L’État veut vendre un quart de son patrimoine immobilier, d’ici à 2032
Ce n'est pas d'hier que l'État vend ses bijoux de famille. Mais une nouvelle braderie se prépare. L'objectif affiché, aujourd'hui, est de réduire le parc immobilier de l’État de 25 %, d’ici à 2032, afin de baisser ses dépenses et, surtout, éponger sa dette. Une perspective réjouissante pour les investisseurs à l'affût. Ce parc immobilier est tout de même estimé à 75 milliards d’euros et son entretien coûte 9 milliards d’euros par an. Les députés ont donc voté, mardi 21 juillet, la création d’une société immobilière publique chargée de piloter ce patrimoine. Elle sera chargée de gérer les biens occupés par les ministères, les administrations et les différents services de l’État. Elle pourra aussi louer certains bâtiments à des acteurs privés, mais aussi acheter ou vendre des biens.
L'État, piètre gestionnaire
Selon un rapport de la Cour des comptes publié en 2023, le patrimoine immobilier de l’État est assez vaste, et surtout très diversifié. Il comprend environ 96 millions de mètres carrés de surfaces bâties, réparties dans environ 192.550 bâtiments. De quoi donner le tournis, et pour cause : l’État est le plus gros propriétaire immobilier du pays. Il s’agit, en l'occurrence, de bureaux et de locaux administratifs, mais aussi de logements et de bâtiments occupés par les forces de sécurité et les services de secours tels que des casernes de pompiers, des commissariats, des gendarmeries ou des bâtiments de la police. L’enseignement supérieur et les armées occupent, à eux deux, plus de la moitié de l’immobilier appartenant à l’État. À titre d’exemple, le ministère de l'Intérieur dispose de plus de 20.000 implantations à travers l’Hexagone. Certaines d’entre elles seraient ainsi concernées par ces futures opérations de cession. S'ajoutent à cela environ 42.000 km² de terrains non bâtis appartenant à l’État. L’équivalent de la Suisse ou des Pays-Bas, rien que ça ! L’ironie, dans cette histoire, c’est, une fois de plus, la (très) mauvaise gestion de l’État, alors que les particuliers, eux, sont perpétuellement ponctionnés et soumis à des normes administratives lourdes et, qu’on se le dise, bien souvent inutiles.
À ce sujet — Patrimoine immobilier des Armées : peut mieux faire…
Le problème n'est ici pas tant la taille de ce patrimoine que la manière dont il est géré par l’État. En effet, ce phénomène n’est pas nouveau puisque, depuis une quinzaine d'années maintenant, l'État procède régulièrement à des ventes de sites devenues inutiles, notamment ceux du ministère des Armées. Or, un rapport de la Cour des comptes publié en novembre 2024 montre que ces cessions n'ont pas toujours été réalisées dans les meilleures conditions, et ce n’est rien de le dire. Les magistrats soulignent, par exemple, d'importantes disparités selon les régions. Certaines propriétés ont été cédées à un prix conforme à leur valeur, tandis que d'autres ont été vendues avec des rabais très importants, parfois supérieurs à 50 %. Les écarts entre les territoires sont considérables, preuve que la valorisation du patrimoine public demeure très inégale sur l’ensemble du territoire.
Défaillances
Dans ce même rapport, la Cour des comptes pointe également des défaillances dans le suivi des ventes. En effet, dans plusieurs cas, les acquéreurs ayant bénéficié de rabais importants n'ont pas forcément respecté les engagements qui justifiaient ces réductions de prix, sans que l'État ne fasse systématiquement appliquer les clauses prévues. Les magistrats recommandent donc de renforcer le contrôle des cessions, de recenser régulièrement les biens devenus inutiles et, surtout, d'adopter une véritable stratégie nationale de valorisation du patrimoine immobilier, plutôt que de multiplier les ventes au coup par coup comme cela est fait.
Céder les biens dont l'État n'a plus l'usage peut donc relever d'une saine gestion, étant donné le coût colossal des frais d’entretien, de sécurisation et de mise aux normes, mais pour cela faut-il encore que ces ventes soient préparées avec rigueur et qu'elles se fassent au juste prix. Faute de quoi, l'opération risque de ressembler moins à une rationalisation du patrimoine qu'à une nouvelle braderie des biens appartenant aux Français.
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76 commentaires
L’état est un très mauvais gestionnaire. Il en confie la gestion à des technocrates incompétents et idéologisés mais qui n’ont aucun « bon sens ». Excellente nouvelle !
L’Etat va vendre ses actifs aux fonctionnaires.
Si l’état veut faire des économies , je lui suggère de commencer par lui même . L’état Français vit au dessus de ses moyens , c’est un état obèse . Quand vous voyez que des privilèges sont maintenus pour des très très très ancien(ne) 1er ministre , même des anciens ministres ont conservés leurs privilèges !!! Et je ne parle même pas du scandale avec la « fameuse » Majorine Pingeot la fille illégitime de Mitterrand qui bénéficie encore de ces privilèges …. Allez comprendre . » On ne règle pas les problèmes avec ceux qui les ont créés » ( Albert Einstein )
Vendre les sièges du conseil d’état et du conseil constitutionnel,et les délocaliser at Saint Denis . En voilà une bonne idée.
Chacun son métier, les fonctionnaires ne sont pas des agents immobiliers. Ensuite le patrimoine à vendre doit être validé par les représentants du peuple propriétaire. Enfin le fruit des vente doit être réinvesti dans l’entretien du patrimoine restant, par exemple sur Chambord. Tout autre façon de faire est un vol d’état.
» l’État est le plus gros propriétaire immobilier du pays. » l’État est le plus gros propriétaire du pays.
Applaudissons la pertinence et la cohérence de l’analyse présentée ci dessus. MERCI.
Bonne journée
Macron , nous aura jusqu’au trognon, il continue sa petite vie de fonctionnaire dévastateur de l’état. Tous les jours, il trouve quelque chose a « »défaire de notre France » » tous les jours, il doit se lever le matin en se disant que puis je démolir aujourd’hui. ??? et il FONCE.Attendons demain pour voir…
C’est sa seule option pour rembourser la dette sans encore une fois de plus consulter le peuple Français !
La dette c’est autour de 4000 milliards d’euros quand bien meme
NOS biens ne seraient vendus qu’à leur juste valeur, c’est a dire sans corruption,vol ou détournements chers a notre gouvernement socialiste,ca ne represente qu’une infime partie de la dette..5%! Et quasilebtvles interets annuels.. Donc ce » pognon de dingue c’est juste pour cramer ce qui reste de la caisse…ou nous faire croire en 2027 que notre situation » s’assainit » et que donc il faut voter socialo macroniste..
Dans tous ces biens ne pourrait-on pas en transformer en centre fermé pour y mettre nos OQTF et si il nous reste quelques casernes on peut les transformer en prison pour les petites peines (1 à 3 mois) par exemple, transformations réalisées avec le concours des occupants, on ne parle pas de gros travaux, peinture, petite maçonnerie etc ce serait tout bénéfice enfin je dis ça.
Le super-banquier aura bradé tout ce qui avait le label France… Commencer en 2014, par la vente d’Alstom à Général Electric, Macron a vendu 1570 entreprises aux Etats-Unis, et pas des moIndres…Technip Ingénierie pétrolière), Opella (Doliprane) Exxelia (composants électroniques), LMB Aerospace( Refroidisseurs de matériel militaire) , Alstom (Turbines Arabelle qui équipent les centrales nucléaires Françaises et les sous-marins de la Marine Nationale…’Une partie d’Arabelle a été racheté.) et tant d’autres. Maintenant, le patrimoine immobilier National… Avec un « satisfecit » personnel d’avoir bien gérer de l’Elysée.
Bien préciser aux investisseurs intéressés que les locaux sont mis en vente sans les ronds-de-cuir, sans quoi il n’y aura pas grand’monde à acheter avec ces « ascètes de la bureaucratie »…
Et ensuite on vendra quoi, la France entière, a qui au Qatar ?
Formule très classique à la fin d’un marché ou d’une foire:
ON LIQUIDE ET ON S’EN VA