Alors que la France et d'autres pays ont décidé de généraliser la troisième dose du vaccin contre le coronavirus, l'OMS se dit défavorable à cette généralisation.

Si elle considère qu'une troisième dose de vaccin contre le coronavirus peut être utile pour les individus à risque, sa généralisation n'est pas nécessaire. « Il se pourrait qu’on ait besoin d’un booster après un an ou deux mais, à l’heure actuelle, six mois après la première dose, rien ne prouve que cela soit indiqué. Nous recommanderons les boosters lorsque nous le jugerons nécessaire », expliquait Soumya Swaminathan, la médecin en chef de l'OMS, en juillet dernier, dans un reportage d’i24news.

Pas assez de vaccins

Selon le directeur de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, le fait de se diriger vers une troisième dose alors que de nombreux pays peinent à vacciner n'a pas de sens. « Beaucoup de pays n’ont même pas commencé à vacciner leur population et d’autres ont déjà prodigué deux doses de vaccin à la majorité de leur population. Ils se dirigent vers une troisième : le booster. Ce n’est pas seulement décevant, c’est sérieusement décevant. Et ça n'a pas de sens. Au lieu d’avoir pour priorité la distribution de boosters aux pays dont les populations sont déjà bien protégées, nous avons besoin que Moderna et Pfizer fournissent des vaccins au programme Covax, à l’ et aux pays aux revenus faibles et modérés, qui ont une faible couverture vaccinale », explique-t-il.

Libération rapporte que la chaîne de télévision indienne Times Now a récemment interrogé la scientifique en chef de l’OMS. Cette dernière a confirmé sa position, déclarant ainsi que « nous n’en sommes pas encore au point où nous pouvons dire : donnez des rappels à tout le monde parce que ces vaccins ne fonctionnent pas ».

29 novembre 2021

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