Avec sa série « Dans la tête de… », Boulevard Voltaire vous fait découvrir de nombreuses personnalités sous un angle inattendu… Aujourd’hui, Verlaine Djeni, que nos lecteurs connaissent bien.

 

Verlaine c’est votre prénom ?
Très souvent sur les réseaux sociaux, on me demande si j’ai choisi un pseudo alors que c’est mon prénom !
Vous aimez le poète Verlaine ?
Je suis un fan de Paul Verlaine, d’ailleurs j’utilise très souvent ses vers dans mes écrits pour illustrer certaines choses de la vie courante. Par exemple lorsque l’on pense à la crise actuelle du Covid, je pense à l’un de ses poèmes les plus connus L’automne. La fin, avec la feuille morte, est terrible, et on a l’impression que nous sommes à la fin d’un cycle en France.
Quelles sont vos origines ?
Je suis né d’un père originaire de Côte d’Ivoire et du Ghana et d’une mère originaire de la Guyane française, de Saint-Laurent-du-Maroni. Elle était fière de se balader avec ses enfants, à Bordeaux où nous habitions. Elle présentait ses enfants à ses amies comme des « bushinengués », les esclaves arrivés en Guyane qui ont fui les maîtres et se sont cachés dans la forêt guyanaise avec les Indiens. Ce sont des Guyanais très africains.
Vous êtes arrivés en métropole à 11 ans…
Nous sommes arrivés dans un village du Gers. Il y avait 150 ou 200 habitants, nous étions les seuls noirs évidemment en 1977. Quand on passait, personne ne nous fuyait, tout le monde voulait nous voir, nous étions les chouchous du village. Ça c’était la France, je ne me suis jamais vu comme noir avec ces gens. On ne les voyait pas comme blancs, on ne se voyait pas comme noirs. Toutes les personnes qui sont passées par le stade de la ruralité avant d’arriver à Paname n’ont pas le même comportement que ceux qui sont dans les cités et qui arrivent du bled ou qui sont nés à Saint-Denis et qui pensent que la France leur doit tout. Non, nous on doit tout à la France !
Vous avez failli abandonner votre combat ? 
Je me suis lancé sur les réseaux sociaux en 2012, nous n’étions pas nombreux de ma couleur à affirmer qu’on était de droite. Je me déclare sarkozyste, j’en ai entendu des vertes et des pas mûres ! A l’époque j’étais proche aussi de Jean-Marie Le Pen.
J’ai failli abandonner les réseaux sociaux car j’ai eu huit plaintes mais qui n’ont pas abouti. Je n’accepte pas qu’on menace mes proches. Que tu t’en prennes à moi, on se fait un face-à-face, mais on avance. Si tu n’as pas assez de force et que tu t’en prends à des enfants ou à des femmes, tu n’es pas un homme.
J’ai failli lâcher l’affaire puis je me suis dit « il faut continuer pour la France ». Je suis content d’être resté car j’ai fédéré autour de moi et  il y a eu plein de nouveaux visages, des gens prêts à aller au combat. Je suis fier de Stella Kamnga et de Greg Toussaint que j’ai lancés. Ils ont permis de montrer aux Français que la droite, ce n’est pas que des blancs !
Vous avez été traité de raciste, c’est un comble, non ?
Oui on me qualifie de raciste, d’islamophobe, d’homophobe… Je vous fais une petite confidence : mon fils est homosexuel, donc ça me fait rire !
On me dit islamophobe : personnellement je fais la différence entre l’islam et les islamistes. Pour moi, les islamistes doivent quitter la France. En revanche, ceux qui pratiquent l’islam et respectent la francité, la chrétienté, l’histoire de la France, ils faut les intégrer et les assimiler. On me dit raciste : oui certains noirs sont racistes, mais pour ma part je suis père d’enfants métis d’une mère alsacienne juive. Aujourd’hui nous sommes dans une société où, quand on est noir et qu’on ne tient pas le discours et de la victimisation, on est attaqué.
Quel serait le premier chapitre du roman national ?
La France ne vit que par la religion, alors je commencerais par la chrétienté et la France chrétienne : Louis IX et avant lui Charlemagne. La religion a un avantage, elle permet de cadrer un peuple. Avoir la foi est la garantie qu’on va dire aux gens qu’on a un objectif commun.
Au-delà de la France il y a l’Europe. Si l’Europe se laisse bouffer par les religions qui envahissent le continent via l’immigration, il y aura la perte de la culture et la perte de nos repères. On ne pourra plus se regarder, se parler et on aura des comportements en inadéquation avec nos valeurs, on sera perdu.

4 septembre 2021

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