Editoriaux - International - 3 octobre 2018

Les digues mondialistes cèdent peu à peu… même au Québec !

C’est donc au tour du Québec d’élire un gouvernement nationaliste.

Une à une, les démocraties occidentales font tomber l’ordre mondial libéral. En dépit des médias, de l’intellectualisme, des valeurs véhiculées par le cinéma et toutes les autres formes d’expression artistique et élitiste, les peuples expriment leur résistance à un modèle auquel ils ne s’identifient plus.

Les États-Unis, l’Autriche, la Hongrie, la Pologne, l’Italie, le Brexit de la Grande-Bretagne et, désormais, les provinces de l’Ontario et du Québec… Le processus est engagé partout, avec force. Les soubresauts arrivent jusqu’en Allemagne, en Suède, aux Pays-Bas.

Alors, en France, me direz-vous ? En France, c’est toujours un peu plus compliqué…
Feignant de ne pas voir la réalité en face, le pouvoir et les médias français tentent comme ils peuvent de dénigrer ces aspirations populaires. La France, encore dirigée par une élite de gauche, véhicule les sempiternelles épisodes de l’Occupation, de la collaboration, de la guerre d’Algérie. L’objectif est, clairement, de complexer le peuple en raccrochant perpétuellement les pensées patriotiques et conservatrices avec l’extrême droite du XXe siècle. Fascisme, nazisme, « ultra-droite » même, un néologisme qui ne veut rien dire d’un point de vue conceptuel et historique. Il ne fait que traduire cet aveu de désarroi de la part du système bien-pensant.

Tout cela sonne comme le chant du cygne d’une idéologie qui tente de s’accrocher vainement au pouvoir.

Après des décennies d’immigration massive, avec des millions de personnes important des cultures étrangères sur le sol des pays du Nord, il semblerait que les prémices d’un séisme géopolitique se profilent. Les peuples ne parviennent pas à s’identifier aux changements brutaux de société qui touchent tous les domaines de leur identité : la religion, les manières de se vêtir, de s’habiller, de parler, soit de vivre. Il s’agit d’un rejet quasi organique, biologique, comme une greffe qui ne prend pas.

En France, même si les grands médias voilent et maquillent la réalité pour éviter les heurts, les tensions entre communautés sont palpables. Loin des enquêtes des instituts de sondage, les paroles populaires se libèrent et expriment, sur le zinc et les réseaux sociaux, une exaspération, une crispation certaine. La fin d’un système est proche, évidente. La seule chance qu’il puisse se maintenir consiste à conserver les populations dans un mélange d’individualisme et d’hédonisme. Tout est mis en œuvre à la télévision pour bercer le téléspectateur de douces ritournelles. Mais cela ne durera qu’un temps. Il suffirait d’une simple étincelle pour que la société s’embrase, et le pouvoir le sait.

L’après-Seconde Guerre mondiale a été marqué par le grand processus historique de décolonisation des pays du Sud. Un processus irréversible, irrésistible des peuples à retrouver leur indépendance qui n’est pas sans rappeler le processus actuel des pays du Nord.

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