Le 20 janvier, jour de son intronisation, Joe Biden a signé un décret qui autorise désormais les athlètes transgenres biologiquement masculins à concourir dans les sports féminins.

Cette prise de guerre du lobby est, bien entendu, un cataclysme pour les sportives. En effet, cela va violer et fausser la valeur absolue, le point d’équilibre sur lequel repose tout l’intérêt des compétitions et l’essence même des règlements qui codifient chaque discipline : l’équité sportive.

Mais c’est plus généralement un glissement, un déclassement pour les femmes dans leur ensemble, et un retour à l’obscurantisme.

L’égalité des sexes repose sur l’égalité des chances.

Si, dans l’entreprise, cela implique que les candidats aux postes doivent être choisis pour leurs qualités et non pour leur sexe, transposé au sport, cela nécessite en revanche que les femmes soient protégées et n’aient pas à affronter de concurrentes dotées d’un génétique masculin, avec les avantages physiques et biologiques que cela induit.

Nos deux derniers ministres des Sports sont deux anciennes championnes qui n’auraient sans doute pas connu telle destinée si elles avaient été, pendant leurs carrières, battues et éclipsées par des adversaires aux avantages indus.

Cette nouvelle mesure contre-nature (au sens propre du terme) renie donc aux femmes le droit d’exceller et de s’inscrire au côté des hommes dans la légende du sport, de bâtir un palmarès, d’accéder à la notoriété, en leur promettant dorénavant un rôle de simples concurrentes, de subalternes, tandis que les transgenres – qui vont se ruer sur le sport féminin – vont confisquer les podiums, les titres et les records du monde…

Que dire des conséquences sur la et la santé des participantes lorsqu’il s’agira d’opposer une femme et un transgenre dans le cadre de sports de contact et de combat (rugby, judo, lutte, boxe, MMA) ?

Voici le cadeau fait aux femmes par Joe Biden et ses commanditaires du courant progressiste, le jour même de la cérémonie d’investiture au cours de laquelle Kamala Harris et Michelle Obama affichaient sans retenue des vêtements de couleur violette, symbole du militantisme féministe.

Comme tous les autres courants néo-marxistes, le  moderne n’est donc pas un combat pour la libération, la protection ou la sublimation des femmes, mais une nouvelle forme d’aliénation et de régression.

25 janvier 2021

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