Après quatre jours de tension intercommunautaire entre Tchétchènes et Maghrébins dans la capitale bourguignonne, une quinzaine de représentants des deux communautés se sont réunis dans une mosquée pour convenir d’un arrêt des affrontements.

Une mosquée proche des Frères musulmans

Qui aurait pu réconcilier la communauté tchétchène et maghrébine après quatre jours de scènes de guerre dans les quartiers de ? Pas l’État, aux abonnés absents. C’est un imam sunnite, dénominateur commun des deux communautés, qui a rempli ce rôle en début de semaine, selon Marianne.

Mardi 16 juin, aux alentours de 22 h 30, une quinzaine de représentants des deux communautés se sont retrouvés dans le jardin de la mosquée de la Fraternité, à Quétigny, dans la périphérie de Dijon. Des pourparlers qui avaient débuté dès le samedi 13 juin, sans suite, jusqu’au lundi.

Quatre jours de guerre intercommunautaire

Fait symbolique, ces échanges interviennent quelques heures seulement après la visite du secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, à la préfecture de Dijon. C’est donc auprès d’un imam proche des Frères musulmans, Mohammed Ateb, que la conciliation sera trouvée. « Nous formons une seule communauté », avait lancé l’autorité religieuse.
Les violences trouvaient leur source dans l’agression d’un jeune Tchétchène de 19 ans, jeudi 11 juin, devant un bar à chicha. Établissement qui subira un raid punitif, quelques jours plus tard, de la part de dizaines de personnes issues de sa communauté et venant des quatre coins de la France… et de l’Europe. Après trois jours d’intimidations et de règlements de comptes, ce sont les dealers du quartier des Grésilles qui ont voulu faire leur démonstration de force, trois jours plus tard, descendant dans les rues, armes blanches et armes de poing en main.

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