Editoriaux - Société - 9 juillet 2019

Burkini et Holocauste : l’idéologie tisse sa toile

Le burkini, on en mange à toutes les sauces. On devrait s’habituer à ce maillot de bain d’un nouveau genre, à ce maillot de bain futuriste. Quiconque ne tomberait pas béat devant ce joyau féminin se verrait écarter de la Cité. C’est, en gros, ce que pense Zakia Meziani, militante de l’association Identité plurielle, qui a comparé, le 27 juin dernier, l’interdiction du burkini à l’Holocauste.

Zakia Meziani, 38 ans, a tapé fort en faisant un tel parallèle haut en symbole. Y a-t-il, d’ailleurs, des mots assez forts pour qualifier cette comparaison avec l’extermination des juifs ?

Zakia Meziani se démarque des autres, notamment par son engagement associatif et politique. Celle-ci a répondu, sur Facebook, à un sondage du Figaro sur une loi qui interdirait le port du burkini. « Sinon, pour en finir et arrêter de tourner autour du pot : faut-il une loi pour rouvrir Dachau et y interner les femmes musulmanes voilées de France OUI ou NON ? »

La jeune femme a été, évidemment, critiquée sur les réseaux sociaux. Nombreux sont ceux ayant élevé la voix et dénoncé ces propos intolérables. L’accusée n’a pas hésité, suite à la critique des médias, à supprimer son message de Facebook.

Il semble intéressant d’analyser le profil de Meziani, qui agit discrètement mais tenacement dans l’ombre. La concernée préside l’association féministe et antiraciste de Tourcoing Identité plurielle. Son cheval de bataille est le féminisme-islamisme (antiphrase ?) et s’évertue à défendre le port du voile pour les fillettes. Meziani s’est donc tout naturellement investie en 2004 contre la loi interdisant les signes ostentatoires dans les établissements. Elle est également la présidente de l’association Pour la reconnaissance des droits et des libertés à la femme musulmane. Meziani tisse une longue toile, puisqu’elle s’est présentée aux élections cantonales de 2015 sur la liste d’EELV tout en défendant, de près ou de loin, les Frères musulmans.

La stratégie de la dame est « d’extrémiser » tous les musulmans afin qu’ils tendent tous à la radicalité. C’est bien pour cela qu’elle se bat pour la politisation du voile (alors que plusieurs musulmans défendent un voile apolitique mais religieux). Là où les féministes de type « Fémen » ont bien du mal à parler d’islam, Zakia Meziani, elle, associe féminisme et islamisme. L’islamisme, avec le port du voile rigoureux, strict, serait l’allié du féminisme puisqu’il permettrait aux femmes de s’échapper du patriarcat et de l’homme omnipotent.

Dans la logique « mezianienne », interdire le burkini reviendrait à opprimer les musulmans. Opprimer, donc persécuter. Et l’on en arrive au parallèle entre l’interdiction du burkini et la Shoah, l’enjeu étant que l’islamophobie ait autant de portée que l’antisémitisme, même si la comparaison ne tient pas.

Le message de Zakia Meziani a été supprimé sur Facebook, mais l’idéologie tisse sa toile…

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