Dernière cartouche pour , face au tsunami de critiques dont elle fait l’objet dans sa gestion de la ville de  : la féminité. On l’attaque parce qu’elle est une femme. Son seul recours pour échapper à la vindicte populaire et médiatique serait de faire appel à une équipe de chirurgiens pour la transformer en homme. Il n’y a plus aucune autre solution. La question est sur la table du conseil municipal. Opérer, ne pas opérer ? Il est vrai qu’après intervention, l’opinion estimerait le vertigineux d’Autolib’ absolument merveilleux, les rats adorables et les bouchons très intéressants. Files d’attente pour adopter un rat, volontaires armés de pelles et de pioches pour creuser la , appels à automobilistes lyonnais pour augmenter la densité des embouteillages : Alain ou Aristide Hidalgo élu en 2020 à une majorité écrasante.

Le magazine Marie-Claire a sauté sur cette occasion trop belle d’entonner le refrain machiste comme explication à tous les maux d’une femme au pouvoir. Interview fleuve avant chirurgie. “Anne Hidalgo, femme forteresse”, titre la journaliste chargée de recueillir le ressenti de la victime. Femme en béton. Celui qui la délogera de son bureau n’est pas encore né. Qu’on se le dise. C’est du costaud. Les bassines d’huile bouillante sont sur le feu. 2020, personne ne passe.

Sans surprise, cette longue confession (avant transformation) n’aborde aucun sujet relatif à la gestion proprement dite de la ville. Au cours de sa longue confession, Anne Hidalgo expose les inconvénients rencontrés par n’importe quelle personnalité connue, mais délayés dans la sauce féministe. Celle qui mijote aux côtés des bassines. Un cordon bleu. Trois étoiles au « Guide Micheline ».

Mais reprenons, nous aussi, cette douce mélopée médiévale (à cause de la forteresse). Emmanuel Macron n’est-il pas critiqué parce qu’il a une femme ? Ah. François Hollande, plus malin, s’était hâté de s’en débarrasser dès son arrivée. Et même avant. Les repoussait les unes après les autres, tant il avait compris que le machisme ambiant lui coûterait sa place. Et malgré ses efforts, une troisième a réussi à le maîtriser et lui faire ainsi abandonner la compétition. Quelle époque !

Les remarques imbéciles de certains députés sur la robe à fleurs de et tous propos déplacés, tel ce « ma poule » entendu à l’Assemblée à l’attention d’une secrétaire d’État apportent, il est un vrai, un peu d’eau dans les douves de la forteresse Hidalgo. Un filet… une rigole. Beaucoup trop peu pour les rendre infranchissables.

7 juin 2018

BVoltaire.fr vous offre la possibilité de réagir à ses articles sur une période de 10 jours. Toutefois, nous vous demandons de respecter certaines règles :

  • Pas de commentaires excessifs, inutiles ou hors-sujet (publicité ou autres).
  • Pas de commentaires insultants. La critique doit obéir aux règles de la courtoisie.
  • Pas de commentaires en majuscule.
  • L’utilisation excessive de ponctuations comme les points d’exclamation ou les points de suspension rendent la lecture difficile pour les autres utilisateurs, merci de ne pas en abuser !

Vous pouvez désormais commenter directement sur Boulevard Voltaire :

Pas encore de compte, inscrivez-vous gratuitement sur bvoltaire.fr

À lire aussi

Jean Castex tente de vendre des mesures de répression d’occasion

Face à l'inacceptable, quantité de Darmanin et de matamores d'un jour se sont faits les sp…