Le bon sens voudrait que ce inédit ne soit pas le dernier, car les virus nous attaquent de façon récurrente et rapprochée depuis quarante ans. Pourtant, une majorité d’entre nous, compte tenu de la gestion catastrophique de cette crise sanitaire, n’est certainement pas prête à revivre un épisode aussi délirant. L’incompétence de l’équipage dans le poste de pilotage, l’absence de plan de vol, un décollage tardif alors que la mer est en flamme, un pilotage à vue sans réel cap et, in fine, un atterrissage certain faute de carburant – mais dans quelles conditions ? -, tout cela plaide pour un « plus jamais ça ».

Alors, dernier confinement ? Non ! Eh oui !

Non, car ce qui est probable c’est qu’un autre virus viendra, le Covid-19 n’étant pas le dernier corona. La vraie question est de savoir si nous aurons le temps de digérer l’actuelle pandémie et de préparer la suivante. Les origines complexes des virus futurs, la rapidité de leurs nuisances plaident en faveur de confinements à géométrie variable, avec une obligation adjacente impérative qui consiste à préparer la guerre si l’on veut réellement la paix. Notre Président en 2022 – et pourquoi pas notre présidente – devra être à la hauteur des enjeux dont celui des confinements.

Oui, car un confinement comme celui-ci ne devra plus se reproduire, car d’autres pays, mieux préparés, eux, ont montré que les masques, les tests en suffisance permettaient d’aborder ce genre de crise de façon plus efficace, certaines fourmis travaillant alors que d’autres cigales chantaient sur la , par exemple, sujet prioritaire, nous disaient-ils alors…

Des incompétents ne pourront plus être à la barre. La démesure, car nous n’aurons plus les moyens, devra être bannie. La nature, outragée, brisée, martyrisée, en continu depuis des décennies, devra être enfin respectée.

Enfin, face aux vrais ennemis du village gaulois qu’ils veulent sans palissade, ouvert à tous les virus, aux brigands, au monde de l’argent, à certains harangueurs qui gangrènent la société (islamisme, par exemple ), il faudra un vrai chef.

Les dérapages comme ceux de l’affaire Benalla, les trottoirs à traverser, les cinq euros sur les APL, la répression féroce envers les gilets jaunes, le changement de ministre de la Santé en pleine crise, etc., ne devront plus avoir lieu.

Il n’y a que les directeurs d’hôpitaux, les chefs d’entreprise, les chefs militaires pour rester à leur poste en pleine tourmente et agir, comme le professeur Raoult. Ce sont de vrais marcheurs, au sens noble du terme. C’est grâce à eux que la fin du confinement actuel sera réussie, même si c’est un amerrissage forcé. Ils ont évité au Titanic, en ramant inlassablement, de se diriger droit sur l’iceberg.

Il reste le plus dur, il faudra se retrousser les manches pour rebâtir l’économie, tout en préparant la prochaine crise. Ce sera une façon de choisir aussi entre la pagode chinoise et le vieux buron pour les vacances, et pas juste pour les vacances… Saurons-nous faire enfin les bons choix, à commencer par celui de la préférence nationale ?

4 mai 2020

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