Éclats de femme : l’association de Claire Geronimi arrive à Marseille, la gauche en PLS

Olivier Rioult, le maire RN des 11e et 12e arrondissements, va mettre un local municipal à disposition de l’association.
Eclats de femme Claire Geronimi

Marseille, mairie des XIe et XIIe arrondissements. À l'occasion du conseil municipal de secteur, le nouveau maire, Olivier Rioult (RN), a mis au vote la mise à disposition d’un local à l’association Éclats de femme. Malgré de vifs débats, la convention a bien été actée. La gauche n’avale pas la pilule, les médias de ce bord en tête.

Sur Marsactu, un média en ligne, le premier à s’être indigné de ce partenariat, tout est mis en œuvre pour discréditer la structure, fondée en 2024 par Claire Geronimi après avoir subi, à Paris, un viol par un Centrafricain sous OQTF. Pour cela, rien de mieux que d’agiter l’épouvantail Pierre-Édouard Stérin, un « milliardaire ultraconservateur », et d’insinuer, en titre, que l’association ne serait pas « féministe ».

Même chose, voire pire, dans les colonnes de La Provence. Le quotidien régional, propriété de Rodolphe Saadé, un grand ami d’Emmanuel Macron, affirme que « cette association n’est pas n’importe laquelle au sein de la nébuleuse d’extrême droite », avant de préciser à son tour qu’elle « est financée par le milliardaire Pierre-Édouard Stérin », dont l’objectif est d’« influencer la vie politique française sur une ligne conservatrice et catholique identitaire ». Le nom de Stéphane Ravier, qui n’a rien à voir avec l’association Éclats de femme, est également cité. Plus il y a de confiture, meilleure est la tartine.

À boulets rouges

Évidemment, les opposants politiques du Rassemblement national ont aussi sauté sur l’occasion pour critiquer le maire de secteur. Le Printemps marseillais, parti de Benoît Payan, s'en est donné à cœur joie. Marie Batoux, adjointe au maire de Marseille en charge de l'éducation populaire, a déclaré, sur X : « Olivier Rioult met en danger des femmes. »

Pascaline Lécorché, adjointe au maire en charge de l’éducation, du soutien scolaire et des activités périscolaires, s’en est, elle, prise à l’association car, selon elle, « sous couvert de défendre les femmes, Éclats de femme instrumentalise les violences sexistes et sexuelles pour servir un agenda politique et alimenter des discours de stigmatisation ».

L’adjointe au maire au commerce, Rébecca Bernardi, a pour sa part donné une tournure plus politique à sa critique : « Soutien de Pierre-Édouard Stérin, proximité avec l’UDR… tout se mélange. On voit bien qu’Olivier Rioult veut faire un coup politique. Et en tant que femme, c’est violent à recevoir. Car il s’agit de placer l’idéologie avant le soutien aux femmes. »

Les Insoumis des Bouches-du-Rhône se sont, quant à eux, fendus d’un communiqué pour dénoncer une « récupération politique » et une instrumentalisation « au service d'un discours identitaire ». Ils demandent le retrait de la convention car, selon eux, la situation « pose un problème politique et démocratique évident ».

Tous semblent oublier que l’association est dite d’intérêt général depuis 2025 et, donc, qu'à ce titre, un maire peut mettre à disposition un local communal. Tous semblent également oublier que là où la gauche est élue, elle ne se met aucune barrière lorsqu’il s’agit de subventionner des associations ouvertement de son bord. Benoît Payan en a fait la démonstration en accordant une aide de 130.000 euros à SOS Méditerranée, en 2024.

Toute honte bue

Olivier Rioult n’a pas manqué de le faire remarquer à nos confrères de Marsactu : « En matière d’idéologie à travers les associations, l’opposition de gauche n’a de conseils à donner à personne. » Le maire des XIe et XIIe arrondissements ne se laisse pas démonter.

« À partir du moment où l'association fait un bon travail et qu'elle accueille toutes les victimes, explique-t-il à BV, où est le problème ? Finalement, nous sommes exactement dans la même situation que celle que décrivait Claire Geronimi dans son livre, Le Hall d’entrée, où elle disait qu'elle avait été confrontée à la violence froide des institutions, et notamment d'institutions militantes parce que celui qui l'avait violée n’avait pas le bon profil. » Parce qu’elle est vice-présidente de l’UDR, parce qu’elle est de droite et parce qu'elle a été violée par un étranger en situation irrégulière, pour la gauche, Claire Geronimi ne serait pas en mesure d’aider les femmes victimes de violences. « C'est eux, finalement, qui ont une posture idéologique », tacle Franck Allisio, le directeur de campagne lors des dernières municipales.

Olivier Rioult rappelle, en outre, qu’il ne s’agit pas d’une subvention accordée par sa mairie mais d’une « convention de partenariat » pour « donner de la visibilité à l’association parce qu’elle ouvre une antenne à Marseille ». Il insiste sur le « travail admirable et remarquable que fait Claire Geronimi » auprès des femmes. Et de rappeler : « Ce n’est pas parce qu'on soutient cette association qu'on n'est pas capable, aussi, d'apporter notre soutien à d'autres. » La droite a cette ouverture d’esprit que n’a clairement pas la gauche.

Vos commentaires

26 commentaires

  1. Bravo à Claire Géronimi ! Et je suggère aux féministes autoproclamées de la « gauche bien pensante car dans le camp du bien », d’aller prendre quelques vacances à Téhéran, Kaboul, ou tout autres endroits bien connus pour l’égalité hommes / femmes et inclusifs vis à vis de la communauté LGBTQIA++… Bon, il leur faudra beaucoup de courage ! Plus que pour s’en prendre à une jeune femme courageuse, qui a fait de son drame personnel une arme pour aider d’autres femmes.

  2. La totalité de la gauche dans leurs réactions montre une nouvelle fois que lorsque vient marcher dans ses prés carrés , elle dénigre, insulte , méprise toutes associations , structures qui ne fait pas de prosélytisme gôchistes .
    2027 va voir apparaitre des troubles fomenter par la totalité de la gauche aux élections, refusant le résultat si ce n’est pas un de ces candidats qui arrive au poste suprême.

  3. Nous ne sommes plus étonnés par cette stigmatisation permanente de tout ceux qui contreviennent au discours politiquement correct.
    Il nous reste une seule arme : faire des dons à cette association afin qu’elle puisse soutenir et accompagner les victimes, toutes les victimes !

  4. Si c’est voté en conseil , et si pas content, on attend le prochain conseil ou la prochaine majorité. Point barre.

  5. Ce sont tous des minables ! Et ça se dit de gauche !
    Toute cette bande est incapable de protéger les femmes, les enfants et se permet de critiquer cette décision ! ?
    Bravo Claire, vu ce que vous avez subi, vous êtes la mieux placée pour aider les femmes.
    Bon courage !

  6. Olivier Rioult est un élu du peuple marseillais, si c’est dans ses prérogatives de passer de telles conventions il a entièrement raison. Le principal c’est d’occuper l’espace sociétal. Soutien total à son initiative, ainsi qu’à l’association « éclats de femmes », Claire Géronimi est courageuse et elle sait de quoi elle parle, ayant souffert dans sa chair de sévices insupportables.

  7. C’est très bien mais la question 1ère est pourquoi ce genre d’Association existe? C’est la preuve que notre pays est pourri.

  8. La gauche est le cancer maintenant incurable de la France.
    Et le centre mou se tait, et dans centre mou, je mets la presse et la conférence des évêques de France incapable de dire quoique ce soit sur des sujets de son domaine.

  9. Cette association ne peut pas faire moins que les Féministes actuelles qui sont d’extrême gauche. Donc bienvenue Claire Geronimi

    • LFI ,ces initiales peuvent signifier aussi La France Irresponsable,La France Infecte, La France Immonde, La France Intolérante, La France Impitoyable….

    • @cidcampeador

      C’est toute la gauche, pas seulement les LFIstes qui s’attellera à cette funeste tâche.

      • Tout à fait, Faure suivra au même titre que les autres groupuscules, en passant même par le modem.

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