Est-ce de l’ensauvagement ou n’en est-ce pas ? Dans les salons de la Macronie, la bataille fait rage. Dès qu’il entend ce mot, Éric Dupond-Moretti bondit sur sa chaise. Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin persiste. « Oui, mon cher, il s’agit bel et bien d’un ensauvagement. » Dupond s’étrangle. « Retenez-moi ou je fais un malheur ! » Il faut séparer les deux hommes avant qu’ils n’en viennent aux mains. Dérangé par les éclats de la dispute, le justicier masqué Jean Castex arrive au galop. La au sein du gouvernement doit être jugulée. « Fermez le ban », assène-t-il d’un coup d’épée dans l’eau. « Il n’y a pas de polémique. ».

Réflexion qui tombe à pic, puisque selon l’homme enrobé au bord de l’apoplexie, il n’y a pas d’insécurité non plus. Tous les bans sont à fermer. Il n’y a qu’un « sentiment » d’insécurité. « C’est de l’ordre du fantasme », affirme Éric Dupond-Moretti, plus indigné que jamais, au micro d’ 1. Et d’énumérer sur ses doigts les trois raisons qui génèrent cette inquiétude ressentie par les Français.

En pole position, nous avons : les difficultés économiques. Vient ensuite le Covid-19 et, enfin, ces satanées chaînes d’info qui sèment la panique. Secouez l’ensemble dans un shaker et vous obtenez un terrible sentiment d’insécurité.

À ce stade de négation du réel, seul un service de réanimation pourrait ramener Dupond-Moretti sur la terre ferme.

Le choix d’un personnage qui enfile tant d’inepties à la minute en dit long sur la volonté d’Emmanuel Macron de mettre un terme à cette vague de sauvagerie qui sévit sur le pays.
Le message est clair. Tout va très bien, Madame la marquise. Et à bien y réfléchir, les véritables fautifs ne seraient-ils pas ces Français qui trouvent le moyen de s’angoisser pour rien ? La question est posée en filigrane.

Gérald Darmanin rappelle que « le ministre de l’Intérieur et de la Justice travaillent ensemble ». À trouver le bon mot. « Mais puisque je vous dis qu’il s’agit d’un ensauvagement ! » « Ah, je ne vous permets pas ! Un mouvement d’humeur, tout au plus ! » « Comment ? Mais vous n’y êtes pas du tout ! »

L’Académie française sera consultée. Le doyen envoyé sur le terrain pour tenter de déterminer la juste appellation. De retour sur un brancard, il rejoindra Dupond en salle de réanimation… « Maître, à votre sujet, j’ai trouvé le bon mot, mais je crains qu’il ne vous froisse et que vous n’explosassiez. »

3 septembre 2020

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