[POINT DE VUE] Pas de perpétuité pour les violeurs d’enfants en série : merci la gauche…

La priorité pour régler les problèmes de criminalité sexuelle, c’est évidemment de « casser la culture du patriarcat ».
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C’était un projet de loi qui devait faire consensus pour des raisons de simple bon sens. C’est, aujourd’hui, une idée en passe d’être abandonnée, même si le gouvernement a demandé aux députés de procéder rapidement à une seconde lecture. De quoi s’agit-il ? D’une proposition de la majorité présidentielle qui souhaitait que les coupables de viols en série sur des mineurs soient condamnés à la perpétuité. Après l’affaire Lyhanna, qui pour de nombreux observateurs était l’affaire de trop vis-à-vis de l’opinion publique, le gouvernement avait choisi cette mesure phare pour montrer qu’il prenait le problème à bras-le-corps. C’était compter sans la gauche qui, vendredi 17 juillet, à une courte majorité, a fait basculer le vote dans le camp du « non ». Selon la formule consacrée, « l’Assemblée n’a pas adopté ».

Pourtant, le fait d’enfermer à perpétuité des prédateurs sexuels n’est pas politique, à moins qu’on n'en reste à la lecture de Foucault sur le rôle politique de la sanction. Sans même rouvrir le débat sur un éventuel rétablissement de la peine de mort pour de tels monstres, sans même parler de perpétuité réelle (puisque la « perpétuité » française ne vaut jamais emprisonnement à vie), on peut tout de même se dire que la société va mieux quand des violeurs d’enfants en série sont derrière les barreaux le plus longtemps possible.

« Des aggravations de peines qui ne servent strictement à rien »

Cette analyse a dû sembler trop réactionnaire aux députés de La France insoumise et du Parti socialiste. Côté LFI, Gabrielle Cathala a fustigé « des aggravations de peines qui, on le sait, ne servent strictement à rien pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles ». Le fond de son discours consistait à dénoncer l’approche prétendument archisécuritaire du gouvernement et à réclamer, comme assez souvent, plus d’argent pour les associations (les célèbres « assoces »). Côté PS, c’est Ayda Hadizadeh qui s’est insurgée contre une mesure qu’elle juge « symbolique ». Selon elle, enfermer les violeurs n’est pas le plus important. Non, la priorité pour régler les problèmes de criminalité sexuelle, c’est d’abord et avant tout de « casser la culture du patriarcat ». Oui, oui. Si on tue le patriarcat, les enfants pourront se sentir en sécurité, même à l’ASE, même à la mairie de Paris. C’est l’évidence, non ?

Le cas éclairant du Dr Le Scouarnec

Aurore Bergé, qui milite pour l’adoption de ce texte, ne s’avoue pas vaincue pour autant. Elle a pris un exemple éclairant, celui du docteur Le Scouarnec, un pédocriminel au palmarès atroce : « Dans un cas comme celui de Le Scouarnec, qui a commis 299 viols sur mineurs, il n'était pas possible de requérir la perpétuité. Il a ainsi été condamné pour une peine maximale de 20 ans. » Ce simple exemple devrait suffire à n’importe quel esprit sensé, mais il faut croire que le bon sens ne parviendra jamais à faire son chemin à gauche. Un autre vote est prévu mardi 21 juillet. On espère que les autres camps de l’Hémicycle parviendront à mobiliser leurs troupes.

En attendant, il va bien falloir que ces gens nous disent un jour pourquoi ils aiment tant la mort et le chaos. Pour l’euthanasie, il y avait du monde. Pour protéger les enfants, c'est moins évident. Un tel décalage nous renseigne sur les priorités des députés de gauche. Casser la culture du patriarcat, perfuser les associations avec l’argent du contribuable, c’est bien. Mettre sous les verrous des violeurs d’enfants en série, c’est mal. À ce niveau d’inversion totale des valeurs, à ce niveau de déconnexion des attentes du peuple, on est tenté de dire à Emmanuel Macron, en réponse à ses propos récents, que ce ne sont pas les sondages qui font l’élection, c’est vrai. Ce qui fait l’élection, c’est le comportement de la classe politique.

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Arnaud Florac
Chroniqueur à BV

Vos commentaires

75 commentaires

  1. Il serait grand temps de rendre obligatoire la présence de nos chers députés et sénateurs les jours de vote, sous peine de sanctions financières très lourdes en cas d’absence injustifiée.
    Ceci permettrait aux trouillards et autres adeptes de week-ends prolongés, de faire preuve d’un minimum de respect vis à vis des pauvres électeurs qui leur permettent de vivre grassement de la sinécure dont ils bénéficient!

  2. Il faut être naïf pour s’étonner de l’obstruction de la gauche. En effet qui signait dans les années 70 des pétitions dans Libération pour légaliser la pédophile, sinon la gauche ? En outre pour la gauche la victime est le coupable : la société en a fait un pervers. Pour la gauche il faut défendre le coupable, pauvre victime du système, contre la société qui l’a conçu. Tant pis pour les victimes passées et à venir.

  3. Le quorum existe à l’Assemblée nationale, il est de 289 députés. Mais apparemment on peut s’en passer en douce, si personne ne dit rien. C’est cela qu’il faut changer pour éviter que des élus malhonnêtes fassent ce qu’ils veulent sans tenir compte de la volonté du peuple qu’ils sont supposés représenter (Ouaf ! Ouaf !) . Le quorum est appliqué partout, y compris en conseil municipal, ce n’est inapplicable que là où on a affaire à des tordus mal intentionnés.

  4. Même le dicton « femmes et enfants d’abord » est inconnu des gauchistes… Si un pays n’est pas capable de défendre les plus faibles, je ne parle pas des migrants tous jeunes adultes, alors les juges et nos « élites » n’ont plus aucune valeur. L’insurrection gronde et notre colère sera à la hauteur de leur immoralité!

  5. Indépendamment du scandale de ce refus de sanctionner les prédateurs sexuels, ce vote pose, une fois de plus, le problème de l’absentéisme à l’Assemblée. Bien sûr, cela nous paraît scandaleux, et on en vient à souhaiter que nos députés soient payés au prorata de leur temps de présence.
    Mais… les salariés, ils font 35h par semaine, plus éventuellement un nombre limité d’heures supplémentaires. Quel est le nombre hebdomadaire d’heures de séance à l’Assemblée ???

    • Le rôle de l’Assemblée Nationale est dévoyé.
      La plupart des députés sont des profiteurs fauteurs de troubles.
      Quant à la représentation du peuple, douce rigolade.
      L’absentéisme des députés devrait être sanctionné comme dans les entreprises.

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