Le « Conseil scientifique » vient d’intégrer quatre nouveaux membres, dont le Pr Angèle Consoli, pédopsychiatre de la Pitié-Salpêtrière. Interviewée sur 1, elle explique que les services de psychiatrie sont saturés depuis des lustres, et encore davantage depuis le Covid-19, ce qui n’étonnera personne. Bien sûr, cette experte jeune et jolie, à la voix douce et au sourire angélique – sorte de Dolto sans la sévérité ni la psychanalyse –, ne pourra que faire consensus et racheter un peu la mine défraîchie de M. Delfraissy. Cette nomination ressemble, hélas, à une simple manœuvre de communication.

L’âme et le corps : éternelle dispute. Les parents inquiets pour la physique méprisent les questions de santé mentale, tandis que ceux qui s’inquiètent pour l’équilibre psychologique des enfants envisagent avec colère les restrictions, vécues comme des brimades. Tous seront hélas d’accord, tôt ou tard, concernant les nuisances du pour enfants : cet outil de pure maltraitance regroupe à la fois les méfaits psychologiques (communication perturbée, rappel phobogène permanent) et les méfaits physiologiques (manque d’oxygénation, allergies). Le conflit des générations n’est pas loin non plus : les enfants vivent sous le coup d’invraisemblables restrictions pour protéger le quatrième âge (lequel n’en demandait pas tant).

En réalité, il ne faut pas attendre de la nomination d’Angèle Consoli un infléchissement des oukases du Conseil. Selon elle, en effet, nous devons répondre aux souffrances psychologiques des enfants par une meilleure « communication intrafamiliale ». Au diapason du macronisme – peu d’actes et beaucoup de communication –, Mme Consoli propose de bien « expliquer ce qui se passe » à nos enfants. Certes, nous savons depuis Freud les vertus de la « cure par la parole ». Cependant, non seulement la « com’ », même intrafamiliale, ne pourra venir à bout du manque d’oxygène, des allergies, de l’inactivité et de l’isolement, mais, de plus, Mme Consoli ne nous dit pas quelles explications donner aux enfants. Certains parents ne risquent-ils pas de fabriquer des petits « complotistes » ? Vite, un guide de l’Absurdistan à destination des plus jeunes ! Espérons que les éditeurs enrichissent rapidement leurs collections avec « Zoé reste à bonne distance dans la cour de récré et Adam se lave les mains en 7 étapes » (recommandations de Santé publique France). Il est désespérant de constater que le seul remède – le mot est plus approprié que jamais – proposé par les « sachants » qui nous administrent consiste à nous rabâcher l’antienne de la « pédagogie ». Les braves gens renâclent ? Les parents s’inquiètent ? Un peu de pédagogie ! Les adolescents dépriment ? C’est le manque d’explications !

La bonne volonté de Mme Consoli n’est pas en doute – sa carrière en témoigne. Elle nous dit passer parfois des heures, en vain, à chercher des places en hôpital psychiatrique pour les enfants ou les adolescents en détresse. Nous ne pouvons pas reprocher à cette jeune praticienne l’état de délabrement de l’hôpital. Hélas, elle vient d’accepter d’intégrer une officine de qui encourage les atteintes aux libertés publiques au nom du tout-hôpital et des dogmes de l’OMS. Doit-on expliquer à nos enfants qu’ils sont privés de vie sociale pour ne pas saturer les services d’urgence ou parce que les médecins n’ont plus le droit de prescrire ? Comment leur expliquer – mais sans ! – pourquoi les médecins n’ont plus le droit de prescrire ? Le Pr Raoult avait claqué la porte du Conseil scientifique. Mme Consoli y prend un strapontin – c’est, de toute façon, la place laissée à la psychiatrie au sein de l’hôpital. À peine nommée, la voici à promouvoir la vaccination. Décidément, aucune révolution n’est à craindre au Conseil scientifique !

2 mars 2021

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