[REPORTAGE] Une nuit face au feu qui ravage le camp militaire de Souge (Gironde)

BV a rencontré les agriculteurs luttant de nuit contre les flammes qui ravagent le camp du 13e RDP.
Le camp militaire de Souge pris par les flammes - Photo Jean Bexon
Le camp militaire de Souge pris par les flammes - Photo Jean Bexon

Dans la nuit du 28 au 29 juillet, le feu a embrasé des parcelles du camp d'entraînement militaire de Souge. Nous avons été témoin de l'âpreté des soldats du feu et du soutien opportun apporté par les agriculteurs et les artisans, lors de cette septième nuit d'incendie en Gironde. Ce camp, où se forment les forces spéciales du 13e régiment de dragons parachutistes, peut contenir des munitions non explosées, ce qui rend l'arrivée de l'incendie extrêmement dangereuse. Le feu avoisine aussi des sites industriels sensibles comme celui de Dassault Aviation.

Étrange aréopage qu'il nous est donné de voir. Des opérateurs de l'unité d'élite du RAID s'entretiennent avec des agriculteurs couverts de suie venus avec des citernes. Les uns surveillent l'évolution de l'incendie avec un drone, les autres ravitaillent en eau les lances des pompiers.

À quelques centaines de mètres, derrière les panneaux « Danger zone de tir », un feu embrase tout. Les flammes incandescentes dévorent des pins qui crépitent et agonisent. Les pompiers venus de la Manche tentent de maîtriser le feu. Ils peuvent compter sur le travail préalable des paysans. « On a irrigué et arrosé d'eau les champs de maïs tout autour pendant toute la journée », nous explique un Médocain, qui n'a pourtant pas rempli sa déclaration en préfecture.

Une dizaine de citernes pleines permettent aux pompiers de ne pas perdre de temps à aller à la borne incendie. De précieuses heures sont ainsi économisées. « Cela se traduit en hectares sauvés », nous assure un commandant des sapeurs-pompiers.

Un autre véhicule plus insolite attire notre attention. Contrairement à certains engins d'urgence, handicapés par le système AdBlue mis en place par les normes européennes antipollution en vigueur, la Citroën C15 semble filer sur les pistes accidentées avec aisance. Elle permet d'acheminer rapidement de l'eau potable en bouteille, au plus près de la ligne d'appui.

 

 

La ligne d'appui contre les feux - Jean Bexon

 

 

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Jean Bexon
Journaliste

Vos commentaires

3 commentaires

  1. Concernant les pyromanes, certes il faut les condamner fortement, mais pas uniquement pour les mettre en prison sans rien faire. Ma proposition serait de les extraire de leurs cellules à chaque incendie , les équiper comme les pompiers avec la tenue adéquate pour aller aux avant postes en aidant pour tenir la lance au plus près des flammes. Prisons à proximité des forêts pour une extraction rapide.
    Nettement plus contraignant que de se reposer en prison après avoir détruit des régions entières par leurs actes criminels.Ces extractions aussi longtemps que la durée de leur peine.
    J’espère ne pas choquer la ligue des droits de l’homme.

  2. Autodictate j’ai fait mes premières formations dans la Marine Nationale pendant 7 ans dans diverses activités, puis ai gravi les echelons importants au fil des années.
    Ces formations ne m’ont jamais enlevé ce qu’on appelle le BON SENS. l ‘ecrivain disait la citation suivante:
    Ils ne savaient pas que cétait impossible ,alors ils l’on fait . Un peu d’initiative nécessaire sans les politiques.
    Question concernant les incendies , pourquol l ‘ A 400 M part d’Istres pour aller sur la région de Bordeaux
    soit 600 KMS pour déverser son retardant? Ceci réduisant considérablement son nombre de rotations.
    Pourquoi ne pas utiliser l’aéroprt de Bordaux en reservant l’une des pistes d’atterissage ?
    Concernant le carburant j’ose croire que l’A400 M utilise du kérosène comme les avions commerciaux.
    Donc piste et carburant sur place pour le retardant ,faire amener tout le stock dispo par un autre porteur .
    Cette suggestion que j’ai en tête depus plusieus vient juste d’être ennoncée par un pompier professionnel… Bref se bouger

  3. Le problème les canadairs et les dash envoyés sur le site .
    Perdent du temps .
    Chaque soir , ils repartent a leur base a Nîmes.
    Pour y revenir le lendemain.
    Bilan 1h50 de perdu chaque jour.
    Alors que la base de cazeau ou bordeaux, mont de marsan est disponible.

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