Vers une guerre totale en Iran ?
Une offre américaine fictive de cessez-le-feu ?
Alors que ce vendredi 24 juillet, le New York Times annonçait que le gouvernement iranien avait refusé, jeudi, un plan de cessez-le-feu préparé par les Américains et présenté par le Premier ministre irakien, Ali Al-Zaidi, samedi, les Agences russe Tass et Chine nouvelle de la République populaire affirmaient que ce plan n’avait jamais existé, selon ces mêmes autorités irakiennes. La raison qui avait été invoquée par le gouvernement iranien était que le projet américain ne traitait pas de la gestion du détroit d’Ormuz. Alors, qu’est-ce à dire ? Sommes-nous en présence d’un exemple de fausse nouvelle propagée par la guerre d’information américaine et justifiant la poursuite des frappes massives sur l’Iran ou bien, alors, d’une mauvaise foi, à la fois du Premier ministre irakien, chiite mais également proche du président Trump, Ali Al-Zaidi, qui ne voulait pas ainsi envenimer la situation entre les deux belligérants et compromettre son rôle de négociateur ? En attendant, même s’il semble y avoir eu une nuit d’accalmie entre vendredi et samedi, il y a bien eu treize nuits de bombardements continus en Iran jusqu’à la nuit de jeudi à vendredi.
Des bombardements américains pour quoi faire ?
La reprise intense des bombardements américains, il y a deux semaines, avait marqué la fin du processus de cessez-le-feu en cours signé à Versailles par le président Trump, il y a un peu plus d’un mois. La raison en était principalement que si le gouvernement iranien avait semblé plus conciliant sur les sujets nucléaire et balistique, il préparait en parallèle un condominium avec le gouvernement omanais du détroit d’Ormuz, avec droit de péage à l’appui. Ces conditions, contraires au droit international maritime concernant les détroits où la circulation est par définition libre de droits - contrairement à celle des canaux -, ont provoqué l’irritation de Donald Trump, qui se sentit alors trahi par les négociateurs iraniens et les qualifiait alors de menteurs.
Dans la nuit du 24 au 25 juillet, après treize jours de bombardements massifs, non seulement sur des installations militaires (poste de commandement naval des Gardiens de la révolution) à Bandar Abbas, mais aussi sur certaines infrastructures civiles reliant la zone du détroit d’Ormuz à l’intérieur du pays ainsi que les installations pétrolifères de l’ouest de l’Iran à la région centrale, le président américain déclarait que « les Iraniens devenaient de plus en plus sérieux ». Le but non annoncé de ces frappes ciblées américaines semblait alors être la rupture de toute communication physique entre le sud et l’ouest vers le centre et le nord du pays. L’étouffement de l’économie iranienne en serait alors l’une des conséquences… à long terme. Le problème de cette stratégie raisonnable dans le schéma rationnel d’une victoire militaire sur l’Iran est qu’elle ne convient ni au tempo des marchés pétroliers mondiaux, ni à celui d’une victoire « rapide » recherchée par le très impatient président des États-Unis. Donc treize jours après le retour de la guerre, changement de stratégie ou pas ?
Stratégie cohérente des Gardiens de la révolution
Dans le fond jusqu’au-boutistes, puisque millénaristes et fervents défenseurs d’une religion chiite, visant à la fois à se venger des sunnites qui les ont vaincus au septième siècle après notre ère lors de la bataille de Kerbala[1], et résolument anti-américains et anti-occidentaux, les Gardiens de la révolution ont montré jusqu’à présent que leur stratégie visait, outre à se défendre contre les Américains, à également frapper leurs bases dans tous les pays voisins qui les hébergent. Ils veulent, en réalité, dresser les populations majoritairement sunnites de ces États monarchiques contre leurs princes qu’ils jugent corrompus et impies, puisque amis avec des États chrétiens. Ils veulent donc réunifier l’oumma sous leur sceptre. Le fait que des diplomates français aient été molestés et brièvement privés de liberté à Téhéran, la semaine dernière, montre bien que les Gardiens de la révolution ne font pas beaucoup de différence entre les États-Unis, qui proclament leur religion chrétienne, et la France laïque et républicaine. Tous sont perçus comme étant des croisés qu’il faut expulser du Moyen-Orient d’une manière ou d’une autre.
La guerre que leur a « offerte » Donald Trump en est pour eux devenue une excellente occasion. Que ce dernier perde patience et en vienne à utiliser l’arme atomique serait pour eux une excellente occasion de se sacrifier, eux et leur population, dans le cadre d’une apocalypse centrée sur la lutte « contre les forces du mal » ainsi que sur l’attente de « l’imam caché[2] ». Les Occidentaux que nous sommes considéreront cette stratégie comme visant simplement à dominer le Moyen-Orient sunnite en y excluant toute présente occidentale. La guerre ne fait donc pas peur aux Gardiens de la révolution, et même s’ils continuent à avoir l’air de vouloir négocier avec les Américains, ce ne sera que pour amoindrir la puissance de ces derniers, dans la région et dans le monde, en imposant par exemple un droit de péage sur le détroit d’Ormuz. Curieusement, ce même gouvernement iranien s’abstient de frapper actuellement Israël, dans la mesure où il voudrait éviter, outre des bombardements de rétorsion de Tsahal, une réduction complète du Hezbollah, son précieux allié dans la région.
Négocier ou combattre ?
S’il veut continuer à combattre les Gardiens de la révolution, Donald Trump doit le faire sans faiblir et y consacrer les moyens adéquats. Dans leur opération Countenance[3] déclenchée avec l’appui soviétique, en août 1941, contre l’Iran du grand-père éponyme de Reza Pahlavi, l’actuel prétendant au trône du Paon, les Britanniques, après avoir détruit la marine et l’aviation iraniennes, avaient débarqué et conquis le sud et l’ouest du pays que les Américains ont d’ailleurs bombardés la semaine dernière. Cela veut dire que les avions, les robots ou les drones ne peuvent, seuls, obtenir la victoire. Il faut qu’à la fin, comme à Iwo Jima[4], qu’un Marine finisse par planter le drapeau américain. Sinon, cela peut continuer jusqu’à l’extrême, c’est-à-dire par une frappe nucléaire, dont personne ne veut actuellement, ni à Washington, ni même à Tel Aviv.
La guerre totale, celle qui utilise tous les moyens qu’il a à sa disposition, pour vaincre une bonne fois pour toutes le gouvernement des Gardiens de la révolution, n’a pas encore été déclenchée. Sauf dans le verbe souvent outrancier du président américain, retenu jusqu'à présent par le Congrès et par certains de ses conseillers militaires. En outre, la perspective d’un enlisement, même si elle ne lui plaît pas, semble aujourd’hui en être l’alternative. La venue à la Maison-Blanche du Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, mardi prochain, pourrait être à cet égard décisive.
À ce sujet — Guerre États-Unis/Iran : un accord de pacotille
Aujourd’hui, si elle ne semble pas encore certaine, la guerre totale[5] pourrait être néanmoins déclenchée par Donald Trump en vue de finir une bonne fois pour toutes un conflit qui s’éternise.
[1] Hussein Ben-Ali y eut alors la tête tranchée par le calife omeyyade Yazid.
[2] Le douzième imam « Al- Mâhdî », douzième successeur d’Ali, le gendre du prophète Mahomet, considéré comme l’imam caché qui s’est occulté en 980 après notre ère.
[3] Cette opération visait à obliger l’Iran à fournir des hydrocarbures aux Soviétiques, deux mois après le début de Barbarossa.
[4] Bataille très sanglante, du côté américain comme du côté japonais, qui se solda par la prise du premier morceau de territoire japonais (une petite île de 21 km2) entre février et mars 1945 et qui persuada Harry Truman à utiliser la bombe atomique, quelques mois plus tard, pour vaincre le Japon. Le monument d’Iwo Jima où l’on voit plusieurs Marines planter la bannière étoilée est particulièrement célèbre.
[5] Une guerre totale, selon le général Erich Ludenforff (1865–1937) qui en a théorisé, en 1935, les principes dans un livre éponyme, est une guerre qu’un État conduit « avec tous les moyens qu’il a à sa disposition, pour anéantir (vernichten) l’ensemble des ressources humaines et physiques de son ennemi » jusqu’à la victoire obtenue de vives forces contre ce dernier.
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93 commentaires
On mesure la différence entre les chefs d’états à durée de mandat limité, et ceux qui n’ont pas à s’en soucier…
à Apichi, 13 heures 33, 27 juillet
Autant dire que pour régler une crise internationale, rien ne vaut la « loi du far-west ». Mais ce n’est pas le far-west dont il s’agit, c’est l’Orient. Est-ce que vous y-êtes allé au moins ?
Pour vous rassurer = OUI. J’y ai travaillé des années et pas sous les climatiseurs et dans bien d’autres lieux aussi. J’y ai gagné quelques notions des choses et des gens. A moi maintenant une question = « Votre gestion de la crise » c’est de faire le bizounours ? Les yeux bandés, c’est plus sûr. Laissez les vilains cow-boys d’Hollywood où ils sont, puisqu’on sait bien que tout le monde il est beau et il est gentil. Comme chez nous dans les années 30.
Que Trump le veuille ou non, il ne règlera aucun problème là bas (Ormuz, nucléaire, ballistique, etc.) tant que ce gouvernement d’arriérés sera en place. Je ne sais comment il faut procéder, mais il est certain que la seule et unique solution, c’est virer les « gardiens » et mettre Reza Pahlavi à la place. Avec lui, il sera tranquille comme Baptiste, et il pourra passer au sujet suivant.
Je ne suis pas stratège mais je sais que bombarder un pays sans l’envahir ne sert à rien. Bombarder l’Angleterre en 1940 fut une erreur tout le monde le sait. Idem pour l’Allemagne, bombarder n’a pas fait fléchir non plus la population, il fut nécessaire de se battre en Lorraine, à Metz, Aix la Chapelle, forêt d’Hürtgen, Arnhem, Bataille des Ardennes, poche de Colmar….Ils étaient coriaces et féroces. Et les Iraniens seraient bien un peu du même style. On dirait qu’on n’apprend rien.
Paul Ter Gheist bonjour. Je rejoins votre avis. Pour espérer vaincre le régime iranien, Trump devra engager des troupes au sol (sending US boots on the ground). Or l’armée terrestre américaine ne totalise que 651.444 soldats, dont 502.105 Gis de l’US Army et 149.339 marines de l’USMC. Ca semble beaucoup, mais ces effectifs sont en réalité très insuffisants pour envahir et tenir un pays aussi grand (1,648 millions km2) et peuplé (91,56 millions d’habitants) que l’Iran. Malgré son budget colossal, l’armée terrestre américaine suréquipée mais en sous-nombre de combattants est un géant aux pieds d’argile.
Autre difficulté, pour l’opinion publique américaine, il n’est plus question de revivre le drame de centaines de soldats revenant dans des cercueils.
Ces deux fortes contre-indications (insuffisance de fantassins et opposition populaire aux pertes américaines) feraient réfléchir et reculer n’importe quel président US sain d’esprit et doté de bon sens. Mais il n’est pas du tout certain que cela retienne le bras de l’atypique Trump, capable de tout, surtout du pire, et entouré d’un premier cercle de va-t-en guerre (Marco Rubio, Pete Hegseth, Steve Witkoff et son gendre Jared Kushner), à l’exception de JD Vance se tenant en retrait.
Même si Trump se croit au-dessus des lois américaines, de la justice et du parlement US, il est de plus en plus contesté par le congrès lequel a voté en juin dernier et ce 23 juillet des résolutions lui intimant de stopper sa guerre en Iran et de rapatrier les forces américaines.
Sans compter que les élections de mi-mandat (Midterms) ne s’annoncent pas sous les meilleurs auspices pour Trump, et qu’on ne voit pas comment il pourrait remporter une « victoire totale éclair » sur l’Iran d’ici au scrutin de novembre prochain.
Je ne vais pas gloser sur Trump, le sujet est suffisamment traité partout et par tous… Il est notoire que si les USA sont technologiquement très puissants, leur armée ne vaut pas grand chose sur le terrain. Comme me le disait un copain ex de la Colo avec un palmarès d’OPEX long comme le bras qui les avait beaucoup vus au Moyen Orient et en Afrique, « Ils font les beaux tant qu’il y a du matos mais après y’a plus personne ». En ce sens leur pays n’a pas tort de ne plus vouloir les exposer. Face aux gens parmi les plus rusés de la terre qui plus est se moquant des malheurs de leur peuple , c’est donc l’impasse. A moins que des « sources internes » puissent indiquer en temps réel tout stationnement des « gardiens de la révolution » parce que, question balancer des missiles à X milliers de km, ça les US savent vraiment faire. Mais limiter la question à Trump et ce qui ressemble à un sparadrap au doigt est bien insuffisant. La non – participation de Mrs et Mme européens à ce qui relève du traitement non d’un Etat voyou mais aux mains de super voyous super dangereux ne facilite pas sa tâche et nous n’avons pas à en être fiers.
Il n’y a pas d’autre moyen pour retrouver la paix dans toute cette région que d’éradiquer le régime des mollahs. Tant qu’il restera en place, ce sera le chaos.
Le chaos est déjà en place : ce sont les Israéliens poussant les Etatsuniens qui l’y ont mis, aggravant une situation particulièrement difficile qui devait être réglée par la diplomatie.
@V : ils nous ont fait quoi les mollahs à la France? Le régime Iranien ne regarde que les Iraniens. Qe quel droit devrions nous intervenir dans un pays souverain ? Pour y semer la pagaille comme Bruxelles le fait en Roumanie par exemple ou en Hongrie? Est ce vraiment les Mollahs qui crée le chaos? Avez vous seulement été en Iran? Parler avec des Iraniens ou Iraniennes?
@Bergamote Manifestement vous ignorez toit de l’histoire
Le foutriquet de l’Elysée devrait former une coalition avec les USA et Israël pour virer les mollahs mais choupinet oréfère donner 12 milliards d’€uros à l’Ukraine pour combattre notre allié de toujours !!! Et pendant ce temps là , nos pompiers attendent les canadairs et autres véhicules pour combattre les incendies qui ravagent notre pays !!!
Avec mon fric et personne pour y trouver à redire parmi les politiques…
Et Alors. Au nom de quoi Macron se joindrait-il à Trump et Netanyahou dans leur guerre contre les Iraniens ? Quel serait l’intérêt de la France de se mêler de cette sale affaire ? Pour quelle cause et pour qui nos soldats français iraient-ils se faire tuer en Iran ? Ne croyez-vous pas que nous avons déjà suffisamment à faire avec tous nos problèmes intérieurs ?
Ne mélangez et ne croyez pas tout ce que les mé(r)dias vous racontent. Une fois de plus, les US se sont embarqués dans une guerre qu’ils ne maîtrisent plus. Cette guerre va durer car trop de monde y est impliqué et que les stratégies sont différentes. « Charbonnier est maître chez lui ». Qu’allons nous faire dans cette galère?… Idem pour l’Ukraine. Que ceux qui ont allumé le feu, l’éteignent maintenant!
Assimiler les questions Ukraine et Iran me parait cocasse. A part cela et avec mes excuses anticipées = Peut-être ne consultez pas les bons médias parce comme nous le voyons en ces temps de mobilisation de pompiers, les incendies concernent tout le monde.
Trump est un negociant , certainement habile , mais surtout pas un chef de guerre .
Il cherche aujourdhui un iranien apte a lui signer un torchon quelconque pour pouvoir remballer sa quincaillerie sans perdre trop la face .
Il en est reduit a tenter ( sans aucun succes) de corriger les pieges dans lesquels un simple sous lieutenant ne serait pas tombé , et c est franchement pathetique pour la premiere puissance mondiale et inquietant pour l avenir face aux puissances fascistes que sont l iran, la russie , la chine , la coree du nord et bientot la turquie islamiste .
Taiwan, le japon, la coree du sud et la grece ont de quoi s inquieter .
Au passage je rappelle a Mr Arbaretier que la capitale souveraine de l etat souverain d Israel est Jerusalem .
T.Amouyal. A chacun son opinion, mais en tant que citoyen français respectueux du droit international, je m’en tiens aux nombreuses résolutions des Nations unies et à la dernière décision historique du 19 juillet 2024 de la Cour internationale de Justice (CIJ) condamnant la conquête militaire et l’occupation illégale de la Cisjordanie depuis 1947 – y compris JERUSALEM-EST – et de la bande de Gaza, « de même que le régime de colonisation, l’annexion et l’utilisation des ressources naturelles qui y sont associés (sic) ».
Jérusalem-Est est un territoire palestinien illégalement occupé, et n’est en aucun cas la capitale d’Israël laquelle est Tel-Aviv.
« Attaquons, attaquons comme la lune »! Décidément, les les penseurs autoproclamés français ne changeront jamais !
@Michel Franceschi : c’est ce qui fait « l’originalité de la France depuis des décennies, depuis qu’un « quarteron » d’inadaptés mentaux englués dans leur doctrine occupent les postes clés de l’a Nation et inséminent les esprits jadis éclairés.
Ne jamais sous estimer son ennemi ,surtout quand sa principale force est l’ Islam .
@L’ ancien : et surtout que son existence et son histoire reposent sur des millénaires..
Il n’y a pas de demie guerre, où on fait la guerre totale ou on reste chez soi, nous l’avons oublié trop souvent
Tout doit être fait pour que jamais ces fous ne possèdent l’arme nucléaire.
Tout doit être fait pour que jamais M. Nétanyahou ne se décide à détruire les Palestiniens comme communauté reconnue sur le plan internationale, ni les chrétiens d’Orient.
103SP
Ne nous faisons aucune illusion. Pour l’instant, l’Iran affirme ne pas vouloir se doter de la bombe atomique et se cantonner au nucléaire civil, en restant partie au Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) qu’il a signé en 1968 et ratifié en 1970. Dans ces conditions et de ce point de vue, il n’existe pas la moindre – je répète, pas la moindre – raison pour que les USA et Israël agressent ce pays.
En revanche, comme je l’ai dit, il y aura du souci à se faire si en réaction à l’illégale agression israélo-américaine, l’Iran décidait de se désengager du TNP, ce qui est permis. En ce cas, une fois débarrassé de ses engagements conventionnels, l’Iran pourrait développer en toute liberté son arsenal nucléaire, de la même façon qu’Israël, la Pakistan, l’Inde et la Corée du Nord, non parties aux TNP.
Avec ses 683,1 kg d’uranium 235 à la fin mai 2025 – soit 274,5 kg enrichis à 20 % et 408,6 kg à 60 % – l’Iran aurait – après enrichissement à 90-93 % – de quoi fabriquer environ 12 à 18 bombes nucléaires d’environ 45-50 kT (3 fois Hiroshima chacune), leur nombre dépendant de la qualité des réflecteurs neutroniques utilisés en vue de diminuer la criticité de la masse requise d’uranium 235.
J’espère de tout cœur que l’Iran ne se désengagera pas du TNP.
Et cela nous vaudra une « guerre préventive » nucléaire.
Bizarre, je me demande moi dans quel camp sont les fous. Et je pense que les fous ont déjà l’arme nucléaire, hélas.
« La guerre totale, […] pour vaincre une bonne fois pour toutes le gouvernement des Gardiens de la révolution, n’a pas encore été déclenchée. » Quoi que l’on puisse penser du pouvoir iranien, il est celui qui a été agressé et qui rend les coups qui lui sont portés. Alors, s’approprier l’objectif américain de vaincre définitivement le gouvernement de ce pays n’est-ce pas simplement aboyer dans l’ombre de ce maître qui ne veut pas encore admettre qu’il n’est plus celui qu’il croyait être, le plus fort qui décide de tout partout sur la planète?
Vous avez la mémoire très très courte. Cela fait des années que ce fameux « pouvoir iranien – en personne ou via ses « proxis » a fait du terrorisme tous azimuts et des milliers de victimes. Alors écrire qu’il a été agressé…
@Apitchi : parce que les cow-boys n’ont jamais pratiqué ce genre d’exercice? Il vous faut impérativement relire ou reprendre l’histoire particulièrement les 150 dernières années et plus si affinité!
J’aimerais pouvoir me souvenir que chacun des 2 pays formant la coalition américano-israëlienne ayant déclenché la guerre avec l’Iran est parfaitement irréprochable et n’est pas responsable de la mort de milliers de civils innocents au cours des innombrables opérations militaires dans lesquelles son armée est continuellement engagée . Malheureusement, les faits établis ne me le permettent pas. Et, pour ce qui relève du terrorisme, que pensez-vous d’une force armée dont le chef n’hésite pas à déclarer qu’il est prêt à « détruire une civilisation »? Vous savez, cette civilisation dont le peuple avait besoin d’être sauvé de l’oppression d’un pouvoir tyrannique et qu’il fallait débarrasser de ses dirigeants en les assassinant à coups de missiles. Ce même peuple qui doit comprendre que c’est pour son bien si 160 fillettes sont pulvérisées dans une école et qu’il vivra mieux demain quand toutes les infrastructures civiles du pays auront été détruites.
à Turereverbère à 12 heures 45, 25 juillet
Pardon, Tureverbère, il y a des morts chez les civils à Gaza, autres territoires palestiniens, au Liban, des humiliations très graves portées par Israël contre les chrétiens d’Orient (vous ignorez les chrétiens, vous qui comme moi êtes d’un pays marqué par le christianisme ?).
Je le répète : dans ce genre de situation, on ne sélectionne pas. Il n’y a pas des morts « de premier rang » et des morts « ‘de second rang » et la guerre est la guerre. Qu’Israël essaye de ne pas réécrire l’histoire plus qu’il ne faut.
Ces morts ces souffrances sont infiniment regrettables et tout doit être fait pour y mettre fin. Soit. Mais il faut en voir les causes et les origines. Il faut voir l’ordre dans le quel les évènements se sont enchainés. Et à mon tour de vous demander pardon. La barbarie indicible du 7/10 elle est de quel coté ? La volonté de détruire Israël elle est de quel coté ? Les scènes de liesse le 11 septembre elles sont de quel coté ? qui jette sans cesse de l’huile sur le feu ? le Hamas, le Hezbollah, le régime iranien ne cessent de propulser leurs agents de destruction. Nous n’essayons pas de réécrire l’Histoire mais nous voulons que TOUTE l’histoire soit connue et que les responsables de tous bords en mesurent les conséquences aussi détestables soient elles. Je vous le répète moi : Qui, sans cesse, veut la guerre ?
« Regrettable ». C’est tout ce que vous trouvez dire pour excuser le comportement des Israéliens ?
Il ne s’agit pas de justifier le terrorisme qui bien entendu doit être combattu, mais il faut aussi, sur le plan international, faire justice, rendre à chacun ce qui est dû, respecter certains équilibres entre les peuples et les communautés. On évite ainsi le parti-pris et on fait du droit international, du vrai qui n’a rien à voir avec le comportement de justicier.
à Limousin 9 h 27 – « Il ne s’agit pas de justifier le terrorisme qui bien entendu doit être combattu, mais ». Voilà un excellent discours pour la SDN.
Tureverbere. « Qui, sans cesse, veut guerre » ? Réponse : vous.
« La barbarie indicible du 7/10 elle est de quel coté ? » = je ne suis pas certaine qu’elle soit du côté que vous imaginez.
Beaucoup de gens (même à droite) sont anti américains : ça les pose. Comme si Clinton, Bush, Obama et Trump étaient interchangeables . Imaginez qu’on dise « les Français » pour désigner de Gaulle, Mitterrand, Hollande, Macron… ! Trump veut mettre un terme : au terrorisme (que l’Iran, sauvagement répressif, alimente), au trafic de drogue, au mondialisme (dont profite l’agressivité commerciale de la Chine qui ruine le monde), au wokisme (qui abîme nos enfants).. Qui dit et fait mieux ?
Bravo ! Excellente synthèse. Vous auriez pu aussi mentionner Reagan, Carter, Bush père qui était un type bien alors que son fils W était un « simplet » etc…
Vous semblez oublier, Théorie de la Nation, que l’actuel président des Etats-Unis, une personne âgée soumise à tant de pressions risque de suivre la même pente que M. Biden….
Limousin 9.28 – C’est vous qui le dites mais ce qu’écrit Theorie de la Nation me semble plus étayé…
Limousin, le Rouergue n’a rien oublié, mais il travaille sur présent et pas sur un hypothèse. Et de toutes façon Vance et Rubio seraient parfaitement capables de finir le boulot.
» Imaginez qu’on dise « les Français » pour désigner de Gaulle, Mitterrand, Hollande, Macron;! »
Il n’y a aucun point commun entre eux. De Gaulle aimait la france, les autres la détruise;
Merci Tara de confirmer ce que je dis
@Tara : avec l’aide des « copains » du moment …Les copineries évoluent continuellement au gré des fourberies, mensonges et faux semblants de chacun et du moment. Certains sont sincères d’autres sans aucuns doutes avec des arrières pensées et des revanches à prendre : la diplomatie est un métier qui s’apprend et pour lequel il faut avoir de réelles dispositions ce qui fait la rareté des leaders du domaine.