14 Juillet : le gouvernement se félicite mais les violences urbaines perdurent
188 interpellations ont eu lieu, en France, dans la nuit du 13 au 14 juillet, a annoncé le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, se félicitant d’un bilan « globalement positif ». En effet, comme il l’a rapporté auprès de BFM TV, il s’agit d’une forte baisse par rapport à l’année précédente où « 389 » interpellations avaient eu lieu. Un total certes inférieur à celui de l’an dernier, mais qui témoigne malgré tout de violences persistantes. « 140 villes ont été concernées par des épisodes de violences urbaines », a-t-il déclaré. D’après lui, cela est le résultat d’interventions de policiers ou de gendarmes « systématiques pour contenir très rapidement les troubles ».
Comme souvent, les forces de l'ordre ont été la cible privilégiée des émeutiers. Le ministre de l’Intérieur explique avoir constaté une « baisse des usages des mortiers d’artifice » contre ces derniers. « L’an dernier, on était à près de 650 usages de mortiers et là, on est à un peu plus de 300 », étaye-t-il. Toutefois, il concède qu’il y a eu une « augmentation significative » des saisies de ces mortiers, avançant un chiffre de « 520 (dans la nuit de lundi à mardi) et environ 150 l’an dernier ». L’action menée contre les mortiers d’artifice s’est, elle, traduite par une augmentation significative des saisies de 87 %.
Notons que ces résultats interviennent alors que les autorités avaient déployé un dispositif de sécurité particulièrement conséquent. Au total, 70.000 policiers et gendarmes avaient été mobilisés sur l'ensemble du territoire pour les festivités du 14 Juillet. En région parisienne, où les célébrations coïncidaient avec la demi-finale de la Coupe du monde entre la France et l'Espagne, 7.000 policiers et gendarmes, épaulés par 2.000 sapeurs-pompiers, avaient été déployés afin de prévenir tout débordement. Un dispositif exceptionnel qui transforme profondément une fête nationale, loin des célébrations populaires d’autrefois.
Un bilan plus lourd dans la nuit du 14 au 15 juillet
Le bilan s'alourdit toutefois lorsque l'on prend en compte la nuit suivante. Car si la première nuit est présentée comme « relativement calme », celle du 14 au 15 juillet a été nettement plus agitée. Profitant, notamment, de la demi-finale de la Coupe du monde entre la France et l'Espagne, de nombreux fauteurs de troubles ont de nouveau transformé les célébrations en scènes d'affrontements. Paris et Lyon figurent parmi les villes les plus touchées, tandis que 183 communes ont connu des épisodes de violences urbaines. Au total, 342 personnes ont été interpellées, contre 318 en 2025, 250 placées en gardes à vue, dont 254 en 2025.
Le ministère se félicite également du recul du nombre de véhicules incendiés et des incendies de voie publique. Pour autant, les chiffres témoignent d'un phénomène qui demeure loin d'être marginal. Malgré un important dispositif de sécurité, plusieurs centaines d'interpellations ont été nécessaires pour contenir les débordements.
Enfin, Laurent Nuñez s'est réjoui de la baisse du nombre de policiers et de gendarmes blessés, tout en rappelant que vingt membres des forces de sécurité intérieure ont tout de même été touchés, au cours de ces deux nuits. Un bilan inacceptable qui justifie l'adoption rapide de la loi RIPOST [Réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens, NDLR] afin de renforcer la réponse contre les auteurs de ces violences urbaines.
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30 commentaires
Comme disait le regretté Coluche : « …c’est pas plus grave que si c’était pire… ». Monsieur Nuñez a dû comprendre tout le sel de la formule.
Nunez c’est le Ravi de la crèche. Mais il le fait exprès, pour cacher le fait qu’il n’a aucune intention d’agir.
Ces bandes semeuses de troubles, d’incivilités, de débordements, sont intouchables. Pourquoi ? Qui servent elles ? À qui obeissent elles in fine ?
Elles maintiennent une pression sur le peuple . Payez, sinon , voilà ce qu’il pourrait vous arriver.
Payez cela englobe beaucoup de choses .
Même cnews a eu du mal a trouver des « débordements ». C’est vraiment la grande sécheresse cet été.
Chacun sa spécialité , les uns c’est le climat, les autres , l’état de la France .
Tout va très bien, madame la Marquise, tout va très bien….
Et avec tous les moyens que l’on nous présente au défilé ,on ne peut pas calmer ces « agitateurs » ?? Alors à quoi cela rime si l’on montre ses muscles mais qu’on ne s’en sert pas ??
Apparemment, si, on commence à les calmer en les privant de leurs mortiers.
Le seul moyen pour assurer la tranquillité de Nunez, c’est d’instaurer un QR code casseur. Le palais de l’Elysée décidera qui peut ou ne peut pas casser. Calme assuré.
C’est comme à l’école : le mauvais élève se réjouit d’une note 4/20 au lieu de ses 2/20 habituels.
La méthode Coué a toujours de l’avenir .
Le pire c’est que la France entière sait à quoi s’en tenir mais ne réagit pas et continue à payer.
Vous voudriez qu’ils reconnaissent leurs échecs ? Ce n’est pas dans leur logiciel, le chef de l’Etat donnant l’exemple
Oui
Au gouvernement c’est de l’autosatisfaction, doublée par la propagande mensongère !
Les violences persistent certes mais…. sous contrôle !
Pourquoi voulez vous que ce cinéma cesse? Tout est fait pour qu’il continue. Les politiques ne font pas leur boulot, les juges non plus et les syndicats de policiers idem.
Quand aux journalistes, pour la plupart « aux fraises », ce qui fait qu’au total les français ne s’aperçoivent de rien.
Peu importe l’autosatisfaction gouvernementale, quel pays au monde doit mobiliser en proportion 70 000 membres des forces de l’ordre pour empêcher des émeutes et pillages le soir de sa fête nationale ? Quelle est la partie de la population qui profite de tout évènement d’ampleur pour casser et mettre à sac ?
J’aimerais que la gauche me réponde.
Tout le monde le sait…..sauf la gôôche!
« Globalement »et « relativement » sont les deux mamelles du vocabulaire de Laurent Nunez
et « sous contrôle »…
Le pire c’est que les « dirigeants » de la France claironnent qu’ils seront « intraitables » et en même temps sont tous « pressés » de « pomper les gueux » jusqu’à plus soif ! …
La langue française peut être « drôle » avec ses mots à « orientation variable » ! …