Bagayoko appelle de ses vœux une insurrection populaire en cas de victoire du RN
Des propos qui font froid dans le dos. Ce jeudi 7 mai, Bally Bagayoko s’est retrouvé à la une d’Oumma.com, site chouchou de la « communauté musulmane francophone ». Le nouveau maire de Saint-Denis avait accepté d’accorder à ce média communautaire un entretien exclusif pour revenir sur son parcours, ses priorités pour la ville, mais aussi sur les débats nationaux autour des prétendues « discriminations » et de l’effroyable « montée de l’extrême droite » en France. C’est en lien avec ce dernier sujet que l’élu d’extrême gauche a tenu un discours pour le moins inquiétant.
La question de l’intervieweur portait sur les conséquences d’une éventuelle victoire du RN, en 2027. Après un début de réponse filandreux sur de vagues « valeurs de la République » dont LFI et ses alliés seraient le rempart, M. Bagayoko est rentré dans le vif du sujet : « Moi, j’ai l’intime conviction que la population est capable de se lever », a-t-il lâché, appelant de ses vœux une « forme d’insurrection populaire ». L’animateur, sentant le potentiel inflammable d’un tel dérapage, a incité son invité à la retenue. En vain. « Malheureusement, toutes les réformes importantes dans ce pays se sont faites par une insurrection populaire, a assumé l’édile. C’est bien parce qu’à un moment donné, il y a une forme d’indignation populaire qui se traduit par une mobilisation de masse et qui fait qu’on met tout le monde sur trembleur, et c’est comme ça qu’on arrive à avoir des victoires… » Si ça n’est pas un appel au putsch - pardon, à l'insurrection, le putsch étant connoté extrême droite -, ça y ressemble beaucoup. De la part d'un maire, c'est-à-dire d'un officier public en charge de l'ordre public dans sa commune, ça fait désordre.
🔴 Bally Bagayoko appelle à une insurrection populaire en cas de victoire du RN
✅ Bien que @BallyBagayoko soit mis en garde à deux reprises par son interlocuteur sur la réception de ses propos séditieux, l'édile irresponsable confirme.
🕵️ @oumma pic.twitter.com/0wvX64bzGS
— French Carcan (@FrenchCarcan) May 8, 2026
Isolée par le lanceur d’alerte French Carcan, la séquence a rapidement fait le tour des réseaux sociaux. Beaucoup ont souligné le « danger autoritaire et totalitaire » que représenterait LFI, sa propension manifestement « factieuse » ainsi que la passivité du gouvernement face à un tel discours. « Sur le site Oumma, le maire de Saint-Denis appelle tranquillement à une insurrection populaire si le RN gagne en 2027. Et il le dit 2 fois, a dénoncé l’avocat Thibault de Montbrial. Le tabou de l’appel à la violence est brisé. La rapidité de la désinhibition de l’extrême gauche est vertigineuse. »
Des polémiques et des provocations
C’est peu dire que Bally Bagayoko enchaîne les polémiques et les provocations. Dès son élection, le maire de Saint-Denis a tenté de faire passer un arrêté anti-expulsion à la légalité très douteuse. Sa tentative s’est évidemment soldée par un échec, mais l’objectif était atteint : inscrire publiquement son mandat sous le sceau de la radicalité et du défi lancé aux autorités. Depuis, l’édile a multiplié les incidents, entre victimisation raciale, mise en cause de journalistes et lapsus gênants. Il y a quelques jours, encore, celui qu’on nous présente comme le « Barack Obama français » a fait parler de lui en retirant de sa mairie le portrait d’Emmanuel Macron. Une tradition républicaine qui ne lui convient visiblement pas. Malgré les remontrances du préfet, l’élu a refusé de rentrer dans le rang.
Le privilège rouge ?
À bien y réfléchir, les propos tenus par le maire de Saint-Denis sont des plus graves, mais ils ne semblent pas émouvoir plus que cela la presse mainstream. Si, tout de même : France Info évoque des propos qui « suscitent la polémique à l'extrême droite », ce qui revient, en quelque sorte, à dédouaner M. Bagayoko. Imaginons qu'un élu RN ait tenu le même genre de propos en évoquant, par exemple, la victoire de Mélenchon... Il est vrai que Bally Bagayoko fait partie de ces élus dont les dérapages sont, pour l'instant en tout cas, relativisés, voire passés sous silence. Lorsque, la semaine dernière, nos confrères de Frontières ont déterré une vidéo datant de 2020 dans laquelle Bally Bagayoko apparaît comme l’un des meneurs de l’envahissement d’un conseil municipal de Saint-Denis, aucun n’a jugé utile de s’y intéresser.
Je vous résume toutes les informations concernant la vidéo récupérée par Frontières, où Bally Bagayoko apparaît comme meneur dans l’envahissement brutal du conseil municipal de Saint-Denis en 2020.
Nous sommes le jeudi 8 octobre 2020. Ce soir-là, le conseil municipal est… pic.twitter.com/z2ShmkxZpp
— Jules Laurans (@Jules_Laurans) May 5, 2026
Comment expliquer cette impunité médiatique ? S’agit-il du fameux « privilège rouge » qui prévaut dans notre société encore très largement imprégnée par le gauchisme culturel ? Peut-être. Mais il arrive pourtant que certains « insoumis » soient mis face à leurs responsabilités, à l’image d’Adrien Quatennens, Raphaël Arnault ou François Piquemal. D’autres, en revanche, semblent marcher sur l’eau, indemnes de toute polémique, épargnés par la presse. Pour l'instant...
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101 commentaires
Et l’armée ! Que fera la Grande muette ?
Et au lieu de parader , de palabrer et de pérorer ,il ferait bien mieux de s’occuper de « sa » mairie .
Je ne bénéficie pas du privilège rouge. Je ne peux donc pas dire ce que je pense de Bally Bagayoko.
Comme un avant-goût de 1917 russe… ou de 1922 italien…
l’objectif de ce monsieur est d’installer le KO dans notre société, en cela il rejoint l’objectif du Gouvernement et du Président : c’est la mondialisation qui va au delà des échanges économico-financiers, on peut y ajouter le changement de civilisation en cours, de religion, et j’en oublie.
personne n’est informé de cette forfaiture les infos aux ordres la ferme
Il y a 10 ans je parlais guerre civile à mes enfants, nous y sommes.
Comme vous Mr KAST, on a du mal à imaginer le RN tenir de tels propos si Mélenchon est victorieux. En tous cas, c’est très grave ce qu’a déclaré ce Maire BagayoKo. Depuis son élection, il aura fait pas mal de graves erreurs mais qu’attend le gouvernement pour lui retirer l’écharpe tricolore avant qu’il n’en fasse d’autres ?
Bogayoko poussera certainement d’énormes cris d’orfraie si des français viennent à se montrer tout autant intolérants à son égard. Il transformera cela en racisme bien entendu. En gauche, une fâcheuse tendance à confondre couleur de peau et arguments, critiques. Ce qui les rend intouchables « ces ceux-ci et ces ceusses là ». Il en a plein la bouche de ces « celles et ceux » . Tombé du nid wokiste sans doute.
Si un autre petit maire disait cela, mais en tant que RN, c’est la convocation au ministère de l’Intérieur avec la destitution à la clé. ( Pas celle du Ministre ahaha).