Comme tombé de la dernière pluie, macronien découvre que le terroriste utilise les moyens technologiques mis à la disposition du public pour communiquer avec ses semblables. N’utiliserait-il pas également le téléphone ? Les boîtes à lettres ? Un vélo pour se rendre sur les lieux de son crime ?

Prétextant quelques messages échangés via les entre l’assassin de Samuel Paty et une poignée d’agités, opère son grand retour sur scène après une brève traversée du désert. Quelques semaines dans un bac à sable et la revoilà plus en rage que jamais contre la haine. Tous crocs dehors, prête à mordre le facteur et tout ce qui ne ressemble pas, de près ou de loin, à un Bisounours enamouré.

Son projet fut retoqué par le Conseil constitutionnel, mais qu’à cela ne tienne, elle l’a revu et corrigé. Il sera plus dur. Plus féroce. Plus saignant. Le retrait en moins de 24 heures des contenus haineux est abandonné au profit d’une surveillance accrue. « Nous voulons plutôt nous attacher au processus qui mène au retrait, avec une exigence et une vigilance beaucoup plus forte », affirme la revenante. Celle qui fut rembarrée pour la grosseur de son tournevis revient avec un marteau piqueur.

La sondeuse d’âme humaine a fignolé son affaire : « Il y aura, dans le projet de loi, un titre entier consacré à la lutte contre les discours de haine et les contenus illicites sur internet. »

Le flou artistique de la disposition force l’admiration. Flûte ensorceleuse, violons incertains… La musique qui entoure l’intention hypnotise déjà les vénérables du Conseil constitutionnel.

Pour parvenir à la mise en place de cette nébuleuse de surveillance aux valeurs ajustées sur la morale élyséenne, l’ex-retoquée souhaite fixer « des obligations de modération, avec des moyens humains, techniques et financiers qui soient bien proportionnels à leur activité […] concrètement, [nous souhaitons que] les plates-formes recrutent des milliers de modérateurs », selon ses propos rapportés par Le Figaro.

Des bataillons de spécialistes de la haine vont être déployés. Une meute de chiens renifleurs rompus à la recherche de truffes du Périgord ne fera qu’une bouchée des messages insuffisamment pétris d’amour… Toute la famille du dalaï-lama aux aguets pour signaler les sites plein de mauvais sentiments.

En revanche, pas un mot sur les téléphones, les boîtes à lettres et les vélos. Le point faible réside en cet oubli fâcheux qui verra l’islamiste utiliser les avancées de la civilisation occidentale pour commettre ses forfaits. Pour éviter cela, doit convenir qu’un retour à l’âge de pierre s’impose. La communication à l’aide d’un burin frappant un bloc de granit handicape fortement le terroriste. Contraint de s’exprimer à l’aide de peintures rupestres, il sera repéré sans difficulté et mis hors d’état de nuire. L’avenir est là. Dans le progressisme.

4 novembre 2020

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