13 avril 2018

Replonger dans cette extraordinaire épopée, c’est redécouvrir la grandeur de la France

Le dernier hors-série de Valeurs actuelles entend relater « la vraie histoire des colonies »… Pour Arnaud Folch, directeur délégué de la rédaction de Valeurs actuelles, il était plus que temps de rétablir la vérité sur ces quatre siècles d’Histoire.

Pourquoi ce hors-série ?

Il était temps d’en finir avec les mensonges historiques. Nos 130 pages ne permettront certes pas, à elles seules, de rétablir la vérité. Mais nous y participons. Et ceux qui nous liront aussi. Partout ailleurs, ou presque, ce n’est qu’autoflagellation et « politiquement correct » : nous avons fait le choix exactement inverse. Raconter ce que fut vraiment la France coloniale (présente, au cours de son histoire, dans 80 pays, dont la moitié de l’Amérique du Nord et de l’Afrique, les deux tiers de l’Inde ou l’Australie occidentale…), son histoire, ses hommes et ses femmes héroïques, sa vie quotidienne, et son bilan positif.

La France, écrivez-vous, n’a pas à se repentir…

Tout au contraire ! Savez-vous, par exemple, que le PIB par habitant de nos anciennes colonies d’Afrique noire est aujourd’hui inférieur à ce qu’il était il y a plus de cinquante ans, au moment de la décolonisation ? Que la France, un an avant l’indépendance, consacrait 20 % de son budget à l’Algérie, soit davantage, à la même époque, que les budgets cumulés de l’Éducation nationale, de la Reconstruction, des Travaux publics, du Logement, des Transports, de l’Industrie et du Commerce ? Et il y en a qui osent dire que la France a « pillé » ses colonies…

Ne craignez-vous pas de passer pour un nostalgique de l’empire colonial ?

Chacun ses goûts : mieux vaut cela que de passer pour un adepte de l’autoflagellation. Mais plutôt qu’être nostalgique de l’époque coloniale, ce qui ne veut pas dire grand-chose – nous ne retrouverons pas nos colonies -, replonger dans cette extraordinaire épopée de quatre siècles, c’est redécouvrir la grandeur de la France qui, elle, peut et doit renaître, sous peine de disparaître. Car à travers la France coloniale, c’est la gloire de la France – celle des rois comme celle de la République – que nous célébrons dans ce hors-série : une France si fière d’elle-même, de son passé, de son identité et de sa « mission civilisatrice » qu’elle a voulu, comme un présent de sa grandeur, en faire profiter les plus faibles – qui lui ont aussi apporté. Même de Gaulle en est convenu : « Ce que nous avons […] accompli dans nos colonies laisse, au total, un solde largement positif aux nations où nous l’avons fait. »

Dans quelle mesure notre passé colonial influence-t-il aujourd’hui la société française ?

Il est omniprésent, mais il a été entièrement travesti pour ne plus être considéré que comme une tare. Dans le grand article que Bernard Lugan a consacré au bilan positif de la France en Afrique, celui-ci l’explique très bien : « colonialisme » est devenu une insulte et la France, coupable, doit s’excuser, et s’excuser encore, notamment en accueillant tous les migrants « victimes » qui assiègent notre pays. Ce qui n’a guère infusé dans notre société, en revanche, c’est la part que la gauche a prise dans cette colonisation qu’elle entend désormais nous faire payer. Ferry, Jaurès, Blum, Mendès France (pour ne parler que d’eux) ont été colonialistes. Tout comme Victor Hugo, lequel, lors d’un discours prononcé à l’occasion des cent ans de l’abolition de l’esclavage, déclarait notamment ceci : « Que serait l’Afrique sans les Blancs ? Rien, un bloc de sable ; la nuit ; la paralysie ; des spectacles lunaires. L’Afrique n’existe que parce que l’homme blanc l’a touchée… » Les belles âmes d’aujourd’hui vont-elles réclamer que l’on retire les plaques de rue à son nom ?

Pourra-t-on, un jour, traiter de la colonisation de manière dépassionnée ?

Il faudrait, pour cela, que son histoire ne soit pas présentée de manière hémiplégique. D’où l’utilité – et le formidable succès – de notre hors-série qui rétablit, faits et chiffres à l’appui, la vérité. Cela, les Français l’attendent (64 % souhaitent que l’on enseigne à l’école le « bilan positif » de la France outre-mer), mais nos « élites », cadenassées par le politiquement correct, le refusent. Un exemple de plus du fossé qui sépare le peuple de ses représentants.

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