Ce 17 novembre au matin, au journal de 8 heures, a une nouvelle, une vraie. L'information, majeure pour la vie quotidienne des Français, était déjà dans Le Figaro, la veille, mais la station publique estime qu'elle vaut l'ouverture de son journal de 8 heures. Cette nouvelle, c'est l'arrivée du pronom « Iel » dans la version Web du dictionnaire Robert. Durant deux minutes - c'est long, deux minutes à la radio -, explique que l'usage de ce « Iel » est de plus en plus fréquent « dans la vraie vie et sur les réseaux sociaux ». Dans la vraie vie, vraiment ? C'est « un mot-valise utilisé par des interlocuteurs non binaires qui ne se retrouvent ni dans le genre masculin ni dans le genre féminin ». La directrice éditoriale du Robert précise que cela « répond à un besoin », car « la langue française est une langue genrée où il faut choisir son camp ». Mais « ce n'est pas à nous de juger », assure-t-elle. Elle rend compte simplement d'un usage. Selon un vieux sondage IFOP, 22 % des 18-30 ans déclarent ne pas se reconnaitre dans le schéma fille-garçon. Et personne ne les a influencés, bien sûr.

Qui vous dit que je suis un homme ? On se souvient de cette question. Déconstruire « la du monde » est le but de l’idéologie régnante. Or, ce n’est pas le « iel » du Robert - dictionnaire sans aucune autorité - qui importe, mais l’ignorance et le fanatisme qui s’installent partout. Ni le rire ni l’argumentation ne mettront fin, désormais, à une guerre idéologique totale. La Faculté est entre les mains de l’idéologie intersectionnelle. L’école, devenue un lieu non plus de savoir mais  d’endoctrinement, ne remplit plus sa mission.

Et ce n’est pas fini. Après la mise en cause de sa spécificité sexuée, c'est l’appartenance à l’espèce humaine qui est déjà mise en procès. Le mot « animal » voulant dire « être animé »,  la question sera bientôt : « Qui vous dit que je ne suis pas un animal ? » Un cochon, peut-être pas, mais une gazelle, avec ses pudeurs ? La cause animale et les droits gagnent du terrain. Les « droits animaux » seront bientôt inscrits à égalité avec ceux des « droits humains » (sic), dans une commission ad hoc.

C’est au président de la République qu’il incombe de ramener l’ordre dans le pays. Mais les Français ont-ils bien conscience de ce qui se passe derrière le nouveau ?

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17 novembre 2021

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