[VIDEO] « Hommage à ces hommes qui, dans un monde gangrené par l’individualisme, n’hésitent pas à mettre leur vie en danger »_
Benoît Valadier est commandant, officier des troupes de marine, chevalier de la Légion d’honneur. Il a servi au sein de la section de commandos parachutistes du 8e régiment de parachutistes d’infanterie de marine. Aujourd’hui, il est chef du Groupement de commandos parachutistes. Il a participé à diverses opérations en Afghanistan, ainsi qu’au Mali et au Niger. Il vient de publier aux Éditions Mareuil Entre ciel et feu. Histoire du Groupement de commandos parachutistes. Constitué de souvenirs personnels mais aussi de témoignages entendus, « ce n’est pas un livre de fiction ».
Pourquoi en parler aujourd’hui ? Parce que, dans un pays atteint par la sinistrose, dans lequel tout semble s’effondrer, et en particulier l’excellence, cette petite élite silencieuse est là, très entraînée, courageuse, presque sacrificielle, agissant dans l’ombre. Elle n'est pas un « sport de masse », commente sobrement le général Vincent Guionie, dans sa préface. Tout le contraire d’une élite bling-bling. Ce livre, l'auteur le veut comme « un hommage à tous ces hommes qui, dans un monde gangrené par l’individualisme et la peur de la mort, n’hésitent pas, chaque matin, à mettre leur vie en danger, que ce soit à l’entraînement ou en opération, pour des causes qui souvent les dépassent. Honneur leur soir rendu ».
Un livre qui remuera l'âme, pleine de souvenirs, des vieux soldats mais aussi celle des jeunes qui rêvent de le devenir. Il est aussi à offrir aux néophytes pour lesquels le métier de militaire en général et de commando para en particulier reste abstrait : de façon simple et directe, à la façon d'un film de Schoendoerffer, il fait entrer dans ce quotidien fait d'attente, de combats parfois, d'entraînement toujours, de camaraderie, d'odeur de mort, hélas, et surtout de bravoure.
Parmi toutes les citations que l'on trouve au détour des pages, on notera en particulier celle-ci, de G.K. Chesterton, qui résume tout : « Le véritable soldat combat non parce qu’il hait ce qu’il a devant lui, mais parce qu’il aime ce qui se trouve derrière lui. » Dans « ce qu'ils aiment », leur famille, bien sûr. Ceux qui les ont précédés, aussi. La France, enfin. Et nous avons la faiblesse de nous y inclure. Comment ne nous sentirions-nous pas reconnaissants ?
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
LES PLUS LUS DU JOUR



































16 commentaires
J’étais au Liban avec le 8°RPIMA en 1978. Je n’ai plus l’âge de combattre mais je ne voudrais pas que mes enfants aillent faire la guerre contre les russes pour défendre ce qui n’est plus la France dans les banlieues de ce pays.
Idem pour moi
Magnifique citation de Chesterton ; ce livre méritait aussi d’être à l’honneur. Merci Gabrielle.
» La foi ne possède plus ce jour de force vive . Si on doit un jour ne plus comprendre comment un homme a pu donner sa vie pour son pays alors ce sera fini .On nous enviera comme nous envions les saints pour leur force profonde et irrésistible »
Ernst Jünger
Il y a encore des vrais hommes .
Il y a aussi des femmes. Juste des Français qui désirent servir. Quand nos politiques, eux, ne pensent qu’a se servir
C’est beau l’armée, il y a un sentiment honorable au service du pays. Après vu les gugusses qui donnent les ordres au niveau du gouvernement et des guerres surtout par intérêt, l’essence même de l’armée s’est fourvoyé. Je ne parle même pas des militaires qui ne vont pas sur le terrain (logistique, mécanos, électriciens, administration, cuistots…), qu’on a plus d’arme souveraine (plus de FAMAS), des difficultés pour les commandes de munitions de petit calibre…tout s’effrite et je ne sais pas ce que deviendra notre armée!
Je ne pense pas que vous connaissait bien l’armée car logisticiens, mécanos, administrateurs, cuisiniers électriciens, vétérinaires et tant d’autres sont aussi sur le terrain.
Tout à fait car ils sont des militaires avant d être des spécialistes quelqu ils soient.
Ces soldats hors paird ont bien du mérite, d’abord pour leurs compétences remarquables, leur courage sans faille et aussi,pour aimer ceux qui sont derrière eux comme le dit cet officier valeureux. Car ceux qui seraient derrière moi si j’étais à sa place, je dois avouer que je n’ai pas beaucoup d’estime pour la plupart qui composent cette masse et que donc je ne sacrifierais certainement pas ma vie pour une grande partie de français qui à mes yeux ne le méritent pas. Mon propos est dur je sais, mais j’assume et je me moque des critiques.
J’ai servit mon pays, pays qui oublie ceux qui sont morts, qui ont été blessés au service de la France. Dans mon hameau le 8 Mais aucun cérémonie, pas d’invitation, les 5 gamins du hameau, morts pour la France en39/45 sont oubliés, tout comme sont oubliés le 11 Novembre les 17 poilus morts ou disparus de ce très petit hameau. Qu’st il arrivé à notre pays pour que les Français se détournent de leur histoire, oublient ceux qui se sont sacrifiés?
Parce que l on a affaire à une bande d individualistes .
Oui mais ceux qui comme moi sont blessés en service commandé (notion inscrite sur mon certificat d’origine de blessure), sont les grands oubliés de la France, depuis la disparition des tribunaux des pensions, c’est quasi impossible d’obtenir une revalorisation d’une pension militaire. Pire le ministère des armées fait désormais des faux en écriture publique, ainsi le ministère des armées à modifié le libellé de l’une de mes pensions en ajoutant « ayant nécessité la pose d’une prothèse totale du genou » 2 ans avant l’opération. La justice administrative est allé dans le sens du ministère des armées, j’espère que le tribunal judiciaire poursuivra, suite à ma plainte.
@Jeanpainbeurre : honneur à vous, ami.
Merci, mais Je n’avais qu’une envie devenir marin et militaire, l’EAMF a amariné tant de gamins de 15 ans que c’est une honte que cette école de l’excellence soit fermée, nous y avons appris les sens des mots HONNEUR PATRIE VALEUR DISCIPLINE la devise de la marine nationale.
On connaît bien l ingratitude de la France.