[UNE PROF EN FRANCE] À l’école, le sexe sans tabou
Vous hésitez entre faire un plein d’essence ou un plein de courses ? Et l’on nous dit que les caisses de l’État sont vides ? Pourtant, il y a encore des fonds pour financer une foule d’associations et de programmes dans le sillon de la loi EVARS (Éducation à la vie affective et relationnelle et à la sexualité). Une partie de mes élèves étaient absents, vendredi matin, car ils étaient convoqués à une session d’éducation à la vie affective. Un Vendredi saint, ça ne pouvait mieux tomber. Cela m’a rappelé l’entrisme des associations woke, trans, LGBTQ+, libertaires, et même de la Fédération des centres de planning familial des femmes prévoyantes socialistes (FCPF-FPS). Cela ne s’invente pas.
Une quantité pharaonique de matériel « pédagogique »
J’avais déjà dénoncé, en 2023, la diffusion dans les établissements scolaires de la brochure « Tomber la culotte », promue par un certain nombre d’associations, au premier rang desquelles SOS Homophobie, qui a ses entrées partout et qui multiplie les partenariats et, donc, les sources de financement : ministère de l’Éducation nationale, ministère de la Justice, Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (DILCRAH), Fonds pour le développement de la vie associative, mais aussi des départements et des acteurs privés comme la MGEN, Uber ou la LFP (Ligue de football professionnel). La nouvelle mouture est sortie en 2025 et reprend sa tournée. Je vous laisse découvrir ce régal de bon goût et de délicatesse.
Les financements de l’État permettent à cette nébuleuse d’associations de produire une quantité pharaonique de matériel « pédagogique » : plaquettes, vidéos, jeux de cartes, jeux de plateau, peluches, maquettes… On peut, ainsi, avoir un puzzle en 3D en forme de pénis ou de vulve, à monter. C’est important, bien sûr, étant donné que dès le CP, « les élèves apprennent à nommer les différentes parties du corps avec un vocabulaire scientifique précis » (Eduscol, présentation du programme EVARS). Le site Hachette Éducation donne la parole à l’une des conceptrices du programme et en profite pour faire la promotion de son livre, qui doit aider les enseignants à mettre ce programme en application : « Utiliser les termes scientifiques comme "pénis" et "vulve" n'est pas un tabou. L'enseignant part du vocabulaire des enfants pour les amener progressivement vers les mots justes, dès la petite section. »
Cette notion de « tabou » est brandie à tout bout de champ. Le problème essentiel de la sexualité, ce serait les tabous. C’est oublier que bouleverser l’ordre des tabous, c’est opérer un changement radical dans l’ordre social. Rien ne devrait être tabou, du moment que les gens sont consentants ? Voire. Si, à la cantine, je mets la main sur le bras de mon voisin, cela ne porte pas spécialement à conséquence. Mais si je lui mets la main sur le pénis - puisqu’il faut utiliser les termes « scientifiques » -, même s’il est consentant, ce sera infiniment déplacé et généralement interdit. Un mari ne touche pas les seins de sa femme à la boulangerie et tous les gestes à caractère sexuel sont, en réalité, très encadrés dans l’espace public. En tout cas, ils l’étaient.
La leçon de choses de notre enfance, un peu remaniée…
Le « Collectif entre les jambes » diffuse de nombreuses affiches et plaquettes, richement illustrées. On y voit plein de vulves et de pénis différents, car il faut bien évidemment accepter aussi les différences dans ces domaines-là et sortir des stéréotypes… Pénis au repos, pénis en érection, blanc, jaune, marron, petit, courbé… C’est la leçon de choses de notre enfance, un peu remaniée…
Par la brochure Mes amours, on promeut l’éducation à la sexualité des handicapés. On y voit de nombreuses photos mettant en scène des handicapés, des gens atteints de trisomie 21, dans des situations amoureuses voire sexuelles, et on propose aussi aux enfants des illustrations des différentes positions sexuelles, pour le cas où ils manqueraient d’imagination : entre homme et femme, mais aussi entre deux femmes, et entre deux hommes. Ils ne devaient plus avoir assez de crédit de papier pour en faire aussi à trois ou quatre, ou avec des animaux.
Évidemment, on s’adapte au niveau de langue des nouveaux publics, puisque aujourd’hui, il importe davantage de savoir trouver son point G que de savoir conjuguer ses verbes. Les jeux pédagogiques s’intitulent donc « Jdiwi Jdinon » (« un outil pédagogique pour aborder le consentement »), « Sexplikons’nous », « Place2Be », « Consentement t’en dis quoi ? », « Game of Porn », « SéduQ »… Peut-être ne me croyez-vous pas. Elle affabule, for sure ! Je vous invite à aller consulter la liste de ressources pédagogiques du CoDEPS 13 (Comité départemental d’éducation et de promotion de la santé des Bouches-du-Rhône). Cela fera des cadeaux sympas pour les prochains anniversaires dans votre famille !
L’État veille et pense à tout !
Et si vous manquez d’idées pour une soirée cinéma, vous pouvez regarder les SexoTuto : « Alexandra Crucq et Anna Mercier ont présenté la série Les Sexotuto, une collection de 38 épisodes de 5 min consacrés à la sexualité des ados disponible sur SALTO, LUMNI et le site onSEXprime.fr de Santé publique France. » Des sites on ne peut plus officiels et respectés. Dans chacune de ces vidéos, il y a deux « Tout Nus », un homme et une femme, qui encadrent les deux acteurs de ces petites saynètes. Rassurons-nous, « on ne voit jamais leur visage ». Mais on voit très bien tout le reste.
Peut-être avec un certain cynisme vous dites-vous que les enfants aveugles, au moins, sont protégés de tout cela. Eh bien, non ! Car l’État veille et pense à tout ! Il y donc un programme « Toucher du doigt sa sexualité », avec plein de petits objets ludiques à tripoter pour les « déficients visuels », qu’il aurait été dommage de ne pas faire participer à cette si nette avancée de la civilisation. D’un autre côté, entrer un tampon dans un vagin, c’est-à-peu près la même chose qu’entrer un cube dans un jeu d’encastrement, puisqu’on réfléchit, maintenant, en termes de « compétences ».
Je suis sûre que si on demandait aux citoyens, et surtout aux parents, ils sauraient quels financements supprimer pour réduire les dépenses de l’État !
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59 commentaires
Le fric coule à torrents vers toutes sortes d’associations choyées par nos gauchistes, quand pour l’essentiel, le citoyen, lui s’enfonce dans la paupérisation ! Gaspillage des états, nous sommes saignés par les fonctionnaires de l’EU, du fric alloué pour faire durer une guerre perdue, un gouvernement ukrainien corrompu ! Des sanctions ridicules prises contre la Russie qui se retournent contre nous ! Triste bilan !
À vomir
C’est à croire que chez bon nombre de nos « spécialistes » en éducation il y a une belle bande de pervers frustrés qui se lâchent sous prétexte d’éducation…
Ou est-ce une tentative de plus de destruction des valeurs de notre société en passant par les enfants ?
J’avoue être consterné… une fois de plus !
Il ne reste plus à l’école qu’ à apprendre aux jeunes comment se servir d’une Kalachnikov
Encore un peu de temps et les travaux pratiques sur l’estrade à l’école pendant des séances de masturbations collectives vont bien finir par être imposés à notre jeunesse par des individus pervers qui ne demandent que ça !
QUI pour faire cesser tout ça?… et COMMENT?…
Au regard de ce que vous nous présentez, chère madame Fontcalel, on comprends mieux pourquoi certains s’opposent à une manifestation condamnant la pédocriminalité. C’est sûr que dans un pays qui veut armer un porte-avion hyper technique dans moins de dix ans, ce genre d’éducation sera très utile. Pauvre France.
Et après on va condamner des enseignants, des éducateurs… qui ont voulu, un peu avant l’heure, instruire les enfants qui leur sont confiés… Quelle hypocrisie, quelle déchéance !
Voilà comment préparer la dépénalisation de la pédocriminalité: les enfants n’auront plus l’excuse de l’ignorance, et seront de ce fait consentants! On continue dans la décadence.
Pierre Perret leur avait enseigné une leçon sur la zizi bien avant que soient disponibles des plaquettes illustrées
Oui, mais c’était fait avec humour et sans se prendre au sérieux… tandis que là!
En fait, comme la pratique la gauche partout, c’est l’inversion des valeurs qui prévaut.
Ainsi ce sont les fondamentaux, lire, écrire, compter qui sont devenus tabous.
Mon humour carabin risquant de resurgir et de déraper dès le début, et donc de m’exposer à une censure des plus légitime, je dirai simplement en parlant de vous, chère Madame, mais que diable allait-elle faire en cette galère ! Cela saute aux yeux, même pour un aveugle, que ça fait un bon bout de temps qu’ayant dépassé les bornes, il n’y a plus de limites, selon la formule consacrée. Qui pour nettoyer les écuries d’Augias ? Bon courage, d’autant que le plus difficile sera de mettre au pas ou « remercier » toute cette intelligentsia tant corrompue que corruptrice.
A mon sens, cela relève de la corruption de mineurs.
En effet, car cela ouvre la porte à toutes les perversions. Puisque l’on enseigne aux enfants comme s’en servir, passons donc aux travaux pratiques…
L’Etat français tient absolument à exercer son droit à l’incompétence.
Il faudrait demander à Bagayoko ce qu’il en pense !…
pitié…