Suisse : les demandeurs d’asile venus du Maghreb sont surreprésentés dans les délits

Bien décidée à ne surtout pas suivre l’exemple français, la Confédération entend sévir contre les fauteurs de troubles.
Le Palais fédéral suisse à Berne. © https://www.pexels.com/fr-fr/photo/drapeau-ue-fujifilm-europe-7327879/
Le Palais fédéral suisse à Berne. © https://www.pexels.com/fr-fr/photo/drapeau-ue-fujifilm-europe-7327879/

La Suisse, un pays de Cocagne ? Si elle n’est pas totalement usurpée, la belle réputation de notre voisin semble hélas de moins en moins vraie. La sécurité dont jouissaient, hier encore, les citoyens helvétiques n’est plus tout à fait assurée. C’est ce que montrent les statistiques officielles de la police : une hausse continue des faits de violence grave avec, notamment, davantage d’homicides et de tentatives de s’en prendre à la vie d’autrui. Les viols sont également en hausse, tout comme les cambriolages et les méfaits commis par les mineurs.

Le poids des « délinquants maghrébins »

Menant une politique migratoire moins délétère que ses voisins, la Suisse s’est longtemps pensée épargnée par l’insécurité qui explose ailleurs en Europe. Il semble pourtant qu’elle a péché, elle aussi, par excès de naïveté et de bons sentiments. Malgré tous les efforts déployés par les autorités, les populations généreusement accueillies ne se sont pas toujours bien intégrées. C’est le moins que l’on puisse dire.

Prenons l’exemple des demandeurs d’asile issus des trois pays du Maghreb. En 2025, 2.127 Algériens ont déposé une demande d'asile en Suisse ; seules 0,3 % d'entre elles ont été acceptées. Le taux est tout aussi faible pour le Maroc (0,7 %) et à peine plus élevé pour la Tunisie (2,5 %). Or, une fois installés en Suisse, les requérants de ces trois pays s'illustrent souvent de la pire des manières : 60 % d’entre eux sont accusés de délit, selon un rapport commandé par la Confédération et des cantons…

Vous avez bien lu. Seule une poignée de Maghrébins triés sur le volet bénéficie du droit d’asile suisse, mais 60 % d’entre eux finissent par se retourner contre leur bienfaiteur et par commettre des méfaits. De quoi vous faire passer l’envie d’accueillir le moindre ressortissant de ces pays… Le problème est connu depuis plusieurs années, en Suisse romande, mais il explose outre-Sarine, comme en témoignent les vols dans les véhicules, par exemple, qui ont plus que triplé en Thurgovie. La moitié des cas élucidés renvoient à des auteurs « nord-africains issus du système d'asile ». Ce sont jusqu'à trois quarts des cas en Argovie. « Nous voyons certains récidivistes jusqu'à trois fois dans la même journée », déplore, au micro de la presse suisse, Florian Schneider, porte-parole de la police cantonale de Saint-Gall, qui dénonce des profils « souvent colériques et très irrespectueux envers les agents ». Toute ressemblance avec des faits et des individus existant aussi en France serait bien sûr purement fortuite et ne pourrait être que le fruit d'une pure coïncidence…

Expulsions et refoulements

Face à cette menace nouvelle, la Suisse ne compte pas rester les bras ballants. La police dit s’être lancée dans une « course contre la montre » pour arrêter et faire condamner les délinquants, prélude à une possible expulsion. De leur côté, les cantons tentent d'accélérer leurs procédures pour répondre aux défis posés par ces délinquants maghrébins issus du système d'asile. La Confédération, elle, escompte un contrôle plus strict des réfugiés grâce à l'entrée en vigueur, en juin, du nouveau pacte migratoire européen et l'installation de centres d'accueil aux frontières extérieures de l'UE.

Parfois, les refoulements se produisent à l’intérieur même du territoire suisse. On se souvient de cette étonnante mesure prise en 2020 par la commune de Porrentruy, dans le canton du Jura : suite à des incivilités répétées (harcèlement, langage inapproprié, violences) survenues au sein de sa piscine, commises principalement de jeunes « Français » de passage, la municipalité avait décidé d’en limiter l’accès aux Suisses, résidents et frontaliers munis d’un permis de travail.

Interrogé par la presse locale, le maire de Porrentruy, Gabriel Voirol, avait parlé sans fard de sa décision et expliqué qu’elle ne visait pas les « Français » dans leur ensemble mais les « perturbateurs maghrébins ». « Quand vingt jeunes en perdition défient la police sans peur, ce n’est pas simple. De l’avis unanime, c’était de la racaille », affirmait-il alors, sans langue de bois aucune.

Assez vite, le bannissement des fauteurs de troubles avait porté ses fruits et la sérénité était revenue à la piscine de Porrentruy. Comme quoi les résultats peuvent vite se faire sentir quand on a le courage de voir le réel et d’appeler un chat un chat.

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Jean Kast
Journaliste indépendant, culture et société

Vos commentaires

45 commentaires

  1.  » ne pas suivre l’exemple français »…tu parles. Les helvètes se feront  » bouffer » comme les autres.

  2. La Macronie n’utilisant aucun filtre face aux demandes d’asile , j’ai une idée assez précise de l’état réel de la France aujourd’hui et vous tous aussi chers compatriotes !

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