Chers amis lecteurs,

Depuis quelques jours, voire quelques semaines, vous êtes nombreux à vous étonner des prises de position de Robert Ménard. Certains en font grief à Boulevard Voltaire. Une mise au point est donc nécessaire : si Robert Ménard est bien cofondateur, avec son épouse Emmanuelle, de Boulevard Voltaire, tous deux ont quitté la rédaction dès l’instant où ils ont été élus (mars 2014 pour l'un, juin 2017 pour l'autre). Toute autre décision aurait été évidemment contraire à la déontologie journalistique la plus élémentaire.

S'il fait partie de l'histoire de Boulevard Voltaire, Robert Ménard n’a donc plus aucun lien opérationnel avec la rédaction, ni formel, ni informel. Il n'a aucune part au capital puisque Boulevard Voltaire est une association totalement indépendante : très attaché à la liberté d’expression, il n’a jamais tenté, depuis son départ, et c’est tout à son honneur, d’influer sur la ligne de Boulevard Voltaire, ne s’est jamais plaint d’aucune publication et n’a demandé aucun traitement de faveur particulier. Ses prises de position n’engagent donc en aucun cas Boulevard Voltaire. Pas plus que la ligne, désormais, de Boulevard Voltaire ne l'engage.

À titre personnel, je suis en profond désaccord sur plusieurs de ses déclarations. J’ai eu, du reste, l’occasion de le lui dire de vive voix et en face, il y a quelque semaines, sur un plateau de CNews où il était question de drapeau européen sous l’Arc de Triomphe, de migrants et de passe vaccinal.

Certains d’entre vous m'écrivent pour me demander avec étonnement ce qui a pu susciter un tel revirement, forment l’hypothèse de tel ou tel calcul de sa part. Je ne sonde pas les cœurs et les reins mais, pour bien le connaître, je dirais simplement qu’il n’est pas homme de calcul. Je crois donc Robert Ménard pleinement sincère, il fait simplement partie de ces hommes affectifs à sincérités successives qui expriment sans fard ce qu’ils pensent au moment où ils le pensent, au gré de ce qu'ils ressentent. Je rajouterais, par ailleurs, qu’il est un pragmatique. Qui aime agir et se retrousser les manches, et ne peut supporter de rester trop longtemps dans le camp de ceux qui, faute d’être aux affaires, doivent se contenter de brasser des idées et de critiquer ; bref, le camp de l’opposition.

La vieille amitié qui nous lie reste, en ce qui me concerne, intacte. Je ne garde de lui que le meilleur : la reconnaissance d’avoir eu « l’intuition » Boulevard Voltaire, et celle de m’avoir appris l’exigence dans le métier de journaliste. Nos colonnes lui resteront évidemment toujours ouvertes, car nous avons à cœur de conserver ce qu’il a transmis à l’équipe, et établi comme principe fondateur de Boulevard Voltaire : l’amour de la liberté d’expression.

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14 mars 2022 à 21:59

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115 commentaires

  1. D ‘ordinaire j’apprécie beaucoup vos chroniques que je suis avec attention sur Cnews.
    Je comprends votre fidélité en amitié et cela vous honore.Mais malgré votre indéniable talent d’analyste je n’arrive pas à assimiler intellectuellement votre manière de défendre Robert Ménard.Un bâtisseur peut parfois se révéler le destructeur de son œuvre et dans ce cas il s’agit presque d’un suicide politique.Quand un soldat déserte il ne faut pas chercher à le sauver surtout contre son gré.

  2. Qu’un gouvernement de menteurs tente de culpabiliser les citoyens qui refusent de se faire vacciner démontre s’il le fallait qu’il valait mieux écouter les scientifiques sérieux que l’on dit complotistes, alors que le complot est en haut de l’Etat. R. Ménard s’est enfoncé dans ce délire sans savoir où cela aller mener une grande partie de sa population. Aberration d’un politique tombé dans le piège de LREM.

  3. On peut raisonnablement rendre à R.Ménard d’avoir littéralement changé la ville de Béziers, En cela les personnes qui aiment leur ville lui rendent hommage et ce n’est pas volé. Par contre, la sincérité est volatile et l’on détecte à partir de ses changements un besoin d’appartenir à une élite qui domine, quitte à blesser ou même tuer certains de ses anciens amis. Sa prise de position pour la vaccination est d’une imprudence totale alors qu’il n’est compétent en rien dans le domaine scientifique

  4. Tous les soirs je suivais CNEWs avec plaisir. Puis la pub fit son apparition, alors, là je zappe
    er reviens ou non sur CNEWS. Maintenant on m ‘ informe que l’ Ukraine est bombardé, et que Macron va ENCORE venir squatter ma télé, des infos que j’ entends en permanence depuis 15 jours, Désolé j’ abandonne CNEWS je regretterai les commentaires des participants

  5. Je rejoins votre point de vue sur Roberd Ménard: c’est un homme sincère et un chrétien qui semble fervent. Ses récentes prises de position me semblent en effet aller dans ce sens, et je les respecte même si je ne partage pas son soudain angélisme face à l’immigration musulmane.

  6. Une autre explication possible. La différence entre un honnête homme et un truand ? Le prix d’achat.
    Quand on connaît tous les coups tordus du banquier élyséen et de ses mandants depuis 10 ans, tout est possible.
    Je n’aurais jamais imaginé de tels revirements de Robert Ménard.
    La réunion annoncée de !R à Beziers le soir du 18 semble annulée. Est-ce à l’initiative de !R ou suite à un refus de la Mairie ?

  7. Pour ma. part c’est une très grosse deception,j’ai toujours eu horreur des gens qui changent d’avis selon comme le vent souffle et tourne.

  8. Etonnante la prise de position de Robert Ménard et également décevante, je ne le comprends plus.

  9. C’est le syndrome du « Vent et de la Girouette » si bien décrit par Edgar Faure…
    Madame, votre propos vous honore par son Humanité.
    Si votre ami et concurrent, Pierre Cassen, pouvait en faire de même à propos de ses lecteurs…

  10. Le problème de Ménard c’est sa colonne vertébrale. Trop de flexibilité empêche de marcher droit.

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