L’avocat souligne la « disponibilité de l’appareil judiciaire pour ce genre d’opération ». Marine Le Pen est, en effet, mise en cause par un rapport de police dans une affaire dite des assistants parlementaires au Parlement européen, quelques jours seulement avant les élections régionales pour lesquelles son parti est en mesure d’afficher de bons résultats.

 

 

Le JDD sonne la charge contre Marine Le Pen et Le Rassemblement national. Évidemment, en cause toujours cette éternelle affaire des attachés parlementaires du Rassemblement national.

 

Sur le fond, c’est bien l’utilisation politique des attachés parlementaires. Tous les partis ont été confrontés à ce genre de problème. En théorie, ces gens sont là pour aider le parlementaire à faire son travail. Ce travail étant évidemment politique, la frontière avec la mise au service du parti est assez délicate à établir. Plusieurs partis sont concernés en particulier François Bayrou qui a été mis en examen avec Sylvie Goulard. Là, il s’agit du parlement européen. Les règles qui s’appliquaient ne faisaient qu’une seule interdiction concernant l’usage de ces attachés parlementaires. C’était l’usage à titre privé. Si par exemple, votre attaché parlementaire passait la tondeuse sur votre pelouse, cela n’allait pas. Pour le reste, c’était très large. Les incriminations sont-elles possibles ? Je n’en suis pas si sûr. Malheureusement, la Cour de cassation a tendance à avoir des jurisprudences expansives dès lors qu’il s’agit de mettre en cause les politiques.

 

 

Le premier tour des régionales se déroule demain pour ainsi dire. Le Rassemblement national est crédité de très bons scores, on le donne même vainqueur quel que soit le cas de figure en région PACA. On a l’impression que cette affaire tombe à point nommé pour les opposants du Rassemblement national…

 

Cela ne tombe pas à point nommé, mais c’est fait pour cela. C’est la 3e ou 4e fois que cela intervient dans un processus médiatico judiciaire au moment des élections. Cela s’est produit au moment des Européennes, de la présidentielle et maintenant les régionales.

Avec la crise, la montée de l’exaspération face à la violence, les liens que l’on fait entre la délinquance et l’immigration cela apporte de l’eau au moulin.

Elle devient donc dangereuse et par conséquent, on va lui jeter dans les jambes une affaire.

Ce que cela révèle une fois de plus c’est la disponibilité de l’appareil judiciaire pour ce genre d’opération. En 2017, la liquidation judiciaire du candidat Fillon reste un scandale extrêmement important.  Fillon n’a pas été la seule victime de manœuvre judiciaire. Cette manœuvre judiciaire a faussé l’élection la plus importante de la 5e République.

 

 

Cela intervient juste après l’entrée en campagne du garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti.

Il va faire cette entrée en campagne dans les Hauts-de-France sur la terre emblématique de Marine Le Pen.

 

Cela soulève deux questions. De quoi s’agit-il et d’où sort-il ? Je me suis renseigné et il n’est pas dans le dossier judiciaire. Ce fameux rapport de synthèse publié par le JDD n’est pas dans le dossier.

Je constate une nouvelle violation du secret de l’instruction et du secret de l’enquête. Évidemment, il ne se passera rien. Les parquets resteront muets sur ces violations de la loi puisqu’elles peuvent servir le pouvoir politique.

Qui est à la manœuvre ? Je n’ai pas d’informations directes, mais de mauvaises langues disent  qu’Eric Dupond-Moretti serait derrière la manœuvre.

 

 

Vous soupçonnez le garde des Sceaux d’être directement impliqué dans la nouvelle offensive judiciaire contre Marine Le Pen et Le Rassemblement national.

 

Beaucoup le soupçonne. Très franchement, je n’en sais rien. Je constate simplement que c’est plausible. Cette hypothèse pourrait être réelle. Il est assez embêtant que la République fonctionne de cette façon-là. Ce n’est pas nouveau. Systématiquement, la justice a été instrumentalisée à des fins politiques. Ceux qui avaient commencé avant Fillon sont toujours là. Je suis persuadé que d’ici l’élection présidentielle, un certain nombre de magistrats militants sont tout à fait décidés à venir fausser la prochaine élection présidentielle. Comme ils l’ont fait en 2017, ils seront prêts à choisir qui sera président de la République à la place des électeurs.

17 mai 2021

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