est confus. En visite, ce mercredi, à Annoeullin (Nord), dans l’usine du groupe Mortelecque qui fabrique des masques, il n’a pas su résister à la demande des ouvrières de poser à ses côtés, à condition qu’il ne porte pas le fameux accessoire fabriqué sur place mais qui ne sert à rien. À quoi bon se faire photographier aux côtés d’une célébrité si on ne la reconnaît pas ? Et à bien y réfléchir, à quoi bon se faire photographier aux côtés d’une célébrité si on porte soi-même un masque qui ne permettra pas de dire aux voisins : « Regardez, là, c’est moi à côté de Rantanplan. »

Et le voisin estomaqué de s’exclamer : « Quoââââ ? Le vrai Rantanplan ? Celui du gouvernement ? »

« Ben vous voyez bien que c’est lui ! »

Pour réussir ce cliché mémorable, chacun chacune de tomber le masque et se serrer les uns contre les autres, comme au bon vieux temps du rock and roll et du préconfinement.

Aujourd’hui, la star de la photo se présente toute penaude devant les internautes rigolards. « J’aurais pas dû… Je le ferai plus… Toutes ces femmes réunies autour de moi… J’ai perdu la tête. »

Le service après-vente du ministère de l’Intérieur arrive en soutien de l’incriminé : « Les règles de distanciation physique sont impératives et les habitudes dures à changer. » Le passage d’un night-club à un atelier de couture est rude. Collé-serré ici, distance là… Il s’y perd. Et puis : « Apprendre à vivre avec les gestes barrière est un apprentissage constant : nous devons tous le mener. » Il bosse le sujet. Ce sera long. Toutes ces recommandations ne sont pas faciles à assimiler. Il a un moniteur. On lui passe des diapositives. Il va y arriver…

Pour reconnaître le ministre sur les photos lorsqu’il est masqué, ses collaborateurs préconisent d’écrire son nom sur son front. Castaner. Huit lettres. Il y a la place. Sinon un « R » suivi de petits points. Les voisins comprendront.

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