Editoriaux - Industrie - Politique - Santé - 29 novembre 2017

Environnement : le monde pris au piège par une minorité

Au moment où la COP23 prend fin dans un contexte marqué par les réserves exprimées par les États-Unis sur les questions environnementales, nous demeurons convaincu que la responsabilité des humains sur les changements climatiques n’est pas scientifiquement établie malgré la pensée dominante.

Du fait d’un petit noyau de politico-intellectuels défendant leurs intérêts égoïstes, l’humanité tout entière continue d’être « embarquée » dans un combat vain, perdu d’avance, et fortement mobilisateur d’énergie avec des annonces de fonds verts irréalistes. La question environnementale semble avoir été agitée pour des raisons géopolitiques à partir de 1972, dans un contexte où la Chine s’apprêtait à allumer le feu de son décollage économique irrésistible et où des anticipations de crises en Europe se faisaient entendre.

La Terre ainsi que l’univers ont été créés, il y a des milliards d’années, selon un fonctionnement programmatique qui n’a rien laissé au hasard. Les planètes qui gravitent autour du Soleil, la répartition spatiale harmonieuse des ressources au niveau du sous-sol et à la surface terrestre doivent assurément intriguer l’homme, qui ne cerne toujours pas, malgré des siècles de progrès techniques et scientifiques, les critères à l’origine d’une telle répartition ; encore moins pourquoi ces différentes ressources ont été déterminées avec mesure (alternance entre sécheresse et inondation, raréfaction saisonnière des ressources halieutiques, cantonnement de nos plans de production agricole à des moments prédéterminés de l’année, etc.).

Le poids de la Terre et ses énormes capacités de stockage doivent amener tout esprit épris de raisonnement à admettre son caractère parfaitement apte à faire face à nos besoins de subsistance. Sans compter notre atmosphère, qui est par essence infinie.

La Terre ainsi que l’univers fonctionnent sur la base d’une logique de système avec ses propres objectifs, ses mécanismes d’autocontrôle et d’autorégulation et, naturellement, ses pouvoirs de sanction à chaque fois que ses équilibres et son harmonie sont rompus. Parmi ceux-ci figurent quelques exemples : l’eau du fleuve et de la mer qui ne se mélangent pas ; les éléments de la création produits, tous, en couple ; l’alternance de la nuit et du jour, les montagnes positionnées à des endroits vulnérables de la Terre pour les stabiliser, les créations biologiques (animaux, humains ou végétaux) qui obéissent à des normes et logiques bien définies dont les vocations premières semblent être la régénération, la conservation de l’identité et le respect de cycles naturels programmés.

Or, force est de constater que l’homme remet en cause fondamentalement le fonctionnement du système par les organismes génétiquement modifiés (OGM), l’altération de diverses créations (cueillette prématurée de fruits et légumes, croisement d’animaux), la pratique d’actes contre nature, les crises morales, la corruption engendrant des déséquilibres fondamentaux dans l’allocation judicieuse des ressources au niveau planétaire et la perte d’éthique.

Cette rupture dans l’harmonie crée des désordres nuisibles aux progrès économiques et sociaux de l’humanité. Et les phénomènes naturels nous le rappellent à chaque fois.
Toutes nos difficultés en matière environnementale proviennent, à notre avis, plus de ces dysfonctionnements dans la cohérence du système que d’un surplus de gaz carbonique rejeté dans l’atmosphère.

L’humanité fait-elle preuve de lucidité en prenant position en faveur d’une question environnementale incontrôlable au détriment de questions vitales liées à la malnutrition et à la santé des enfants, à la vulnérabilité des femmes, à l’exploitation rationnelle des forêts pour des besoins de subsistance et à l’utilisation de notre potentiel industriel pour la croissance ?

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