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Editoriaux - Politique - Religion - 25 avril 2020

L’Église ne peut être à la botte du pouvoir !

Certains s’offusquent du fait que le gouvernement ne veut pas autoriser la célébration de la messe catholique à partir du 11 mai. Ils ont raison.

Lors de la célébration du culte, nos évêques et nos prêtres sont capables, comme les maires dans leurs écoles, de faire respecter les mesures de distanciation.

D’aucuns voient dans cet ostracisme en France, fille aînée de l’Église, la marque d’une lutte contre les religions, et la principale d’entre elles : la religion catholique. Faut-il leur reprocher de voir le mal laïcard partout ? La question est posée.

En effet, notre Président manifeste a minima sa conception utilitariste de la politique ; ce qui revient concrètement à nier à l’Église catholique le droit d’accomplir sa mission et à nier la liberté de culte. Cela se voit comme le nez au milieu de la figure.

Les religions n’intéressent Emmanuel Macron que parce qu’elles doivent participer au renforcement de la résilience. Pour preuve ses initiatives au cours de la semaine qui vient de s’écouler. Son entretien avec le pape François qui lui a malheureusement donné le change. Et la visioconférence avec les représentants de tous les cultes auxquels on a joint les représentants des loges franc-maçonnes dont on se demande ce qu’elles viennent y faire, elles qui ont dans leur ADN de lutter contre les religions, et le catholicisme en particulier. Réunion que nos évêques présents auraient dû, séance tenante, quitter en claquant la porte virtuelle si ce syncrétisme leur avait été caché !

Car cette initiative politique procède d’un authentique dévoiement du rôle des religions dans la société !

Au moment où des policiers pénètrent armés dans une église parisienne et qu’on attend encore les excuses de Christophe Castaner ou de son préfet de police, on veut impliquer notre clergé dans l’effort de résilience avec la création d’un comité Théodule du même nom.

Le discours du pouvoir est clair : ne nous embêtez pas avec vos simagrées liturgiques qui ne présentent aucune utilité sociale mais venez participer à l’effort national face aux effets du confinement et de l’épidémie !

Ce qui revient à dénaturer la religion et ce pour quoi elle existe de toute éternité : le culte divin.

La résilience, oui, mais la messe, non !

Ou comment mettre l’Église à sa botte en niant ce qu’elle est : le corps mystique du Christ.

L’heure est venue, pour les catholiques, de se lever, de revendiquer leur droit à la pratique de leur culte et leur refus de cette instrumentalisation laïcarde indigne et contre-nature en espérant que les évêques, dont seuls certains réagissent comme il se doit, suivront le mouvement qu’ils devraient initier.

Nous avons besoin de nous inspirer de l’exemple d’Antigone… et de prier sainte Marie, sainte Jeanne d’Arc et sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, les saintes patronnes de notre France !

Le blog de Bernard Hawadier.

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