Vers une guerre totale en Iran ?

S’il veut continuer à combattre les Gardiens de la révolution, Donald Trump doit le faire sans faiblir et y consacrer les moyens adéquats.
Capture d'écran X
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Une offre américaine fictive de cessez-le-feu ?

Alors que ce vendredi 24 juillet, le New York Times annonçait que le gouvernement iranien avait refusé, jeudi, un plan de cessez-le-feu préparé par les Américains et présenté par le Premier ministre irakien, Ali Al-Zaidi, samedi, les Agences russe Tass et Chine nouvelle de la République populaire affirmaient que ce plan n’avait jamais existé, selon ces mêmes autorités irakiennes. La raison qui avait été invoquée par le gouvernement iranien était que le projet américain ne traitait pas de la gestion du détroit d’Ormuz. Alors, qu’est-ce à dire ? Sommes-nous en présence d’un exemple de fausse nouvelle propagée par la guerre d’information américaine et justifiant la poursuite des frappes massives sur l’Iran ou bien, alors, d’une mauvaise foi, à la fois du Premier ministre irakien, chiite mais également proche du président Trump, Ali Al-Zaidi, qui ne voulait pas ainsi envenimer la situation entre les deux belligérants et compromettre son rôle de négociateur ? En attendant, même s’il semble y avoir eu une nuit d’accalmie entre vendredi et samedi, il y a bien eu treize nuits de bombardements continus en Iran jusqu’à la nuit de jeudi à vendredi.

Des bombardements américains pour quoi faire ?

La reprise intense des bombardements américains, il y a deux semaines, avait marqué la fin du processus de cessez-le-feu en cours signé à Versailles par le président Trump, il y a un peu plus d’un mois. La raison en était principalement que si le gouvernement iranien avait semblé plus conciliant sur les sujets nucléaire et balistique, il préparait en parallèle un condominium avec le gouvernement omanais du détroit d’Ormuz, avec droit de péage à l’appui. Ces conditions, contraires au droit international maritime concernant les détroits où la circulation est par définition libre de droits - contrairement à celle des canaux -, ont provoqué l’irritation de Donald Trump, qui se sentit alors trahi par les négociateurs iraniens et les qualifiait alors de menteurs.

Dans la nuit du 24 au 25 juillet, après treize jours de bombardements massifs, non seulement sur des installations militaires (poste de commandement naval des Gardiens de la révolution) à Bandar Abbas, mais aussi sur certaines infrastructures civiles reliant la zone du détroit d’Ormuz à l’intérieur du pays ainsi que les installations pétrolifères de l’ouest de l’Iran à la région centrale, le président américain déclarait que « les Iraniens devenaient de plus en plus sérieux ». Le but non annoncé de ces frappes ciblées américaines semblait alors être la rupture de toute communication physique entre le sud et l’ouest vers le centre et le nord du pays. L’étouffement de l’économie iranienne en serait alors l’une des conséquences… à long terme. Le problème de cette stratégie raisonnable dans le schéma rationnel d’une victoire militaire sur l’Iran est qu’elle ne convient ni au tempo des marchés pétroliers mondiaux, ni à celui d’une victoire « rapide » recherchée par le très impatient président des États-Unis. Donc treize jours après le retour de la guerre, changement de stratégie ou pas ?

Stratégie cohérente des Gardiens de la révolution

Dans le fond jusqu’au-boutistes, puisque millénaristes et fervents défenseurs d’une religion chiite, visant à la fois à se venger des sunnites qui les ont vaincus au septième siècle après notre ère lors de la bataille de Kerbala[1], et résolument anti-américains et anti-occidentaux, les Gardiens de la révolution ont montré jusqu’à présent que leur stratégie visait, outre à se défendre contre les Américains, à également frapper leurs bases dans tous les pays voisins qui les hébergent. Ils veulent, en réalité, dresser les populations majoritairement sunnites de ces États monarchiques contre leurs princes qu’ils jugent corrompus et impies, puisque amis avec des États chrétiens. Ils veulent donc réunifier l’oumma sous leur sceptre. Le fait que des diplomates français aient été molestés et brièvement privés de liberté à Téhéran, la semaine dernière, montre bien que les Gardiens de la révolution ne font pas beaucoup de différence entre les États-Unis, qui proclament leur religion chrétienne, et la France laïque et républicaine. Tous sont perçus comme étant des croisés qu’il faut expulser du Moyen-Orient d’une manière ou d’une autre.

La guerre que leur a « offerte » Donald Trump en est pour eux devenue une excellente occasion. Que ce dernier perde patience et en vienne à utiliser l’arme atomique serait pour eux une excellente occasion de se sacrifier, eux et leur population, dans le cadre d’une apocalypse centrée sur la lutte « contre les forces du mal » ainsi que sur l’attente de « l’imam caché[2] ». Les Occidentaux que nous sommes considéreront cette stratégie comme visant simplement à dominer le Moyen-Orient sunnite en y excluant toute présente occidentale. La guerre ne fait donc pas peur aux Gardiens de la révolution, et même s’ils continuent à avoir l’air de vouloir négocier avec les Américains, ce ne sera que pour amoindrir la puissance de ces derniers, dans la région et dans le monde, en imposant par exemple un droit de péage sur le détroit d’Ormuz. Curieusement, ce même gouvernement iranien s’abstient de frapper actuellement Israël, dans la mesure où il voudrait éviter, outre des bombardements de rétorsion de Tsahal, une réduction complète du Hezbollah, son précieux allié dans la région.

Négocier ou combattre ?

S’il veut continuer à combattre les Gardiens de la révolution, Donald Trump doit le faire sans faiblir et y consacrer les moyens adéquats. Dans leur opération Countenance[3] déclenchée avec l’appui soviétique, en août 1941, contre l’Iran du grand-père éponyme de Reza Pahlavi, l’actuel prétendant au trône du Paon, les Britanniques, après avoir détruit la marine et l’aviation iraniennes, avaient débarqué et conquis le sud et l’ouest du pays que les Américains ont d’ailleurs bombardés la semaine dernière. Cela veut dire que les avions, les robots ou les drones ne peuvent, seuls, obtenir la victoire. Il faut qu’à la fin, comme à Iwo Jima[4], qu’un Marine finisse par planter le drapeau américain. Sinon, cela peut continuer jusqu’à l’extrême, c’est-à-dire par une frappe nucléaire, dont personne ne veut actuellement, ni à Washington, ni même à Tel Aviv.

La guerre totale, celle qui utilise tous les moyens qu’il a à sa disposition, pour vaincre une bonne fois pour toutes le gouvernement des Gardiens de la révolution, n’a pas encore été déclenchée. Sauf dans le verbe souvent outrancier du président américain, retenu jusqu'à présent par le Congrès et par certains de ses conseillers militaires. En outre, la perspective d’un enlisement, même si elle ne lui plaît pas, semble aujourd’hui en être l’alternative. La venue à la Maison-Blanche du Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, mardi prochain, pourrait être à cet égard décisive.

Aujourd’hui, si elle ne semble pas encore certaine, la guerre totale[5] pourrait être néanmoins déclenchée par Donald Trump en vue de finir une bonne fois pour toutes un conflit qui s’éternise.

 

[1] Hussein Ben-Ali y eut alors la tête tranchée par le calife omeyyade Yazid.

[2] Le douzième imam « Al- Mâhdî », douzième successeur d’Ali, le gendre du prophète Mahomet, considéré comme l’imam caché qui s’est occulté en 980 après notre ère.

[3] Cette opération visait à obliger l’Iran à fournir des hydrocarbures aux Soviétiques, deux mois après le début de Barbarossa.

[4] Bataille très sanglante, du côté américain comme du côté japonais, qui se solda par la prise du premier morceau de territoire japonais (une petite île de 21 km2) entre février et mars 1945 et qui persuada Harry Truman à utiliser la bombe atomique, quelques mois plus tard, pour vaincre le Japon. Le monument d’Iwo Jima où l’on voit plusieurs Marines planter la bannière étoilée est particulièrement célèbre.

[5] Une guerre totale, selon le général Erich Ludenforff (1865–1937) qui en a théorisé, en 1935, les principes dans un livre éponyme, est une guerre qu’un État conduit « avec tous les moyens qu’il a à sa disposition, pour anéantir (vernichten) l’ensemble des ressources humaines et physiques de son ennemi » jusqu’à la victoire obtenue de vives forces contre ce dernier.

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Vincent Arbarétier
Ancien officier, docteur en sciences politiques, expert géopolitique et militaire

Vos commentaires

98 commentaires

  1. TASSERGAL – Réponse sur le stock iranien d’uranium 235 enrichi
    Monsieur. Avant de poster, il faut se relire sinon on publie n’importe quoi, comme vous qui – en dehors du rappel correct des 408,6 kg d’uranium 235 enrichi à 60 % – ne craignez pas d’affirmer cette fausse information avec aplomb : « Il n’y a pas d’autres chiffres sur les quantités d’uranium en Iran dans ce rapport… ». Ah bon, en êtes-vous sûr ?
    Comme vous lisez à votre manière et comptez de travers, je vous rappelle le stock total d’uranium 235 enrichi calculé au 17 mai 2025 par l’AIEA concernant toutes les unités nucléaires iraniennes (UFPC, RRT, ICU, IECF, IEC IPEC…) :
    —– a) – « 2.221,4 kg d’uranium enrichi jusqu’à 2 % en 235U (-705,6 kg depuis le précédent rapport trimestriel) » ;
    —– b) – « 5.508,8 kg d’uranium enrichi jusqu’à 5 % en 235U (+1 853,4 kg) » ;
    —– c) – « 274,5 kg d’uranium enrichi jusqu’à 20 % en 235U (-332,3 kg) ; et »
    —– d) – « 408,6 kg d’uranium enrichi jusqu’à 60 % en 235U (+133,8 kg) » (Cf. votre post du 26/7 à 20h36).
    Faites l’addition et vous constatez avec moi, Tassergal, que ces quantités totalisent effectivement 8.413,3 kg d’uranium 235 comme correctement indiqué dans mon post du 26/07 à 15h09.

    Ce rapport AIEA réf. GOV/2025/24 du 2 juin 2025 (distribué le 11 juin 2025) ajoute ceci à la même page 10 :
    « 28. Au 17 mai 2025, l’Agence a vérifié que le stock d’uranium enrichi jusqu’à 20 % en 235U sous des formes autres que de l’UF6 était de 60,6 kg, dont 45,5 kg sous forme d’assemblages combustibles, de plaques et de barres de combustible ; 2,8 kg dans des cibles ; 6,5 kg sous forme d’autres produits intermédiaires ; et 5,8 kg sous forme de rebuts liquides et solides.
    « 29. Au 17 mai 2025, le stock d’uranium enrichi jusqu’à 60 % en 235U se trouvant sous d’autres formes que de l’UF6 était toujours de 2,0 kg d’uranium comme indiqué précédemment, dont 1,6 kg sous forme de cibles irradiées38, cette quantité ayant été vérifiée le 17 mai 2025 au RRT, et 0,4 kg sous forme de rebuts liquides et solides, cette quantité ayant été vérifiée le 17 mai 2025 à l’UFPC ».

    • Bureaucratie et comptes d’apothicaires autour d’un conflit civilisationnel qui dure depuis des siècles et passe par une phase critique : la détestation de soi du monde occidental. La République islamique d’Iran est une dictature terroriste et sanguinaire qui veut la destruction d’Israël et la domination du Moyen Orient islamique. Et a cette fin veut se doter de l’arme nucléaire. Par tous les moyens. Le reste est du blabla.

  2. C’est ridicule ce que fait Trump! Il a d’abord gagné la guerre des armes en anéantissant presque la totalité des forces iraniennes pour ensuite perdre la bataille diplomatique en traitant l’Iran comme le vrai vainqueur. il a répondu favorablement aux moindres demandes iraniennes pour conclure un deal qu’il voudrait être meilleur que celui d’Obama alors qu’en réalité il est de loin le plus mauvais. Il fait comme ça lui chante, il n’entend pas les spécialistes et les stratèges autour de lui et qui lui ont conseillé de ne pas arrêter la guerre aussi brusquement alors qu’elle portait ses fruits et de l’avis de tout le monde, même les Arabes du moyen orient.
    Ce qu’aime Trump au dessus de tout c’est qu’on dise que c’est lui qui commande de A à Z d’où les changements fréquents et soudains d’opinions car aucun stratège militaire doué d’un peu de sens logique n’aurait agi de la sorte. Trump est juste un showman qui a la phobie de perdre la paternité. « That’s my doing » est sa devise préférée et advienne que pourra.

    • J’approuve votre propos passerby88. On se demande même si M. Trump sait ce que veut dire gouverner de façon responsable. Notez aussi qu’il a plus de 80 ans, donc à un âge où l’on devient facilement le jouet de son entourage. Il y a des exemples historiques pour le dire, mais pour nous, citoyens ordinaires, on mesure ce que signifie être une personne âgée.

  3. à Pibèque, son message du 26 juillet à 16 heures 30
    Merci pour ce propos encourageant. Dans cette crise interminable, il serait plus que temps de raison garder. La diplomatie, cela sert à cela. Pas les armes, surtout si les populations civiles en souffrent.

  4. Rapport GOV/2025/24 DE L’AIEA (extraits) : Stock total d’uranium enrichi 9 247,6 kg (tous niveaux d’enrichissement confondus).
    Uranium enrichi à 60 % : 408,6 kg Selon le calcul de l’AIEA, cette quantité représente l’équivalent technique suffisant — s’il était enrichi à 90 % — pour concevoir environ 9 à 10 armes nucléaires.”
    Il n’y a pas d’autres chiffres sur les quantités d’uranium en Iran dans ce rapport, ni sur leur exportation dans un quelconque pays étranger.
    Les chiites iraniens sont clairs, ces bombes potentielles sont destinées à Israël et, s’ils les utilisent, que l’essence soit à 2 €, 5 € ou 10 € n’aura plus d’importance, parce que la guerre nucléaire ne se limitera certainement pas à l’anéantissement de l’État juif. Je crois que les théories d’un complot judéo-trumpiste sont à remiser au rayon des fumisteries.

  5. C’est fou comme la mémoire est volatile. Qui sont les 1er agresseurs : le Hezbollah et l Iran . Leur agression : le pogrom en Israël vous vous souvenez. Et qui souhaite éradiquer de la planète les juifs et Israël : l Iran et le Hezbollah.

    • À Tavalette : et les exactions de l’armée israélienne sur la population civile, â Gaza mais aussi dans le reste de la Palestine, au Liban et chez les chrétiens d’Orient ?
      Remettons les choses à l’endroit. sans être sélectif dans « la mémoire ».

      • Et dans le bon ordre SVP. Qui n’a jamais accepté l’existence de l’Etat d’Israël ? veut sa destruction, sa disparition ? Qui ne cesse de tirer des roquettes sur Israël à tout bout de champs ? etc. etc. etc. Qui veut la guerre ?

    • Comme vous avez raison ! Comme ils sont « gentils » tous ces bonimenteurs qui ne veulent rien voir ni rien entendre de ce qui se passe au MO depuis des décennies voire depuis des siècles. Qui ne comprennent rien à l’antagonisme très ancien des Arabes et des Perses, des Chiites et des Sunnites. Qui ne veulent pas voir que désormais ce sont les Pays de la péninsule arabique qui vont sans hésiter combattre avec les Américains et les Israéliens pour éliminer un ETAT TERRORISTE qui veut les déstabiliser, les rançonner sinon les détruire.
      Autre chose pour le petit doigt de RIRI Si l’uranium est parti chez les amis, il faudrait savoir comment et chez qui, mais surtout il faudrait savoir à quelles conditions ces « amis » ont accepté ce « service » et plus encore comment cet uranium reviendra « un jour » en Iran.
      Les 10 doigts des 2 mains de RIRI pourraient ne pas suffire pour trouver la réponse à toutes ces questions.

  6. C’est beau la moraline. Sacré RIRI !
    Demandez au peuple, le vrai, celui qui souffre, qui pleure 40.000 morts, pas celui des contempteurs du régime des Mollahs et des Gardiens de la Révolution, qui détournent des milliards et planquent leurs fortunes dans les banques d’états complaisants.
    Quant au respect des accords de non prolifération et de limitation de production d’uranium enrichi, l’Iran ne las a jamais respectés, allant même jusqu’à refuser les visites de commissions de contrôle.

    • Bonsoir Michel PROVENCE
      A cause d’un rendez-vous serré que je prépare pour demain matin, je n’ai pas le temps de répondre sur le fond à votre intéressant post.
      Donc juste un mot pour vous dire que jusqu’à la rupture unilatérale et capricieuse (comme d’habitude) en mai 2018 par Trump du traité JCPoA de Vienne de 2015 (Obama) sur le nucléaire iranien, Téhéran respectait en tous points et fidèlement les termes de cet accord.
      J’ai les explications très exactes sur cette loufoque décision de retrait de Trump. J’ai les preuves matérielles et documentaires incontestables du respect du JCPoA par l’Iran. Ces preuves vérifiables de cette non-violation proviennent de l’AIEA et du gouvernement des Etats-Unis (CIA, DNI, etc..). Vous seriez consterné de les découvrir. Nous pourrions en parler éventuellement si ça vous intéresse. En fait, comme beaucoup, vous êtes mal informé si ce n’est intoxiqué.

      • « Téhéran respectait en tous points et fidèlement les termes de cet accord. » RISIBLE ! Pour rester poli.

      • Tureverbere. Vos écrits montrent que vous ne savez strictement rien sur le traité JCPOA et du nucléaire iranien.

  7. Une énième fois, les USA sont « va en guerre » contre une fourmilière où ils ont déjà été humiliés ! …
    Cette zone est héréditairement EN GUERRE depuis la nuit des temps ! …
    Le « détroit d’Ormuz est devenu un « point chaud » destructeur pour les industries et autres mondialistes ! … Jusqu’à quand les chinois 5 ET les BRICKS ) vont accepter de se faire « rackettés par les USA ou l’Iran ? ! …

    Y a pas à dire … « les experts en stratégie » sont surtout forts pour faire croire que les USA sont « les gentils » partout où ils vont …
    Les « PRO OTAN » sont d’autant plus dangereux qu’ils sont inféodés à ce pays qui ne veut que « dominer sur la planète entière » ! …

    • 1/ ….Où des dirigeants naïfs et ignorants (Carter & C°) se sont montrés d’une lâcheté et d’une incompétence insignes.
      2/ … Ce n’est ni moi, ni vous ni les Américains qui ont placé les plus grandes réserves pétrolières et gazières du monde autour du détroit d’Ormuz par le quel elles doivent transiter. Appelez ça le mondialisme si vous voulez. Au passage notez que les intérêts français dans la région sont très loin d’être négligeables.
      3/ Gentils pas gentils, je ne sais pas. Mais con ou pas con, c’est autre chose !

      • Turéverbere. On n’écrit pas des gros mots sous prétexte que l’on est dans un forum de discussion. Tächez de respecter vos adversaires du débat, si vous le voulez bien.

      • Les USA ? Les politiques de toutes les administrations américaines qui se succèdent ne sont pas les mêmes ! Et pour le reste l’économie américaine a des caractéristiques qui lui donne une « certaine prééminence » (effet de taille, liberté d’entreprendre, technologie, ouverture systématique sur le monde, etc.) C’est de NOTRE faute si nous faisons courir nos entreprises avec des semelles de plomb. C’est de la faute de l’Allemagne d’avoir accepté de l’administration Biden une politique et même un acte de guerre (Nordstream ) qui ont porté des coups mortels à son industrie.
        Et votre conclusion est pleine de bon sens.

  8. Dans cette très vilaine et sale affaire, je vois deux agresseurs, les Etats-Unis et Israël, attaquant, tuant, détruisant et bombardant à outrance un pays agressé, l’Iran lequel réplique en légitime défense conformément à l’article 51 de la Charte des Nations Unies et aux lois de la guerre. Dans ce conflit, le droit international est sans conteste du côté de l’Iran.
    Attention à Washington et Tel-Aviv si Téhéran décidait de se retirer du Traité de Non Prolifération (TNP) signé en 1968 et ratifié en 1970 ! En ce cas l’Iran serait pleinement libre de se doter de l’arme nucléaire comme l’Inde, le Pakistan, la Coré du Nord et Israël l’ont fait. Et ce serait hyper chaud bouillant devant, et il n’y aurait rien à dire.
    Contrairement à la presse et aux gouvernements qui trompent le public en racontant n’importe quoi, l’Iran ne détient pas 440 kg d’uranium 235 enrichi à 60 % comme raconté aux naïfs à longueur de temps, mais 8.413,3 kg d’uranium 235 enrichi à divers grades, à savoir 19,12 fois plus (source officielle : AIEA 2 juin 2025) ! Vous avez bien lu, 19,12 fois plus que ce qui est dit.
    Suite à l’offensive israélo-américaine de février 2026, il ne fait aucun doute que le stock d’U235 enrichi a été exfiltré d’Iran pour être mis en abri dans un ou deux « autres pays partenaires » (je pense deux), où des milliers d’atomistes iraniens travaillent en sécurité après leur mise au « chômage technique » forcé suite aux bombardements USA-Israël des trois centres nucléaires de Fordo, Natanz et Ispahan en 2025 et 2026.
    Je répète : ultra mauvais signe pour Trump et Netanyahou si Téhéran se retirait du TNP !

    • AJOUT. Mon petit doigt, modeste conseiller mais qui m’a rarement trompé, me suggère que 683,1 kg d’uranium 235 enrichi (274,5 kg + 408,6 kg) ont été prioritairement évacués des centres de recherches nucléaires iraniens de Fordo, Natanz et Ispahan dès AVANT les bombardements israéliens et américains de juin 2025 et mars 2026. Mon petit doigt, qui peut bien sûr se tromper, me dit que ces 683,1 kg d’U235 enrichi ont été mis en sécurité à l’étranger.

    • Encore merci pour votre analyse, RIRI66, qui voyez mieux que le (pseudo) voyant, expert en relations internationales, et qui nous détrompe sur les gouvernements qui « trumpent » le public que nous sommes, un public à qui, soit-dit en passant, il n’est pas interdit de se montrer critique envers ces gouvernements si mal élus pour peu qu’il veuille redevenir citoyen.

      • Ah ! « C’est la faute à la gauche » si nous ne pensons pas comme vous, Turéverbère. Seriez-vous à court d’arguments ?

  9. S’il pouvait éradiquer le régime sataniste iranien, mollahs, gardiens de la révolution … ce serait formidable … et rendre à ce pays sa liberté et sa dignité … mais cette racaille islamiste malfaisante a la peau dure … le gros problème, les abattre sans faire trop de victimes et de dégâts parmi la population …

    • Vous savez quoi de l’Iran à part de ce qu’en disent les médias aux ordres? Vous suivez la propagande occidentale sans recul. Après les agressions occidentales (USA, Israel, Europe) en Afghanistan, en Serbie, en Lybie, en Syrie, au Liban, en Ukraine et maintenant en Iran , vous croyez encore au récit de l’occident qui apporte la liberté ? Vous parler de Satan ? N’allez pas le chercher trop loin. Il se présente toujours avec les attribut du Bien. Et vous être en train de succomber à sa manipulation.

    • Il y a longtemps que je n’entends plus Trump parler de liberté pour l’Iran…Maintenant il parle de « renvoie à l’âge de pierre » ou  » de radiation de la carte » de ce pays. Il ne s’est jamais soucié des habitants. Votre animosité envers l’islamisme (que je ne juge pas) vous aveugle. Vous ne comprenez pas, et vous n’êtes pas le seul, qu’on peut vouloir arrêter l’immigration en France sans vouloir détruite les palestiniens ou l’Iran…

    • C’est ce que cet officier chroniqueur de BV aurait dû écrire en quelques mots, Raletout.
      Mais attendons la réaction argumentée de RIRI66 sur ce sujet.
      Pour ma part, je me demande si cet officier chroniqueur ne voulait pas nous dire en filigrane qu’il voulait partir très vite à la guerre sur demande du général Desportes.

  10. Qui peut encore douter que les iraniens mentent.
    Le mensonge et la dissimulation à l’encontre des mécréants, font partie des enseignements du Coran.
    Trump n’aurait jamais du arrêter les bombardement ciblés, en particulier sur les bases militaires et navales du détroit d’Ormuz.

    • Et comme ça, Michel Provence, grâce à vos conseils avisés, nous aurions été heureux et rassurés de payer l’essence à 5 euros le litre.
      Encore merci les néo-conservateurs et Nétanyahou qui manipulent un president américain trop âgé pour gouverner (après le calamiteux Biden).

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