Les médias publics sont en grève. À l’antenne de France Inter, de la musique. À l’antenne de France 2 et France 3, des trous dans la raquette des programmes habituels. Un vrai repos. Le lavage de cerveau ralentit la cadence, en tout cas provisoirement. Ça nous fait des vacances. Pourvu que cela dure, et longtemps ! C’est une idée, cela, transformer France 2 en MTV et France Inter en RTL2. Je suis même prête à payer une redevance pour accompagner ce grand pas en avant dans la marche de l’audiovisuel public vers un contenu musical rock enfin objectif ! Sonnez trompettes, chantez coucous, vive la grève ! Il y a quand même quelque chose qui fait de la peine... Ils ont l’air tellement désolés de nous priver de leurs programmes, les salariés du service public, c’en est touchant. Par exemple, France Info.

Ou France 3

Ou France 2

 

Les voilà en grève et en marche vers l’Assemblée nationale, sous les drapeaux CGT, plus nombreux que les autres. En voilà, une bonne info, une vraie qu'ils avaient oublié de nous donner : la CGT a ses quartiers derrière nos écrans !

Quand la CGT défile, c'est que la menace enfle. Pensez donc ! Le bon argent (3 milliards d’euros par an, tout de même, les enfants) ne viendra plus de la redevance, supprimée par l’homme politique chéri de France Télévisions, Emmanuel Macron (moins chéri que Jean-Luc Mélenchon, soyons justes !). Il ne viendra plus de la redevance, ce gros chèque, mais… des caisses de l’État ! Vous me direz, la redevance, c’était bien l’État qui nous la prenait et la redistribuait à la grande maison de l’audiovisuel public aux dix mille bouches à nourrir, non ? Et oui, c’était l’État. Et là, ce sera l’État, mais ce n’est pas exactement la même caisse de l’État, alors, ça pose problème, vous comprenez ? Non ? Bon, déjà, la redevance ne suffisait pas à tout financer et l’État mettait la main à la poche pour compléter. Et pas qu’un peu. Mais là, si l’État paye tout, garantit les salaires, les avantages, les milliards d’euros des sous-traitants et tout, cela pose problème ? Vraiment, bousculer ainsi de braves salariés du service public qui ne demandent que le changement, le dynamisme et le progrès, c'est dur ! Car oui, la Macronie a touché à la vache sacrée, celle qu’on ne doit bousculer sous aucun prétexte, même si elle est couchée en travers de la route des réformes. Amour, gloire et beauté (France 2), Chacun son tour (France 2), Tout le monde veut prendre sa place (France 2), tous ces programmes que le monde entier nous envie, qui marqueront l’histoire mondiale des médias, c’est de la culture, madame. Avec un grand C. Car c'est le service public avec un grand P. Et ça se respecte, ça !

D'ailleurs, on s’y connaît, en respect, à France Télévisions et à Radio France. Pour respecter l’équité des temps de parole politique, la neutralité qui s’attache au statut ultra-privilégié de cet énorme paquebot, deux à trois fois plus peuplé que , pour être un tout petit peu équitable à l’antenne, il n’y a personne. Le désert. Mais quand l’État, pour les nourrir, plonge la main dans la poche au lieu de la plonger dans la poche gauche, alors, on agite des bannières rouges et on marche sur l'Assemblée nationale.

Bon, soyons francs, on a compris ce qui les tracasse, nos malheureux salariés de l'audiovisuel public. L’État, contrairement au bon actionnaire privé type Bouygues chez , varie plus vite que le climat en période de réchauffement. Demain, un méchant pouvoir (un pouvoir RN ? Grrrr) pourrait décider qu’un audiovisuel qui coûte aussi cher n’est plus nécessaire et aussitôt, couic ! le budget serait réduit comme peau de chagrin. Mais la redevance, c’est pareil, les gars. Regardez Macron : d’un coup, couic itou, plus de redevance ! Le confort du service public n'est plus ce qu'il était. On vous le dit, amis de France Télé et de Radio France, tout fout le camp !

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28 juin 2022

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40 commentaires

  1. A mon avis les journalistes ne doivent pas être des  » fonctionnaires lecteurs  » du gouvernement !
    C’est une bonne chose que la taxe TV soit supprimée car la plupart des Français n’écoutent plus ni France inter , ni France 2 et BFM TV qui sont à la solde du gouvernement !

  2. Bonjour ,Je vais devoir me faire l’Avocat du Diable pour défendre les radios du service public .Oui ,France Inter,France Culture ,France Info ,sont scandaleusement orientées dans la propagande « gauchissante « Oui ,ils se permettent des invectives face à des invités qui sont comme devant un tribunal ,jugés et condamnés sans appel .Mais il n’y pas que cela ;il y a encore des émissions excellentes .La disparition des radios du service public seraient une catastrophe .

  3. Je suis très favorable à cette grève . Qu’elle dure ad vitam aeternam ! De toute façon CNEWS et Europe nous distillent suffisamment d’infos , comme les journaux-papier de notre choix . France Inter avec ses journalistes dhimmis est une officine islamo-gauchiste bien connue . Cohen transpire la haine des Français (blancs , noirs , jaunes , bronzés …) qui pensent différemment . Quand est-ce que ces idéologues disparaîtront de nos écrans et de nos radios ? Ernotte avec ! Marre des films US !

  4. Si ça pouvait durer éternellement…. Que les « comiques » pas drôles de France Inter, avec leur intolérance et leur sectarisme de gôôche, se taisent le plus longtemps possible. Quel bonheur ! Merci la grève ! !

  5. Ah si l’afp pouvait les rejoindre et tous pour une grève illimitée… au moins les JT cesseraient de baver leurs conneries.

  6. Moi je pense aux pauvres auditeurs frustrés de leurs élucubrations quotidiennes…Mais qu’ils se rassurent: leur intox reprendra vite, trop vite hélas, et toujours financée par NOS sous!

  7. Ce sont les mêmes qui continueront à payer… selon une échelle différente.
    Le risque est que, lors du débat budgétaire, certains exigent des coupes…
    Patrick Cohen ne risque rien. Le lèche-botte selon NDA lors d’un échange historique !

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