Le 5 août 2019, dans la torpeur de l’été, nous annoncions sur Boulevard Voltaire le processus de réussi dans un texte de politique-fiction.

Ce 17 octobre, la Commission bruxelloise vient de publier un communiqué très « voltairien ».

Comme nous l’avions imaginé, la libre circulation sera préservée entre les deux Irlandes, sans contrôle à la frontière juridique et physique. D’ailleurs, il y a belle lurette que les contrôles de conformité des produits exportés se font sur leur lieu de départ et les contrôles douaniers sont seulement documentaires et aléatoires lors du transport et de la livraison. Au demeurant, le va conserver, pendant longtemps sans doute, les acquis réglementaires communautaires sur la qualité des produits : pourquoi changerait-il les règles en vigueur ? Les seuls véritables contrôles souverains porteront sur les produits de l’Eire ou étrangers qui passeront d’Irlande en Grande-Bretagne.

S’agissant des relations commerciales Grande-Bretagne/continent, il est prévu « un accord de libre-échange ambitieux avec zéro droits de douane et quotas entre l’UE et le Royaume-Uni ». Les modèles douaniers éprouvés ne manquent pas, de l’AELE à l’EEE.

Peu à peu, le royaume reprendra sa liberté, notamment en matière d’harmonisation juridique, fiscale et sociale, la pêche, la politique étrangère et migratoire… La France, elle, continuera sans doute à exporter de façon très rentable vers le royaume ; mais on peut craindre que la jungle de Calais ne s’accroisse démesurément : le pont-levis anglais sera relevé et nous pâtirons plus que jamais du « délire immigrationniste » bruxellois.

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