Le 30 novembre, la Haute Autorité de la santé (HAS) a présenté ses recommandations pour la stratégie vaccinale de la France. Et, « compte tenu du nombre limité de doses qui seront disponibles au démarrage de la campagne de vaccination », « cinq phases progressives » ont été définies avec une ligne directrice : « protéger en priorité les plus vulnérables et ceux qui s’en occupent ».

Il est bien précisé, par ailleurs, que la vaccination ne sera pas obligatoire, mais l’hypothèse d’un laissez-passer sanitaire qui contraindrait indirectement à se faire vacciner pour pouvoir voyager ou accéder à certains services n’est pas évoquée, et pour cause.

Or, sauf à ce que le pays soit complètement désorganisé et verse dans l’anarchie, ce dont tout le monde pâtirait, il me semble qu’il conviendrait de préserver, et donc de vacciner en priorité, tous ceux qui permettent la bonne gouvernance de la France. Bien entendu, le gouvernement est à positionner en priorité absolue, de même que tous nos élus que sont députés et sénateurs. Il convient, aussi, de ne pas oublier tous ces nombreux experts de la santé. La HAS, dont les préconisations apparaissent si sages, le Conseil scientifique, dont les conseils avisés ont permis au gouvernement de gérer cette crise avec les résultats que l’on connaît, et, bien sûr, les agences régionales de santé qui sont à la manœuvre au quotidien.

Mais pour que le bateau arrive à bon port, il convient que le commandant – le chef, quoi – soit préservé de toute nuisance risquant d’obscurcir sa lucidité si précieuse pour la conduite du pays.

Aussi, ayant fait le choix de servir la France par un engagement dans l’armée française, ce qui au passage comporte le risque majeur si les circonstances l’avaient exigé, de donner sa vie pour la patrie, mais en ayant réchappé, je fais don de ma personne à la France en offrant bien volontiers ma dose de au président de la République. D’autant qu’il est encore jeune alors que moi-même, au regard de mon âge, ne dispose plus que d’une « espérance de vie résiduelle », si j’entends bien un autre expert de la santé qu’est le docteur Laurent Alexandre.

Et puis si, comme d’aucuns qui le craignent, les vaccins avaient des effets secondaires négatifs, ceux-ci permettraient de contrebalancer de façon, ô combien, salutaire les idées surprenantes qu’on a pu constater chez certains responsables au cours de la gestion de cette crise sanitaire.

2 décembre 2020