[TRIBUNE] Aux origines du machin bruxellois
À Bruxelles, le 9 mai, jour baptisé par dérision « la Saint-Schuman », est jour férié. Mais que fête-t-on, au juste ? Techniquement, la déclaration de Robert Schuman du 9 mai 1950 proposant la création de la Communauté du charbon et de l’acier. Qu’il serait plus exact de nommer déclaration Jean Monnet, puisque c’était lui qui en était plus que l’inspirateur : le rédacteur.
Le déroulement obstiné et persévérant
De la CECA, il ne subsiste que la Commission consultative des mutations industrielles, qui siège au sein du CESE [Comité économique et social européen, NDLR] et qui est censé conseiller les institutions en matière de politique industrielle, qui n’existe pas au demeurant, puisque sa seule évocation faisait frémir d’horreur les tenants du libre-échange dogmatique qui gouvernent la Commission. Ils y voient l’ombre terrifiante d’un protectionnisme déguisé.
Mais si le traité instituant la CECA, signé entre l’Allemagne, la Belgique, la France, l’Italie, le Luxembourg et les Pays-Bas le 18 avril 1951, est mort de sa belle mort le 23 juillet 2002, son architecture et son inspiration restent le fondement de l’Union européenne dont l’évolution n’est nullement une dérive mais le déroulement obstiné et persévérant de ce qui avait été conçu et mis en œuvre par Jean Monnet. Le fameux « triangle institutionnel » Commission, Conseil, Parlement est né avec la CECA sous une autre appellation mais avec la même réalité et la même finalité.
En matière européenne, l’indigence intellectuelle du personnel politique français est abyssale. Il est surprenant de constater que des gens, au demeurant ni stupides ni inintelligents, s’en tiennent dans le domaine de la politique européenne à l’affirmation qu’ils sont « européens », ce qui ne veut absolument rien dire. Le même phénomène se retrouve également dans la société civile chez des personnes en principe intelligentes, qui s’en tiennent à la même niaiserie.
Lire les écrits des hommes politiques ou d’influence
L’habileté des eurolâtres a été de poursuivre leur projet de super-État européen uniformisateur, de façon constante mais progressive et dissimulée. Ils ont même donné un nom à cette tactique : « l’ambiguïté constructive ». Il s’agit, traité après traité, de créer un flou artistique sur les objectifs réels des textes mais d’organiser, étape par étape, la déconstruction des souverainetés nationales, avec un slogan répété à l’envi à chaque crise de « la construction européenne » : il faut plus d’Europe. Étrange logique qui consiste à affirmer que les dysfonctionnements de la bureaucratie eurocratique seront réglés par un surcroît de bureaucratie eurocratique ! Le tout pour arriver à un point de non-retour où l’Etat européiste sera si lourd et les nations si faibles qu’il sera très difficile de revenir en arrière. Sauf à quitter le navire. Ce que fit le Royaume-Uni. Le pire est qu’il est probable que ceux qui ont ratifié les traités ne les ont pas lus et en ont encore moins perçu la portée !
Il faut toujours lire les écrits des hommes politiques ou d’influence. Ils révèlent l’objectif final de leurs actions. C’est vrai pour Jean Monnet, qui voulait exclure les États européens de son projet, ce qu’il résumait par la formule : « Nous ne coalisons pas les États, nous rassemblons les hommes. » Oubliant, seulement, que les hommes en question sont enracinés dans leur culture, leur histoire, leurs traditions, et qu’ils ne sont européens que parce qu’ils sont Français, Allemands, Italiens, Britanniques ou Polonais… L’Européen ex nihilo n’existe pas. Lorsqu’il démissionna de la présidence de la Haute Autorité de la CECA (ancêtre de la Commission européenne) à la suite de l’échec de la CED, il créa le Comité d’action pour les États-Unis d’Europe, fortement soutenu par les USA. Il militait pour la création d’une fédération européenne et prônait la création d’un district fédéral placé hors souverainetés nationales. Mais sous influence américaine, comme en témoigne, lors de la création de l’Euratom, son hostilité à la filière nucléaire française, à laquelle il préférait la dépendance à la filière états-unienne.
Jean Monnet aimait à travailler caché. Jamais élu, il préférait jeter son dévolu sur un homme politique qui serait le vecteur de ses projets et affirme ainsi, dans ses mémoires, avec un certaine forme de vanité : « J’avais mieux à faire que de chercher à exercer moi-même le pouvoir : mon rôle n’était-il pas, depuis longtemps déjà, d'influencer ceux qui le détiennent et de veiller à ce qu’ils s’en servissent au moment utile. »
Ainsi, ce qui est célébré le 9 mai n’est pas l’Europe, celle de l’Histoire, de la civilisation, de l’enracinement charnel et du scintillement de cultures différentes. C’est même son contraire, celle d’une machine technocratique, matérialiste, uniformisatrice, plus mondialiste qu’européenne, wokiste, dont l’obsession est l’anéantissement des souverainetés nationales et la submersion des cultures par une sous-culture mondialisée, uniforme et radicalement mercantile. Il faut la mettre à bas avant qu’elle ne détruise l’Europe.
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39 commentaires
Dès le début années 50,soit juste près la guerre, le machin bruxellois » a désigné à sa tête l’ex oficier nazi walter hallstein .Edifiant non ?
Article intéressant qui remet LE citoyen francais face à SES responsabilités .Depuis la Révolution les pouvoirs en France ont été Mondialistes ce qui a permis à la Gôche de se servir du Souverainisme pour imposer sa doctrine MONDIALISTE ,comme cet Universalisme qui utilisa le colonialisme pour étouffer la valeur PATRIE(J.Ferry).Cette V° Republique a même été créée par un homme qui retourna sa veste et même son pantalon après avoir pris le pouvoir en défendant des idées souverainistes (« de Dunquerque à Tamanrasset il n’y a qu une France » ou » Moi vivant ,je ne parlerai jamais avec le FLN ») et qui permit donc à la Gôche de soutenir son referendum qui eut comme conséquence le massacre de harkis qui se battaient pour la PATRIE.avec comme aboutissement L’UMPS de Chirac et Sarko (Maastricht).Il y a un semaine M.Bardella a donné une interview au journal Berlinois TAZ dans lequel il déclare ouvertement être sorti du Groupe Européen « Europe des Nations Souveraines » en prétextant quel’AFD (parti souverainiste allemand ) en faisait parti et qu’il préférait donc soutenir le (mondialiste)Merz et et par extension Von der Leyen qui elle est le moteur du Parlement européen dont font partie la majorité des élus francais .Ce groupe « NSE » dans lequel Sarah Knaffo,elle, n’a aucun probléme à en faire parti.Oui même le RN raconte ce qu’il veut aux veaux (cit.gaulliste) pour qui les AUTRES sont toujours responsables en oubliant de reconnaître comme le décrit cet article NOTRE responsabilité dans l’extension du Mondialisme et du Wokisme ; quand il y a ÉLECTION ,il faut avoir le courage de prendre parti et non pas se cacher ;si Macron a été élu 2 fois c’est qu’une majorité a retourné sa veste en restant à la maison ce qui explique pourquoi les Partis Politiques font du BUSINESS en racontant ce que le citoyen aime bien entendre .
Dans son ouvrage intitulé « j’ai tiré sur le fil du mensonge et tout est venu », Devilliers indique que l’UE résulte d’une volonté des USA qui ont bénéficié notamment de l’influence de Jean Monnet,plus américain que Français ,qui a fait sa fortune en vendant de l’alcool aux USA lors de la Prohibition.Devilliers conforte ses dire par le nombreux documents déclasifiés,qui attestent ses dires.
Merci pour toutes ces précisions ,Il faisait donc partie des « Gens de la monnaie «
Mon dieu pardonnez- leurs, ils ne savaient pas ce qu’ils faisaient!
DE GAULE EUROPE
¤ 1 A propos de la solidarité en matière de défense européenne: «Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant l’Europe! l’Europe! l’Europe!… mais cela n’aboutit à rien et cela ne signifie rien».
¤ 2 Des extraits de la conférence de presse du 9 septembre 1965 sont disponibles sur le site CVCE
Très bon papier, l’ auteur a raison d’ insister sur l’ « effet cliquet » (impossibilité de retour en arrière, fuite en avant, toujours plus d’ Europe).
La souveraineté, c’ est ne tenir de personne, et ce depuis les légistes du moyen age et plus tard et surtout depuis Jean Bodin, injustement oublié y compris par les juristes contemporains…
On disait jadis que le Roi de France était Empereur en son Royaume…
Aujourd’ hui notre pauvre France est en les mains d’ une impératrice cooptée et, ironie du sort, elle est allemande…
Pour moi l’idée européenne peut être admise, même la mondialisation est acceptable ; elle permet à nombre de secteurs de se développer à l’export et à beaucoup de Français d’en bénéficier, pour peu qu’elle soit un tant soit peu contrôlée, voire réglementée. Le problème à mon humble avis, est franco-français : nous vivons au-dessus de nos moyens, dans le déni particulièrement d’un point de vue social et administratif où les termes : effort, travail, discipline sont des mots à bannir, cela au détriment stricto sensu de l’entrepreneuriat et de la création de richesse. Mais le pire est le mensonge continuellement instillé dans la tête des Français, dès l’école primaire, pour qui capitalisme, bénéfices, profits sont des gros mots définissant le mal absolu. Alors que cette façon d’éduquer un peuple n’est qu’un funeste artifice à de vils politiques afin de masquer leurs errements idéologiques.
Erreur fatalitas , ce n’est pas un problème « franco français » , c’est purement un problème « européen » . Albert Einstein a dit : » On ne règle pas les problèmes avec ceux qui les ont créés » … Aimé Césaire a dit : » Une civilisation qui s’avère incapable de résoudre les problème que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente » …..L’europe est une véritable utopie . Déjà la FRANCE ; comment voulez vous que nous nous en sortions avec plus de 3300 milliards de dette ? Un bébé qui nait ,a sa première respiration il a déjà une dette de plus de 45000 €uros sur sa tête …..L’europe vampirise les nations , nous perdons tout dont notre souveraineté ; où plutôt ceux qui nous dirige laissent Bruxelles nous vampiriser ….Voilà ou nous en sommes …..
La France est un des rare pays à être un important contributeur net en Europe. De fait l’Europe nous donne rien mais nous coûte uniquement de l’argent. Oui l’Europe saigne la France et le bénéfice est nul. En plus l’Europe a le culot de sacrifier notre agriculture, de passer outre notre souveraineté, de ne pas écouter notre voix dans les débats (ukraine, mercosur, inde, Australie…), elle sacrifie notre parc nucléaire, nos entreprises…l’Europe n’est pas faite pour la France et les français. Cette Europe avec la main mise de l’Allemagne via von der leyen, c’est le 4eme Reich.
USA CECA UE
A propos de Monnet, le personnage français central de la future UE.
Il est vous loisible de lire, parmi d’autres livres, « L’ami américain » de Eric Branca.
Et de retrouver sur le net (même Wikipedia à l’époque où j’avais fait des recherches) ce que De Gaule pensait de Walter Hallstein, premier président de la Commission Européenne, qui était un nazi.
De Gaulle avait déjà tout compris de Hallstein et prévu ce qui est, depuis lors, advenu de l’ « Europe »
« De Gaulle se plaignait du fait que, selon lui, la Commission usurpait le rôle politique réservé aux gouvernements et qu’Hallstein usurpait le rôle réservé aux chefs de gouvernement ou aux chefs d’État.
Il attaqua Hallstein personnellement, déclarant qu’il essayait de transformer la CEE en un super-État, avec Bruxelles comme capitale tandis que lui essayait de défendre la démocratie française contre un « aréopage technocratique, apatride et irresponsable » ».
Monnet était à la solde des USA.
« Aujourd’hui la méthode Monnet est arrivée à épuisement. Le déséquilibre qu’elle a généré — des compétences politiques de plus en plus importantes confiées à une institution de nature technique — provoque une crise institutionnelle profonde : l’Union européenne est malade de son déficit démocratique » — Dominique Strauss-Kahn, cité par Jean-Pierre Chevènement, La Faute de M. Monnet, Fayard, 2006, p. 42).| 14 ans après c’est pire.
Hallstein , Van der Leyen, : l’histoire se répète donc.
Jean Monnet, bâtisseur infatigable de notre Europe, était employé par l’OSS, ancêtre de la CIA. En tant que fonctionnaire fédéral américain, il fut chargé des ventes d’armes par son employeur. Il connaissait tous les trafics, puisque en tant que producteur de Cognac il sut trouver des débouchés pendant la prohibition. Premier (comme toujours) constructeurd’entrepôts à Saint Pierre et Miquelon, terres françaises au Canada, son meilleur complice en affaires, un dénommé Al Capone, se chargeait efficacement de vider ses entrepôts. Fortune faite, il créa une banque d’affaires à Wall Street, ce qui lui fit conaître du beau monde, en particulier la saga Rotschild, Rockefeller, Morgan, tout ce qui compte pour nous guider sur les chemins fleuris du mondialisme triomphant.
Excellent article qui démontre les vraies finalités de cette déconstruction des souverainetés, en Europe.
les français ont élu des présidents fantoches qui avaient pour mission de mener leur peuple vers l’asservissement, bafouant peu à peu les règles du pays…..Hélas, la macronie a bien fait avancer les choses, il a été propulsé dans ce sens par l’Etat profond….Arriverons -nous à en sortir ???
La construction de l’union européenne est déjà à l’étude dés 1943 à la Maison Blanche, dont elle est une création, entre Roosevelt et Monnet. Elle prend de plus en plus forme, après l’extradition du Nazi Walter Hallstein, prisonnier à Cherbourg le 26 juin 1944, et immédiatement extradé aux USA ou il restera en formation et entrera à l’université ( !), pour ensuite effectuer maints allers-retours, de 1945 a 1950, entre les USA et l’Allemagne, ou il devint diplomate pour l’Allemagne, participant entre autre au retour de la Sarre en son sein, pour rester ensuite en Europe où il peaufina une Europe fédéraliste, en opposition avec de Gaulle, et devenir le premier Président de l’Union Européenne en 1958. Si Monnet fut un agent actif dans l’allégeance de l’Europe aux américains et à ses alliés allemands (cheval de Troie), Schumann n’apparait que comme l’idiot utile de cette manipulation, élément néanmoins fondateur d’une longue chaine de politiciens soumis, qui travaillèrent sans cesse a l’abdication de la souveraineté de la France .
Vous avez parfaitement raison, M. Buffetaut. Il est désormais grand temps de mettre face à ses responsabilités le monde politique qui entoure Macron : que ce soient ceux qui le soutiennent encore, ou ceux qui sont censés le combattre. De lui, il n’y a rien à attendre, les choses sont désormais plus que claires. Sauf toujours plus de dégâts ; vous le soulignez parfaitement, dégâts à tous les niveaux ; les institutions, la démocratie, le développement économique, les droits sociaux…
Il n’est plus douteux que l’individu joue. Il a été assez dit que sa maturité est celle d’un enfant : de 12 ou 14 ans probablement. Son jeu repose sur deux déterminants : moi (lui) et le mondialisme. C’est son référentiel de gamin, son jeu vidéo, accroc. Il joue ici à Goldorac, finit son jeu, gagne, tourne la page et en cherche un autre, ailleurs, l’essentiel est qu’il, s’amuse. Et qu’il s’affiche. D’un continent à l’autre, d’une commémoration à l’autre, d’un TV à l’autre, d’une tribune à l’autre. Il a bien l’intention de jouir des prébendes du pouvoir jusqu’à la dernière seconde. Il ne l’a d’ailleurs pas caché. Mais pas pour faire de la politique, laquelle ? Pour jouer. Il ne place pas ses séides aux postes clefs de la République pour préparer je ne sais trop quel retour messianique, continuer l’œuvre ; quelle œuvre ? Non, c’est pour foutre la … , c’est la théorie, qu’il a aussi lui-même formulée, celle de la « grenade dégoupillée », avec en prime le bénéfice de la gratitude des pistonnés. Ça aide à tenir.
Et après moi, le déluge ! Après moi le déluge. Comment expliquer autrement l’incommensurable irresponsabilité dont il fait preuve en amenant la dette à des fonds abyssaux ? En accumulant les désordres. En refusant de voir qu’il est seul, nu, soutenu par plus grand monde.
On n’en comprend que mieux les baffes que doit infliger régulièrement au pître sa maman de substitution. Et pendant ce temps, chaque jour, la France s’écroule un peu plus. Bien, lui est irresponsable, soit. Mais il appartient au monde des décideurs politiques de réagir sans tarder, faute d’en traîner le poids par la suite. Attention : nous on ne joue plus.
J’allais à Bruxelles pour voir l’évolution de mon secteur, la Banque. Beaucoup d’Anglais, pas une banque française, une ignorance crasse de nos spécialistes. Pas très gai…
Le vrai problème de l’UE n’est pas son existence ni son fonctionnement. C’est surtout qu’elle est soumise à tout un tas de prédateurs (surnommés lobbyistes) dont le fameux Soros&fils….. et sans que le peuple puisse avoir son mot à dire, se contentant de payer, payer, payer toujours plus pour une bande de profiteurs inutiles.