Crise du coronavirus oblige, la Gay Pride 2020 ne s’est pas déroulée comme à l’accoutumée. Les militants LGBTQIA+ ont dû, donc, se résoudre à la célébrer uniquement sur la Toile, entre les 27 et 28 juin.

Telle est, en effet, l’ultime appellation que s’octroie le mouvement homosexualiste – acronyme aussi complexe que burlesque pour signifier, à présent, la convergence des luttes entre les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, trans, queers, intersexes et asexuelles – qui a vu le jour aux États-Unis, en 1970, à travers la « Marche des fiertés », un mouvement qui s’est répandu comme une traînée de poudre dans le monde occidental d’abord, puis dans le monde extrême-oriental ensuite, comme au Japon, par exemple. Il suffit de se rendre à Shinjuku, à Tokyo, pour s’en convaincre, là où pullulent un nombre foisonnant de bars et de clubs arborant le drapeau arc-en-ciel. In fine, comment une minorité peut se muter en État dans les États, puisque la plupart des capitales mondiales ont leur quartier gay.

Deux causes expliquent les victoires de ce lobby, car il s’agit bien d’un lobby, comme le prouve, entre autres, Bertrand Fraysse à travers l’article « Les réseaux gays ont-ils de l’influence ? », publié, le 7 juin 2014, dans le magazine Challenges.

Première cause : la propension à l’identification psychologique (le cogito cartésien), qui a rendu possible non seulement la quête de soi-même, mais aussi celle de son identité sexuelle (via le rapport au corps), ceci finissant par aller de pair avec le questionnement sur son orientation sexuelle.

Deuxième cause, ou conséquence subreptice de la première : le libertarisme comme inhérence au sexualisme. Autrement dit, l’égotisme (occidental) et l’internationalisme ont accouché ensemble de cette souris, qui n’a l’air de rien au départ, mais qui peut s’avérer très influente à long terme. La preuve : l’imposition du mariage homosexuel et de la PMA sans père partout dans le monde, en France, de 2012 à 2019. Ceci fut aussi une revanche suite à l’opprobre qui s’était abattu sur les homosexuels durant les funestes « années SIDA ».

Aujourd’hui, les « lgbtistes » sont un véritable pouvoir. De fait, il y a l’introduction massive de la langue inclusive, au nom de la libération infinie des mœurs ; toutes les frontières entre le masculin et le féminin devant exploser, et, en premier lieu, la notion de surmoi qui avait initialement conçu l’humanité jusque-là. Et le piège rhétorique est sans appel : refuser cette ouverture, c’est se retrouver accusé d’être un misérable « coincé ».

En attendant, nos jeunes grandissent en se posant des questions relatives à leur sexualité que leurs aïeux ne se posaient pas. Pire encore, les hommes et les femmes se séparent ; la numérisation des échanges amoureux, via Tinder par exemple, n’étant pas sans rapport avec l’obsession que génère l’amour du même pour le même, néanmoins une obsession aussi vieille que la pédérastie des pères de la philosophie. Enfin, le confusionisme comme méthode du mondialisme.

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