Le président de la République penserait-il à renoncer à son mandat pour provoquer une élection anticipée à laquelle il serait « sûr de gagner » ?

Une annonce dans une réunion privée

Ce serait un coup de poker inédit dans l’histoire de la Ve République. Le Figaro rapporte que, lors d’une réunion avec le cercle des donateurs de 2017 à Londres, il y a une quinzaine de jours, Emmanuel est intervenu à la surprise générale par visioconférence et aurait évoqué l’idée de démissionner afin de provoquer de nouvelles élections.

Une audacieuse entreprise qui permettrait, selon lui, de reprendre la main politiquement sur le pays après les crises politiques, sanitaires et sociales. L’objectif serait de provoquer de nouvelles que le président de la République serait « sûr de remporter ».

Une décision « dans les semaines ou les mois à venir »

L’Élysée a réagi auprès du quotidien en affirmant « n’écarter, par principe, aucune hypothèse » mais en assurant que la démission « n’a jamais été à l’ordre du jour ni même évoquée dans une réunion à l’Élysée ». Mais selon les participants de cette réunion et des fidèles de l’ancien ministre de l’Économie, Emmanuel serait prêt « à prendre son risque ».

Une possible démission qui pourrait intervenir « dans les semaines ou les mois à venir ». Ce serait une première dans l’histoire de la République, jamais un Président en exercice n’a démissionné pour se représenter immédiatement. Si le processus est enclenché, la campagne électorale sera éclair, l’article 7 de la Constitution prévoit « qu’en cas de vacance, le scrutin pour l’élection du nouveau Président a lieu 20 jours au moins et 35 jours au plus après l’ouverture de la vacance ».

11 juin 2020

Les commentaires sont fermés sur cette publication.