elle l’a fait pourtant dans bien des civilisations brillantes, en Inde, en Égypte, en Perse, etc.

Rappelons que la République n’applique pas aux musulmans la loi de 1905 comme aux chrétiens, puisqu’elle laisse les mosquées prospérer sur la base de la seule loi de 1901 instituant la liberté d’association, ce qui la retient de regarder de trop près leur fonctionnement, leurs financements, etc.

Devant la perspective d’une guerre intérieure qui les menace, les Français doivent savoir que leur ennemi potentiel n’est pas seulement en face d’eux, mais derrière eux, dans l’appareil d’État républicanisé, qui s’enfoncera toujours plus profondément dans cette alliance islamique à mesure qu’il se rendra impopulaire auprès du peuple français.

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