« Si on écoute les gens qui sont pas contents, on ne fait plus jamais rien. Il faut accepter de passer outre les désagréments. »

Cette déclaration d’ date du 24 août 2019, quand l’organisation du G7 à Biarritz faisait gronder les habitants de la ville, mais elle est assez révélatrice de tout un état d’esprit : les Gaulois réfractaires ne cessent de braire. Puisqu’on ne peut pas les satisfaire, passons outre et continuons nos petites affaires, ils finiront bien par se taire. Résignés. Ou dégoûtés. C’est même sans doute pour cela qu’ils ont arrêté de voter.

Prenons le « sentiment (sic) d’insécurité ». Que veulent-ils de si dingue, choquant, improbable, ridicule, ébouriffant, atroce, impossible à mettre en œuvre par les gouvernants ? Pendre les délinquants par les pieds, les faire bouillir à petit feu dans une marmite, les mettre en orbite dans une capsule spatiale, les condamner aux travaux forcés sur la Lune jusqu’à ce qu’ils aient réussi à y faire pousser des champs d’hortensias ? Ils sont fous, ces Gaulois !

Mais non, rien de tout ça. L’IFOP, pour CNews, est allé bêtement leur poser la question : que préconisez-vous pour lutter contre la délinquance ? Trois solutions arrivent en tête, simples comme bonjour : la première est l’application systématique des peines de prison prononcées. Hé, hé, une condamnation exécutée, encore fallait-il y penser !

Arrive ensuite l’expulsion des délinquants étrangers, après qu’ils ont purgé leur peine. Garde-t-on chez soi les sympathiques invités qui, pour vous remercier de votre accueil, vous ont agressés ? Sauf à être suicidaire, jamais, c’est bien clair.

Vient, enfin, la privation des aides sociales pour les familles de mineurs délinquants multirécidivistes. C’est toute l’économie familiale qui est ainsi : les parents ont des enfants et en sont responsables. C’est parfois pénible, et même très pénible, mais lorsqu’un rejeton fait une bêtise, qu’il vende de la drogue ou qu’il casse des lunettes dans la cour de récréation, ce sont les parents qui doivent assumer. Jusqu’à la majorité de leurs chers bambins. Des banalités crasses, donc, quelque part entre l’eau tiède et le fil à couper le beurre. Rien de révolutionnaire. Des évidences et du bon sens pour lutter contre la délinquance. Monsieur de la Palice, président !

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