Accueil Armées Trump et son secrétaire d’État à l’armement : encore une nomination bloquée

Trump et son secrétaire d’État à l’armement : encore une nomination bloquée

Ça partait mal pour la nomination au poste de secrétaire d’État aux armées. Avec, à la clé, la supervision du personnel, les installations, la réserve, l’environnement ainsi que les armements… chasse gardée de McCain au Sénat.

Or, l’augustissime sénateur McCain annonçait, le 2 mai, que certains commentaires passés de étaient “très préoccupants” et que ce dernier devrait s’en expliquer lors de son prochain passage au Sénat, en préalable à sa confirmation. De quoi s’agit-il ?

Green, médecin et diplômé de West Point, ancien sénateur, est un vétéran respecté de plusieurs campagnes, dont celle qui avait mené à la capture de Saddam Hussein. Mais, McCain le rappelle, le candidat a dans le passé tenu des propos offensants “à l’égard de la communauté LGBT, ainsi que de la foi musulmane”.

Le Dr Green subissait, d’ailleurs, depuis quelques jours, un tir de barrage de la part des élus comme des associations LGBT (en particulier les transsexuels qu’il avait considérés comme “malades”), et ce, en parfaite conformité avec le sabotage constant des cent premiers jours « officiels » d’un président Trump qui a dû godiller les jours pairs, et marcher en crabe les jours impairs.

Ainsi, sur la question russe, il semble que les néo-cons vont lui sauver la mise, se concentrant eux-mêmes sur le dossier de licenciement de Vladimir Poutine pour ingérence dans les élections de pays membres de l’OTAN. La recette : on qualifie un certain nombre de faits d’“actes de guerre” cybernétiques qui justifient des représailles économiques massives, censées faire basculer la population russe contre Poutine lors des présidentielles de 2018, à moins de créer une révolution de palais sur un incident militaire. Avec, en bonus, la censure ou la fermeture de Sputnik International et de RT America, connus pour être “promoteurs de fake news”

Le Dr Green en a simplement eu assez et a poliment claqué la porte, ne mentionnant pas McCain et affirmant simplement : “Il est tragique que ma vie au service du public autant que ma foi chrétienne aient été travesties et attaquées par une poignée d’opposants voulant marquer des points politiques. Bien que ces attaques mensongères n’aient aucune incidence sur les besoins de l’armée ni mes qualifications à servir, je crois qu’il est crucial de donner au président la capacité d’aller de l’avant dans son projet de remettre notre armée à sa juste place dans le monde…”

Retour à la case départ pour Trump, qui a toutefois pu faire passer à la Chambre des représentants son plan de restructuration du système de santé (qui doit maintenant passer dans la moulinette du Sénat). Si tout avance comme prévu, cela libérera mille milliards de ressources permettant des coupes d’impôts génératrices de croissance, en attendant le deuxième moteur, bipartisan celui-ci : les infrastructures.

Prudent, Trump n’a pas « trahi » ses électeurs chrétiens et vient même de leur donner des gages en signant, le 4 mai, une ordonnance sur la liberté d’expression et la liberté religieuse, ce qui devrait permettre de renforcer les exemptions fiscales des Églises. Juste après la nomination du juge conservateur Gorsuch à la Cour suprême. Pendant ce temps, le deep state s’occupe de l’international…

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