Editoriaux - International - 18 octobre 2017

Sécession catalane : coucou, voilà Soros !

Il est partout, le bonhomme. Partout où ce bienfaiteur de l’humanité peut ficher la pagaille, partout où il peut soutenir la cause de la désintégration des peuples et des nations, soyez assurés : la longue main du milliardaire américain d’origine hongroise ne manquera pas, tôt ou tard, d’apparaître, prête à ouvrir la bourse et à verser les deniers de son Open Society Foundation.

On s’en doutait pour ce qui est du cas catalan, mais voilà que la nouvelle vient de tomber. Une nouvelle bien plus importante, d’ailleurs, que ce qui s’est passé lundi, où expirait l’ultimatum donné par Madrid au président de la Generalitat pour qu’il précise enfin si oui ou m… il avait proclamé l’indépendance.

À une telle question, rien n’a été répondu, la prétendue réponse se bornant à tourner autour du pot et à réclamer un « dialogue » sur les conditions de la reddition de l’Espagne. Puisque Rajoy I, le Timoré, avait saucissonné son ultimatum en deux parties, ce n’est que ce jeudi qu’on saura enfin quelles mesures Madrid envisage de prendre pour contrer les séditieux.

Revenons donc au sieur George Soros, ce philanthrope dont les bonnes œuvres ont reçu le soutien chaleureux de plusieurs dirigeants de la mouvance dite « populiste de gauche » – Pablo Iglesias et Teresa Rodríguez (Podemos) et Alberto Garzón (Izquierda Unida) –, lesquels constituent, d’ailleurs, les seuls soutiens espagnols de la cause indépendantiste. Selon un reportage d’Ok Diario, un journal généralement bien informé, Soros et son Open Society Foundation sont en train de jouer dans les coulisses de l’indépendantisme catalan, notamment à travers deux partenaires : Carles Villarrubí, un ancien vice-président du Barça, et Jaume Roures, un milliardaire… trotskiste de surcroît, qui est à la tête d’un empire médiatique dont les méfaits sont quotidiens. Un troisième personnage s’y est aussi ajouté : Artur Mas, l’ancien président de la Generalitat, qui a établi des liens étroits, à travers « l’ambassade » catalane à New York, avec le lobby international Independent Diplomat, financé par l’Open Society Foundation, l’un des principaux collaborateurs de celle-ci s’étant déjà pointé à Barcelone où il a prononcé des conférences organisées par les indépendantistes.

Quelle mouche peut bien avoir piqué un mondialiste comme Soros, ce grand contempteur de l’identité des peuples, pour se mettre aux côtés d’un mouvement comme l’indépendantisme catalan, si profondément attaché à la défense de ses racines historiques et identitaires ?

Mais non, voyons ! Si cette grande force qui secoue la Catalogne était vraiment attachée à l’identité et aux racines du peuple catalan, toute rupture avec l’Espagne serait écartée ! Si c’était de cela qu’il s’agissait, c’est au sein de l’ensemble identitaire qu’est l’Espagne que la défense de la particularité catalane aurait lieu : là où elle est, d’ailleurs, plus que reconnue aujourd’hui. Or, ce qui est visé par l’indépendantisme, ce n’est pas du tout l’affirmation de l’identité catalane. Ce qui le conduit avant tout, c’est une négation, une destruction : celle du peuple espagnol – et, par ricochet, du catalan ! Destruction de l’identité historique du peuple catalan et destruction de son identité présente : celle de tous les Catalans – plus de la moitié – qui, aujourd’hui même, continuent à se sentir et à s’affirmer en tant que Catalans et Espagnols.

Une seule affirmation se dresse pourtant derrière tant de négation : « moi (la somme des petits moi à quoi se réduit aujourd’hui un peuple), je le veux et je le décide. Je n’en fais qu’à ma tête, je veux et je décide tout et n’importe quoi. En l’occurrence, la constitution d’un nouveau mini-État-nation, ouvert d’ailleurs à tous les allogènes, musulmans de préférence, appelés en force ».

Voilà le principe premier qui régit la modernité liquide. Voilà le principe premier que Soros et les siens promeuvent à l’échelle de la planète entière.

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