Édouard Balladur est mort

L'ancien Premier ministre est mort dans sa 98e année à Paris.
Brève 1

L'ancien Premier ministre Édouard Balladur est mort, ce 31 août à Paris, à l'âge de 97 ans.

Ancien élève de l'ENA, conseiller d'État, Édouard Balladur était né à Izmir (Turquie) en 1929. En 1964, il entre au cabinet de Georges Pompidou, Premier ministre. Lorsque ce dernier est élu président de la République en 1969, Édouard Balladur le suit à l'Élysée où il devient général adjoint de l'Élysée pour seconder Michel Jobert, auquel il succède en tant que secrétaire général en avril 1973. Après la mort de Georges Pompidou et l'élection de Valéry Giscard d'Estaing, il retourne au Conseil d'État.

Il devient, par la suite, député RPR de Paris en 1986, puis ministre d'État, ministre de l'Économie et des Finances, sous le gouvernement Chirac, lors de la première cohabitation. De 1993 à 1995, il fut Premier ministre de François Mitterrand sous la seconde cohabitation.

Candidat à la présidence de la République en 1995, il échoue avec 18,58 % des suffrages, derrière Jacques Chirac (20,84 %) et Lionel Jospin (23,30 %). Il appela à voter Jacques Chirac. Il restera député de 1995 à 2007.

Il rejoint son épouse Marie-Josèphe, morte le 31 décembre 2025 à l'âge de 91 ans.

Vos commentaires

40 commentaires

  1. Il sera parti comme d’autres avant lui avant d’avoir eu à subir l’œuvre de leur vie d’européiste sans frontiériste, bien que les prémisses d’une vie d’enfer pour nous, pas pour eux, aient pu, je l’espère, lui faire avoir quelques remords. Toutes mes condoléances à la famille.

  2. Je pose une question de faux naïf : et si Balladur l’avait emporté sur Chirac, en serions-nous là aujourd’hui ? Il faut lui reconnaître qu’il avait le nez creux. né à Smyrne, il savait les ravages du radicalisme islamique. Pour sûr, Chirac était plus flambard, chevau-léger, hussard en campagne électorale. Un explosif. Balladur implosait. Ah si leur amitié de trente ans n’avait pas fait boum. Ah si le nez de cleopatre…Ah si Mendes-France avait eu le destin de Mitterrand !…

  3. Et alors , tout le monde l’adore maintenant alors que l’histoire des vedettes et des rétrocommissions avec morts d’hommes de la DCN , personne n’en parle ; bon comparé aux politiques d’aujourd’hui , il n’ y a pas photo , je l’aurai bien vu mettre une baffe à Hollande et Macron pour indiscipline et vols à l’Etat, il avait un peu plus de hauteur mais on ne va pas le plaindre tout de même , ce n’est pas l’usine qui l’a tué celui-ci

  4. Je ne suis pas un inconditionnel! Mais tout de même, il aurait pu nous éviter la pire chose: Chirac. Comment, par quel pacte secret, signé avec qui? Chirac a-t-il pu, grâce à la presse, et à d’autres forces plus ou moins occultes, battre Balladur? Le saurons-nous un jour.La voie était libre pour Chirac qui a fait plus de mal que Tonton, Hollande et Macron réunis! Je ne sais pas ce qu’aurait fait Balladur, mais certainement moins catastrophique que Chichi!

  5. Si Edouard BALLADUR avait gagné l’élection présidentielle contre Jacques CHIRAC, je pense que tout aurait changé (car, lui était vraiment de droite) , et d’ailleurs N. SARKOZY ne s’y était pas trompé en soutenant E. BALLADUR ! dommage !

  6. Qu’on soit pour ou contre, les politiques de cette époque avaient autrement plus de classe que la gangrène qu’on se draine actuellement, politiques surtout de gauche, vulgaires, médiocres, stupides, incultes … à la mesure d’une majorité de ses habitants. Avec tout mon mépris.

  7. Merci pour ce titre lapidaire, marre de ces titres ou le mot serviteur est servit à toutes les sauces. C’était un haut fonctionnaire qui a oeuvré pour le pays et non un « serviteur » qui aurait été corvéable à volonté..

  8. En de telles circonstances, il est d’usage de faire l’éloge de ceux qui partent pour leur dernière demeure. Edouard Balladur était un homme de très grandes qualités dont celles de la courtoisie et d’une éducation sans faille. Il s’exprimait dans un langage châtié et possédait une grande culture. Mais je ne lui pardonnerai jamais, en tant que Premier Ministre en 1993, le passage de la retraite du privé qui sera calculée dès lors non plus sur les 10 mais sur les 25 meilleures années tout en évitant de toucher à celle des fonctionnaires. Cela a eu pour effet une baisse drastique du montant de la retraite des femmes surtout celles ayant eu une famille nombreuse et donc une carrière hachée. Effet qui occasionne, encore de nos jours, des difficultés à vivre décemment. Qu’elles soient veuves ou célibataires, l’inégalité homme/femme concernant le montant des pensions ou celui des salaires se poursuit.

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