En république LGBT, les escadrons de la propagande woke tournent à plein régime ; pour preuve, la récente campagne d’affichage de Santé publique France sur l’acceptation des minorités sexuelles, campagne venant en renfort aux plus chroniques gavages de cerveau médiatiques, publicitaires et « culturels ». Pourtant, outre-Atlantique, la contre-offensive s’organise. Ce n’est pas encore l’opération Overlord, mais la résistance contre cette propagande digne d’une occupation progressiste des esprits commence à prendre forme sur plusieurs fronts.

Une association de défense de consommateurs, la Consumers’ Research, une association sans but lucratif conservatrice centenaire, a récemment lancé une vaste campagne publicitaire nationale de plus d’un million de dollars à l’encontre de trois grandes multinationales américaines, American Airlines™, Coca-Cola™ et Nike™. Trois spots publicitaires seront diffusés, entres autres, dans les États où ces entreprises ont leur siège social, les exhortant à se concentrer sur leurs clients plutôt qu’à leur « politique woke » et leur stratégie de communication progressiste. L’association finance une campagne majeure de name and shame (« nommer et accabler ») ciblant nominativement les PDG en question qui abusent de la notoriété de leurs produits pour servir un « activisme capitaliste woke » visant la promotion politique et sociétale de « la diversité, l’équité et l’inclusion ».

Selon le Wall Street Journal et le Washington Times, les accusations d’hypocrisie visent, par exemple, la position de la compagnie aérienne dénonçant les nouvelles lois électorales sur l’identification dite « stigmatisante » des électeurs alors que celle-ci exige de ses passagers une pièce d’ pour prendre l’avion et bénéficie, de surcroît, de renflouements publics. Idem pour la marque de soda, sur la promotion de l’obésité infantile tout en faisant campagne contre la grossophobie ; mais aussi le soutien de la marque de chaussures au militant Black Lives Matter, le sportif Colin Kaepernick représentant a posteriori de la marque et précurseur du genou à terre durant l’hymne national en signe de contestation « contre le racisme et les violences policières ». Nike™ est accusé d’avoir eu recours à des travailleurs forcés en Chine pour la fabrication de ses produits « équitables » et a été ridiculisé pour une publicité qui montrait une femme en burqa sur une planche à roulettes qui se transforme en une militante LBGT tenant une torche arc-en-ciel. Et j’en passe.

Chacune des annonces se termine par un slogan choc : « Coca-Cola fait de la politique. » « Il est temps que ces géants d’entreprise rendent des comptes. » « Pourquoi le PDG Doug Parker essaie-t-il d’apaiser la gauche radicale ? » « Plutôt que d’embaucher des Américains, Nike a choisi la Chine. » Nul doute, le premier amendement de la Constitution des États-Unis sanctuarise assez bien la liberté d’expression. Pour rappel, en république Liberté, Égalité, etc., début 2020, à Paris, une campagne de pub menée par Alliance VITA qui dénonçait la loi sur la et s’opposait à l’avortement et la avait été retirée, le jour même, des gares de métro à la demande de la très LGBT-friendly Anne Hidalgo. Pour paraphraser Jean de La Fontaine, dans Les Animaux malades de la peste, selon que vous serez progressiste ou conservateur, de gauche ou de droite, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir, rendant de plus en plus caduque la chimère contemporaine de liberté ou d’égalité d’expression.

Selon le psychologue américain Steven Pinker, « le statut de victime sert de prétexte à la prise de pouvoir ». Après le politique et le sociétal, le victimaire va-t-il réussir à prendre le pouvoir économique ? Mais encore, que dire de toutes ces grandes enseignes de l’alimentation, du sport, de la culture qui délocalisent et nous abreuvent de diversité, de métissage, d’inclusion, de ramadan, de migrants et d’immigration ? Verra-t-on, un jour, une campagne dénonçant les buts inavoués de leur propagande ?

29 mai 2021

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