Selon une information de RMC-BFM TV, des perquisitions ont eu lieu, ce jeudi 15 octobre matin, aux domicile et bureau d’Olivier Véran, le ministre de la Santé. « Cette vaste opération de perquisitions, inédite et spectaculaire, concerne également l’ancien Premier ministre Édouard Philippe, l’ancien ministre de la Santé Agnès Buzyn, l’ancien porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye ainsi que le directeur général de la Santé, . »

Plusieurs centaines de plaintes avaient été déposées

Cette procédure s’inscrit dans le cadre d’une information judiciaire ouverte par la Cour de justice de la République au mois de juillet, sur la gestion de la crise durant l’épidémie du Covid-19. En effet, plusieurs centaines de plaintes avaient été déposées, venant de syndicats ou de particuliers, et neuf ont été jugées comme recevables. Elles interviennent, toujours selon nos confrères, avec pour chef d’« abstention de combattre un sinistre ».

Ces perquisitions expliquent l’absence, ce jeudi matin, de Jérôme Salomon qui était initialement prévu au micro de Jean-Jacques Bourdin.

« Un grand nombre de soignants ne disposaient pas du matériel nécessaire »

Sur BFM TV, Maître Arié Alimi, avocat du collectif Inter-Urgences ayant déposé plainte en juin auprès du parquet de Paris avec constitution de partie civile, explique : « La raison de cette plainte, c’est de dire que le gouvernement n’a pas permis aux soignants de se protéger d’une maladie qu’il savait venir et dont il connaissait les moyens de se protéger. »
Il rappelle, par ailleurs, la situation difficile des soignants qui manquaient de protections, au plus fort de la crise sanitaire : « Il y a un certain nombre de soignants qui ont été contaminés, certains ont eu des séquelles très importantes, et d’autres sont décédés des suites de la contamination au Covid. Vous le savez aussi, un grand nombre de soignants ne disposaient pas du matériel nécessaire pour se protéger alors qu’ils étaient au contact de personnes contaminées, notamment des masques, des blouses… »

L’enquête a été confiée à l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (OCLAESP) afin de chercher des éléments (rapports/documents) qui permettraient d’établir que les ministres n’ont pas pris toutes les mesures nécessaires pour lutter contre la crise alors qu’ils avaient connaissance des dangers.

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